Choses à faire

Il y a de ces musées qui, au premier contact, nous transportent instantanément dans l’histoire pour laquelle ils ont été créés afin de nous la raconter. Quand on entre au pavillon d’accueil du Musée maritime de Charlevoix, créé en 1981, on ressent immédiatement ce sentiment unique, avant même d’être immergé dans les trésors qu’il renferme.


Situé à Saint-Joseph-de-la-Rive, maintenant partie du village des Éboulements, à quelques pas du quai de la traverse vers l’Isle aux Coudres, ce musée témoigne de façon vivante de la riche histoire des chantiers de construction des goélettes de bois dans Charlevoix.

 Malgré un violent incendie qui détruit les trois bateaux préservés jusque-là, en 1998, les acteurs du milieu n’ont pas baissé les bras.
Par des dons et des achats, les goélettes Jean-Yvan et Saint-André ainsi que la goélette pêcheuse Marie Clarisse sont acquises et deviennent les nouveaux témoins de l’exposition permanente consacrée aux fameuses « voitures d’eau », ayant fait l’objet d’un film culte de l’Office national du film (ONF), réalisé par le regretté cinéaste Pierre Perrault.

Musée maritime de Charlevoix

De fermeture de chantier à musée
En 1973, les Chantiers maritimes de Charlevoix de Saint-Joseph-de-la-Rive, une entreprise vouée à l'hivernage et à l'entretien des goélettes depuis 1946, ferme ses portes. Les dernières goélettes en état de naviguer sont vendues et appareillent pour la mer des Caraïbes en 1978. Celles qui restent sont volontairement échouées sur les plages de la région afin d’y mourir doucement. On parle de 28 goélettes construites sur place, avec un groupe de 25 employés. Une page de l’histoire venait donc de se tourner …

Musée maritime de Charlevoix 
Quelques années plus tard, des résidents de Saint-Joseph-de-la-Rive proposent au grand public la belle épopée des goélettes de bois et de ses artisans qui ont construit tant de bateaux sur les grèves de la baie du village. Ainsi, en 1981, une exposition maritime est aménagée dans l’ancienne école de la municipalité. Puis, en 1985, Joseph-Arthur Zélada (JAZ) Desgagnés, de la fameuse famille d’armateurs, désormais propriétaire du chantier maritime, consent à l’aménagement du site pour en faire un lieu d'interprétation dédié aux goélettes de bois et au patrimoine maritime de Charlevoix. Les trois goélettes qui y vieillissent retrouvent leurs lettres de noblesse et deviennent les vestiges d’une vie qui ne reviendra plus.


Rapidement, le site du Musée maritime de Charlevoix est consacré « lieu historique » par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada en 1998. Il se serait construit plus de 600 bateaux entre 1791 et 1959 dans le secteur.
Musée maritime de Charlevoix Musée maritime de Charlevoix

Curieusement, c’est un descendant direct de la famille Desgagnés, passionné de l’histoire, Martin Desgagnés, qui nous a servi de guide pour la visite du musée un beau dimanche de juillet 2023.

Musée maritime de Charlevoix Martin Desgagnés, guide-animateur, MMC

La Forêt marine et le Parc des navigateurs
En 2008, le Musée reçoit une forêt de 40 hectares, précieux cadeau d’un résident de Saint-Joseph-de-la-Rive. Appelée aujourd’hui Forêt marine, elle est dédiée à la restauration de la forêt dite « de bateaux » et aménagée en partenariat avec l'Université Laval. Depuis 2016, un spectaculaire sentier de 4 km la traverse.


Après avoir reçu un don de terrain de 8,2 hectares (20 acres), adjacent à l’ancien chantier maritime, le Musée entreprend en 2015 son redéploiement avec le projet de Parc des navigateurs. Le Parc des navigateurs permet au Musée de proposer une visite à 360°, de la forêt au fleuve, de nature et de culture. Il ajoute à son offre des expositions, un vaste parc avec un espace ludique, un arboretum, une piste d’hébertisme, des sculptures, un sentier, des espaces à pique-nique, etc.

Musée maritime de Charlevoix
Le Musée mise beaucoup sur la clientèle familiale et sur les groupes d’écoliers. Plusieurs aménagements sont en place pour les accueillir et favoriser leur appréciation de la visite. Plusieurs expositions et attractions sont présentées sous diverses formes et à différents endroits du site. La curiosité des visiteurs est constamment attirée et de nombreux artéfacts, maquettes et images anciennes les transportent à travers les époques.


Un exercice de rappel de la riche histoire et du fier passé de ces lieux qu’il vaut la peine de vivre, et même de revivre, à chaque visite dans la région de Charlevoix.

Musée Maritime de Charlevoix
museemaritime.com
305, rue de l’Église
Saint-Joseph-de-la-Rive
(Les Éboulements)
Québec G0A 3Y0
418 635-1131

Il aura 35 ans en octobre 2023. Il représente un des plus beaux cadeaux qu’une société peut se faire à elle-même : un outil pour sauvegarder sa mémoire collective. Depuis sa création, cette créature du gouvernement du Québec n’a de cesse de nous étonner avec ses expositions et ses événements qui vont bien au-delà de ce que les musées proposent en général.

La mission qui lui a été confiée est précisément :
- faire connaître l’histoire et les diverses composantes de notre civilisation, notamment les cultures matérielle et sociale des occupants du territoire québécois, de même que celles qui les ont enrichies ;
- assurer la conservation et la mise en valeur de la collection ethnographique et des autres collections représentatives de notre civilisation ;
- assurer une présence du Québec dans le réseau international des manifestations muséologiques par des acquisitions, des expositions et d’autres activités de médiation culturelle et éducative.

Le Musée de la Civilisation a ceci de particulier qu’il OSE s’engager dans des thèmes, des sujets et des enjeux qui témoignent de nos réalités profondes, comme peuple Québécois.

Le Musée de la Civilisation

Depuis qu’il a ouvert ses portes au public le 19 octobre 1988, au fil des ans, le gouvernement du Québec a confié à l’institution muséale nationale des responsabilités supplémentaires en matière de conservation et la mise en valeur, de création du Centre national de conservation et d’études des collections, de mise en valeur et d’animation de Place Royale, etc.

Aujourd’hui, l’expertise du Musée de la civilisation est consolidée, connue et reconnue à travers le réseau canadien et le circuit international des grands musées. La créativité, le savoir-faire et l’efficacité de ses artisans sont une marque de commerce du Musée.

Résolument engagé dans le 21e siècle
Pour le PDG du Musée, Stéphan LaRoche, « l’offre culturelle du MCQ, par sa diversité, son abondance et sa qualité, a marqué l’imaginaire des Québécois et des visiteurs de partout. La multiplicité de ses moyens de diffusion continue de surprendre. Comme toute organisation vivante, il s’adapte et se transforme en continuant d’explorer de nouvelles avenues, en développant de nouvelles façons de faire ».

L’innovation, l’engagement numérique et l’optimisation de l’organisation, avec comme objectif d’être plus créatifs, plus performants, et de renforcer son positionnement comme lieu de rassemblement de la communauté, sont au cœur de l’action de l’équipe compétente constituée de plus de 230 personnes.

La réalisation des expositions ou d’activités culturelles et éducatives, la conservation et la manipulation des objets, les communications, la saine gestion ou l’accueil et à l’expérience des différents publics, voilà ce qui constitue le quotidien de tous ces gens.

« Notre musée est une « maison du monde », où les familles, les jeunes et les communautés de toutes origines convergent pour mieux comprendre le passé, construire le présent et rêver l’avenir. Notre programmation diversifiée d’expositions et d’activités en témoigne éloquemment », poursuit M. LaRoche.

Des lieux hors du commun et accueillants à souhait
Dès l’entrée dans le grand hall du Musée, on est frappés par l’étendue de cet espace, sa luminosité et son aménagement des plus étonnants.

En effet, en contrebas de l’aire d’accueil, on aperçoit une installation bien particulière. Des fouilles archéologiques réalisées dans la maison Guillaume-Estèbe pendant la construction du Musée de la civilisation ont révélé une barque datant du Régime français, conservée par le fait qu’elle n’était pas exposée à l’air libre. La barque est déposée, bien en vue, dans le hall du musée.

Le Musée de la Civilisation

Elle « navigue » au milieu d’une sculpture de grande envergure, La débâcle de Astri Reusch. Il s’agit de l’œuvre gagnante d’une compétition à l’échelle du Québec réalisée en 1982, où il fallait concevoir et réaliser une sculpture sur le thème du fleuve Saint-Laurent. Ces grands blocs de béton armé coulé, évoquent la fonte des glaces sur le fleuve au printemps. Une présentation vraiment impressionnante.

C’est assez incroyable de penser qu’à marée haute il y a environ 250 ans, le hall du Musée était submergé. Là où sont les portes aujourd’hui, on aurait eu de l’eau jusqu’aux genoux.

Une expo qui fait réfléchir, genre !
Après la présentation de l’expo photographique rétrospective Evergon – Théâtres de l’intime par le MNBAQ sur les Plaines en 2022, sur une thématique plurisexuelle, qui sortait véritablement des sentiers battus, voilà que le MCQ propose en 2023, une exposition qui « ose » elle aussi aborder des questions vibrantes dans la société québécoise actuelle, intitulée « Unique en son genre ».

Le Musée de la Civilisation

On est littéralement invités à plonger au cœur de l’expérience humaine et de sa diversité en explorant les multiples réalités liées aux identités de genre. Au Québec comme ailleurs, on y voit comment ces dernières se transforment dans le temps et évoluent selon les cultures. La visibilité des personnes trans, non-binaires et bispirituelles gagne en importance, mais les violences basées sur le genre persistent malgré les efforts des communautés pour faire reconnaître leurs identités et leurs droits.

Après deux visites (la première, plus brève, lors du lancement en mai dernier et la seconde plus élaborée le 27 juin), il nous faut admettre que le contenu en information de cette exposition est phénoménal. En présentant des séquences vidéos avec diverses personnes ayant vécu ou vivant encore des situations particulières reliées à l'identité de genre (incluant des parents, des médecins, psychologues, personnel enseignant, experts divers, etc.), on permet de mieux comprendre la réalité de ces personnes, mais aussi d'évoluer de façon dynamique dans cet univers souvent confondant pour qui n'y est pas familier.

Pour aider les visiteurs ou toute autre personne intéressée à mieux "naviguer" dans cet univers des questions de genre, l'équipe du Musée a préparé un Guide "Unique en son genre" qu'on peut télécharger. Recommandé pour une visite de l'exposition en totale connaissance de cause (avant ou après).

Le Musée de la Civilisation Le Musée de la Civilisation

Par cette exposition, le Musée souhaite participer à ces importantes discussions et contribuer à démystifier et à célébrer la pluralité des identités de genre.

Le Musée de la Civilisation

Pour sa part, au MNBAQ en 2022, l’artiste canadien Evergon, à la force créatrice immense, explorait l’identité, la diversité corporelle, l’amour, le désir, le vieillissement au cœur de son travail. On y célèbrait toutes les facettes de la vie, souvent avec humour. Evergon y greffait des notions d’autofiction et d’extimité, une révélation de l’intime dans la sphère publique, courantes aujourd’hui, mais qu’il a explorées tôt dans sa carrière. Evergon y approfondissait les termes d’une identité masculine et féminine queer, secouant les perceptions trop arrêtées.

Un Musée vert !
En plus de présenter jusqu’au 10 octobre prochain une exposition qui invite à voir La vie en vert grâce à un nuancier d’objets soigneusement sélectionnés dans les différentes collections du Musée, le MCQ vient de concrétiser un vieux rêve : celui de tenir un potager sur les toits du bâtiment.

Le Musée de la Civilisation

Un projet de potager temporaire fut installé en 2008 à l’occasion du 400e de Québec, mais le Musée rêvait de donner vie à une installation verte permanente. En partenariat avec Nature Québec, le projet de toit vert a finalement été mis sur pied en octobre 2021. Lors d’une prochaine visite au Musée, il faut gravir les grands escaliers et allez voir la verdure !

Le concept de ce verdissement ramène au fonctionnement naturel d’un écosystème : son processus d’évolution et de développement. Au bas des escaliers, c’est un univers familier et construit par l’homme qui accueille le visiteur. Plus on grimpe vers le toit, plus on évolue vers une nature dense, pratiquement en friche, où la vie peut se développer.

Le Musée de la Civilisation Le Musée de la Civilisation

Ce chemin permet de réaliser à quel point l’homme peut avoir une emprise et un contrôle sur cette nature si fragile. Prendre conscience de la façon dont nous avons investi des lieux, pour ensuite revenir à un état plus sauvage, naturel et sain pour le vivant. Le concept du projet et ses objectifs sont tout à fait collés au rôle du Musée de la civilisation, soit celui de musée de société.

Parmi les végétalisations en développement, il y a les plantes vivaces, indigènes et fruitières, des fleurs et même des arbres ! Mais surtout, on tenait à ce qu’un jardin potager, partagé et communautaire soit aménagé. En fait, le MCQ souhaite redonner et redistribuer à la communauté – aux organismes locaux par exemple.

Musée de la Civilisation
mcq.org
85, rue Dalhousie
Québec (Québec) G1K 8R2
418 643-2158

Expo « Unique en son genre »
présentée jusqu’en avril 2024.
Cliquez le lien pour description et billetterie.

Mine de rien, un établissement commercial qui dure depuis 40 ans dans le Village, ça n’arrive pas souvent. C’est pourtant ce que le propriétaire du Campus Bar & Danseurs nus, Guillaume Patenaude et son équipe vont célébrer ce mardi 28 août ainsi que tout le week end de la Fête du travail.

Campus 40

Pour l’occasion, on aura droit à plusieurs activités spéciales ainsi que des invités surprises, comme ce à quoi le Campus a habitué sa clientèle au fil des années. Le propriétaire précédent, Gary Blanchard, a travaillé fort pour créer une notoriété à cet endroit pendant plus de 22 ans.

En devenant le patron des lieux en 2022, Guillaume Patenaude a tenu à poursuivre dans le même sens, et même à développer un nouveau concept, le Daddy’s Corner, qui accueille la clientèle masculine seulement entre 15h et 19h tous les jours. On a aussi modifié la signature graphique du club qui lui donne une allure « classy », avec la boucle dans un blason, surmontée de la lettre « C ».

Campus 40
Voilà donc l’occasion de célébrer ces 40 années de présence dans le ciel montréalais avec l’équipe des danseurs qui en mettront encore plein la vue toute la fin de semaine. Le Campus est ouvert tous les jours de 15h à 3h.

Campus Bar

Campus Bar & Danseurs nus
campusmtl.com
1111, rue Sainte-Catherine Est
Montréal
514-526-3616

Sandra Blais et André Gauthier, propriétaires de la ferme Purmer, sur l’île Grosse Boule à Sept-Îles, sont de gens dont la résilience est réellement surdimensionnée. Leur entreprise d’élevage de moules créée en 1994 par un pêcheur commercial de la région, Serge Gagnon, qu’ils ont acquise en 2007, ne l’a pas eu facile à ses débuts.


Passionnée de la mer, restauratrice de longue date, Sandra Blais (photo) se lance corps et âme dans la mariculture et commence à y cultiver des moules. Au fil des années, elle y installe des yourtes et développe le potentiel touristique d’une ferme unique en son genre : un camp de jeune, un site de villégiature, des excursions en mer et toute une gamme d’activités de plein air !

PurMer
Mais un événement malheureux survenu en automne 2013, alors que ça devait être l'aboutissement de cinq années de dur labeur pour les entrepreneurs qui envisageaient de commencer la commercialisation de la moule, élevée depuis 2008 dans la baie de Sept-Îles, les a forcés à la mettre aux poubelles plutôt que sur la table en raison des risques de contamination laissés par les 5000 litres de mazout qui ont fui des installations industrielles de la minière Cliffs Natural Resources dans la baie de Sept-Îles.

PurMer
« C'est certain qu'on est encore amer d'avoir travaillé autant et de ne pas en avoir récolté les fruits », déclarait Sandra Blais à l’époque. « Les premiers mois ont été difficiles, mais ça nous a appris que dans la vie, aujourd'hui t'es là, et demain, tu ne sais pas », ajoutait-elle avec optimisme. Le couple a donc remis à l'eau, en juillet 2014, 50 000 livres de moules qu'ils souhaitaient cueillir à l'automne 2017.

 
C’était alors sans se douter qu’en 2018, ils devraient encore remettre ça puisque leurs installations ont été envahies par les algues. Il en fallait davantage pour les décourager. La diversification des cultures allait être leur bouée de sauvetage. Alors qu’on avait déjà introduit le pétoncle, on allait ajouter la culture d’algues pour la consommation. Les huîtres se sont maintenant ajoutées aux cultures.

PurMer
Au cours des dernières années, les productions ont repris de la vitesse, sauf pour le pétoncle qui n’a pas été produit en 2023, l’eau de la baie étant trop chaude. Eux qui ne s’y connaissaient aucunement au début en mariculture ont vite appris de formations sur Internet et d’un séjour d’André, le menuisier de carrière, sur la Basse-Côte-Nord avec des pêcheurs qui lui ont appris les rudiments de la mariculture.


Grosse Boule, un paradis
Depuis 2018, en plus de l’univers fascinant de la mariculture, le décor enchanteur de l’île Grosse Boule, en plein cœur de l’archipel des Sept Îles dévoile tous ses secrets. Outre déguster les produits, on y apprivoise la culture des algues ainsi que l’élevage de moules et de pétoncles. Ceux qui s’y rendent en excursion ne voient plus les fruits de mer de la même façon par la suite.

PurMer
L’accès au site s’effectue par bateau pneumatique. Le trajet depuis la marina de Sept-Îles dure environ 15 minutes selon les conditions météorologiques.

PurMer

Le camp éducatif Purmer accueille les jeunes âgés de 8 à 13 ans pour un séjour de 4 nuitées sur l’île Grosse Boule. Les enfants ont le plaisir de découvrir les secrets de la mariculture et les beautés naturelles de l’archipel des Sept Îles et de vivre l’excitation de passer la nuit sous l’une des yourtes modernes et bucoliques.

PurMer
Les biologistes sur place interprètent et expliquent le processus d’élevage de moules et d'algues lors d’une excursion en zodiac autour des installations de la ferme. Les visiteurs sont ensuite invités à une dégustation de pétoncles. Suite à cette inoubliable rencontre culinaire, les visiteurs de l’île se voient accorder un moment pour découvrir le site par eux-mêmes, pouvant ainsi prendre des photos. La ferme offre également des accommodements d’hébergement en yourtes pour 4 à 8 personnes.

PurMer
André Gauthier et Sandra sont aujourd’hui de fiers producteurs maricoles. Ils ont même refusé une offre d’achat généreuse pour leur île, plusieurs fois plus élevée que le prix payé. Tout ça parce qu’ils veulent laisser ce petit paradis en héritage à leurs descendants. Leur fille, Meggie, est déjà impliquée dans l'entreprise familiale en y venant passer ses étés pour collaborer avec ses parents.

 
Ferme maricole Purmer
ferme-purmer.com
Ile La Grosse Boule
Sept-Îles (QC) G4R 2P8
(418) 960-4915

La Gaspésie a l’habitude de présenter des festivals culturels originaux depuis longtemps. L’événement FURIES – Festival de danse contemporaine présenté à Marsoui, un village de quelques centaines d’habitants en bord de mer, en Haute-Gaspésie, du 25 au 28 juillet prochain, n’échappe pas à ce principe.


Pour sa 5e édition, le festival FURIES, un festival de danse contemporaine à échelle humaine, écoresponsable et homosympathique, met en avant des formes chorégraphiques percutantes dans le paysage quotidien. Les présentations ont lieu à l’intérieur et en plein air à divers endroits du village.


Comme l’explique sa fondatrice et co-directrice générale, Priscilla Guy, « nous avons tendance à programmer des oeuvres achevées, car notre prise de risque ne se situe pas dans l’accompagnement à la création pour des premières, mais plutôt dans une programmation éclectique et sans compromis qui favorise la reprise d’oeuvres ayant souvent peu ou pas tourné au Québec et, à fortiori, en Gaspésie. Ainsi, nous privilégions souvent les œuvres en format achevé que nous avons pu voir en vrai ou sur vidéo ».
Furies_Marsoui 

D’autre part, l’équipe est souvent tentée d’y aller avec des coups de cœur communs entre ses trois membres dont les goûts esthétiques sont bien différents. Finalement, il y a une multitude d’éléments qui sont pris en compte, comme la provenance, la maturité artistique, le type de pratique chorégraphique, l’esthétique proposée, les pièces solos ou de groupe, la représentativité de communautés marginalisées, un souci de contribuer à la décolonisation de la diffusion en danse, etc. La programmation doit refléter un ensemble de valeurs que porte le festival et qui influencent ses choix.

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Du 25 au 28 juillet 2024, Marsoui va vibrer à l’enseigne des créations artistiques diverses. La soirée d’ouverture à deux volets présente la musique de l’haïtienne Rara Soley riche de nouvelles sonorités : les tanbou, les vaksinn, le graj, le tcha-tcha et les voix produisent une musique qui touche l’âme. Ce sera suivi de Mirages, une nstallation composite de la compagnie Emmanuel Jouthe | Danse Carpe Diem, une proposition intimiste qui suggère une mise en abyme du vivant.


Le reste du week end promet une programmation diversifiée et colorée. Le tout se terminera par un retour du Gala de lutte de l’Est, un événement populaire qui met en vedette des « lutteureuses » qui ne ménagent aucun effort pour ramener la ceinture à Marsoui. Il faudra définitivement y être pour en mesurer toute l’intensité.

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FURIES - Festival de danse contemporaine est une initiative et une production de l’organisme Mandoline Hybride qui a pour mission le développement de l’art contemporain sous diverses formes, avec pour point d’ancrage, la danse, depuis sa fondation en 2007.
Ses projets de recherche, production et diffusion visent à (re)penser la place et la portée de l’art dans la société, à partir de perspectives critiques. La mise en valeur des artistes de la relève et l’attention portée à l’inclusion de voix diverses sont des priorités pour l’organisme.

 Quatre volets permanents permettent de concrétiser les valeurs de l’organisme :
- Regards Hybrides
Vise à favoriser l’articulation, le développement et le rayonnement des pratiques et discours à la frontière de la danse et du cinéma. Avec sa plateforme web, sa collection, sa biennale internationale et son offre de services pour les artistes et diffuseurs, Regards Hybrides est le seul projet en son genre au Canada.
- Salon58
Mis sur pied en 2018, Salon58 se dédie à l’accueil d’artistes en résidence et à une programmation de concerts intimistes, misant sur l’expérimentation artistique et la proximité avec le public.
- FURIES — festival de danse contemporaine
Sous la direction artistique de Priscilla Guy, Sébastien Provencher et Karla Etienne, FURIES est un festival de danse qui met en avant des formes chorégraphiques percutantes dans le paysage quotidien.
- L’Hybride — café & librairie
Plus qu’un simple café, L’Hybride fonctionne comme une plaque tournante qui permet à Mandoline Hybride d’innover, de consolider ses initiatives, de les mettre en action et de les partager.

Furies_Marsoui L'équipe de direction et coordination de FURIES : Priscilla Guy (à droite), Sébastien Provencher et Karla Etienne

FURIES – Festival de danse contemporaine
furiesfestival.com
[email protected]

1, Rte Principale O.
Marsoui, QC G0E 1S0

Tout le monde qui passe par Longue-Pointe-de-Mingan, sur la Côte-Nord, et qui souhaite se rendre en excursion dans les îles de l’archipel ou encore se loger à proximité, en bord de mer, connaît l’enseigne Famille Vibert. Ce qui se cache derrière ce nom, ce sont des gens dont l’histoire est étroitement rattachée à ces lieux touristiques.


Les Vibert, ce sont Marius, le navigateur d’expérience, Danielle Kavanagh, sa conjointe et fille du dernier gardien du phare de l’Île aux Perroquets, Robert Kavanagh marié à Mary Collin, et leur descendance. C’est Emmanuelle Vibert, leur fille, qui est maintenant aux commandes de l’entreprise qui propose plusieurs services, activités et excursions aux nombreux touristes qui viennent chaque année découvrir ces curiosités de l’archipel mythique. Elle le fait avec passion et assure la relève de ses parents, à leur grand soulagement.

Famille Vibert

Danielle Kavanagh et Emmanuelle Vibert, mère et fille.


L’entreprise a débuté en 1992 avec la construction de la boutique Souvenirs Archipel Mingan. Durant le même été, un besoin fut constaté pour offrir de l’hébergement dans la région. En 1993, deux premières maisonnettes toutes équipées sont construites sur le terrain voisin, directement face à la mer. Le concept du « prêt à camper » fait alors ses effets.


En 1995, deux autres maisons apparaissent suite à la forte demande pour l’hébergement dans la région. En 1999, le complexe touristique actuel se complète. Il est désormais composé de 8 maisonnettes tout confort et 5 chambres en motel, en plus d’un terrain de camping donnant directement sur la plage. La boutique de souvenirs et d’accueil pour les excursions constitue le point fort de cet ensemble.

Famille Vibert
Entre temps, un service d’excursions avait débuté. Il permet aux visiteurs d’explorer les iles de l’archipel de Mingan, devenu une réserve de parc national en 1984, et la région. Marius Vibert coordonne les excursions. Homme d’expérience, il connaît très bien la mer et la région ce qui lui permet d’offrir des excursions personnalisées et intéressantes. Avec plus de 40 ans d’expérience sur un bateau, il connaît bien les détails qui rendent une excursion intéressante, que ce soit pour l’observation des baleines ou la photographie des paysages nature uniques.


Enfant et adolescente, Danielle Kavanagh a vécu ses étés sur l’île aux Perroquets qui ouvre la porte de la Minganie. Elle y a passé 19 ans et connaît très bien la mer ; l’océan fut son terrain de jeux. Le phare de l’île aux Perroquets est le premier dans la région à avoir accueilli une station de phare en 1888, il y a plus de 125 ans. Il a cessé ses opérations en 1976.

 Famille Vibert Les Vibert, trois générations de gens passionnés

Accueillir les gens et leur faire connaître son petit coin de paradis est une passion qui se dévoile aussi dans les peintures de Danielle. Encore aujourd’hui, elle prend plaisir à seconder sa fille dans l’accueil des touristes toujours heureux de la rencontrer et d’échanger avec cette femme pleine de souvenirs.

Famille Vibert Famille Vibert
« Le complexe touristique actuel est un rêve qui s’est réalisé et qui continue à se réaliser chaque jour », assure Emmanuelle Vibert. Avec le support et la collaboration de Parcs Canada, qui assure la protection, la sauvegarde et la gestion îles de l’archipel de Mingan, la Famille Vibert s’assure d’offrir toujours des excursions de qualité, grâces à ses trois bateaux confortables et sécuritaires, et à la présence de guides chevronnés de Parcs Canada sur place lors de l’arrivée des touristes qui profitent de l’une des deux excursions quotidiennes, lorsque la météo et la mer le permettent.

PurMer
Cet engouement pour les excursions aux îles ne se perd pas. Au contraire, avec la pandémie qui a permis à un nombre plus grand de Québécois de découvrir cette région, la popularité ne cesse d’augmenter. La Famille Vibert est prête à faire face à la musique pour répondre aux attentes, dans la mesure des disponibilités et de la capacité d’accueil, et ce dans le respect des consignes de Parcs Canada. Et sans oublier, bien entendu, l’héritage patrimonial que Robert Kavanagh a suscité avec son passage mémorable dans ce phare.


Des projets pour l’avenir ? Emmanuelle ose nous indiquer, du bout des lèvres, que l’entreprise songe à développer un concept d’hébergement insolite sur la plage. Elle n’en dit pas plus pour le moment, mais ses yeux brillent de passion. Peut-être verra-t-on son projet surgir en 2025, conclut-elle.


Les Maisonnettes des Îles
Excursions Famille Vibert
minganie.info
126, rue Bord de la Mer
Longue-Pointe-de-Mingan (Qc) G0G 1V0
418 949-2302

Nathalie Clément ne fait rien qui ne soit empreint de passion, d’histoire et de culture. En fondant le Café-librairie Nath & Compagnie avec son conjoint, en 2019, au cœur de Percé, elle ne savait pas encore qu’elle allait se lancer dans une aventure encore plus grande un peu plus tard.

Et c’est la Maison Black Whale, un bâtiment historique situé à quelques centaines de mètres du café-librairie, directement face à la mer, qui va donner naissance, en 2022, à un projet de restaurant unique avec un concept distinctif où l’art et l’artisanat de la Pointe de la Gaspésie ont été à l’honneur pendant de nombreuses décennies.

Black Whale Percé 

Suivant l’inspiration du chef, le menu à l’ardoise se compose de créations originales concoctées à partir de produits du terroir et d’ingrédients frais du moment. Selon la saison, des fruits de mer fraîchement pêchés, légumes de maraîchers gaspésiens et autres produits locaux sont servis sous forme de plats raffinés qui font honneur aux trésors culinaires de la région.

En plus de la salle à manger éclairée sur trois côtés, par des fenêtres fidèles à l’époque qui ont été rénovées, on y trouve une terrasse extérieure qui prend le pouls de l’animation de ce secteur touristique réputé, à portée de vue du Rocher Percé. On s’y régale dans un environnement inspirant avec un personnel dynamique et souriant. On y a vue sur la cuisine et cette énergie se transmet dans tout l’espace.

Black Whale Percé

Une expérience culinaire 4 saisons
Véritables amoureux de Gaspésie, l’une des choses qui tient le plus à cœur à Nathalie Clément et son équipe, c’est d’encourager le dynamisme de la ville de Percé à travers les saisons.

En mettant sur pied ce restaurant dans la Maison Black Whale, Nathalie Clément et ses proches ont voulu créer une destination incontournable pour les gens de passage durant la saison forte, mais aussi un lieu de rencontre privilégié dont les résidents de Percé peuvent profiter dans leur vie quotidienne.

Pour mieux comprendre ce qui anime les gens de Nath & Compagnie, il faut faire un retour en arrière. Cet établissement a ouvert ses portes en 1936. La Maison Black Whale a été fondée par la Guilde d’artisanat de Percé dans le but de promouvoir les œuvres d’artisans locaux. L’établissement servait également de centre communautaire et culturel pour les habitants de la région à l’époque.

Black Whale Percé

L’héritage de la Maison Black Whale est au cœur de l’expérience que Nathalie Clément et son équipe souhaitent faire vivre aux visiteurs. En effet, le restaurant qui occupe les lieux depuis l’été 2022, est un lieu de rencontre convivial, où tous sont invités à venir célébrer la culture gaspésienne tout en savourant bon repas. On y trouve des plats de fruits de mer, des produits du terroir et une cuisine au couleur de la Gaspésie avec des recettes issues du livre de cuisine « Black Whale Cook Book », un ouvrage imprimé en 1948. Nathalie Clément travaille d’ailleurs sur une réédition de cet ouvrage avec une équipe d’experts et de passionnés.

Black Whale Percé Black Whale Percé

Par exemple, en juillet, on a pu y déguster un certain soir d’orage alors que l’endroit était rempli à craquer, une entrée de crabe et asperges marinées sur toast. Un goût exquis et raffiné. Ensuite, un demi-homard beurre aux herbes citron a comblé toutes nos attentes. Une succulent exemple de ce qui charme la clientèle jour après jour.

Gastronomie et culture vont de pair
Nath & Compagnie à été fondée par Nathalie Clément, une passionnée de photographie, d'art et de culture. Ainsi, la Maison Black Whale n’est pas seulement un restaurant, c’est aussi un lieu de rencontre pour célébrer la culture gaspésienne. Dans un prolongement de l’héritage historique de la Maison Black Whale, on a mis en place une section restaurant-boutique, en mezzanine, où on peut découvrir et se procurer des œuvres d’artisans locaux.

La gamme de produits Nath & Compagnie disponible, incluant des cartes postales, carnets de notes, papiers d’emballage, ainsi qu’une toute nouvelle collection dédiée à l’art de la table (nappes, napperons, céramiques, tabliers, chandeliers, tasses, assiettes et linges à vaisselle, tous confectionnés en Gaspésie et sérigraphiés à Percé) y sont exposés.

Black Whale Percé Black Whale Percé

L’escalier en colimaçon situé au centre de la salle mène au deuxième étage où on découvre aussi librairie de livres usagés, où on peut bouquiner à travers une sélection variée d’une grand nombre de livres.

Un Café-librairie pour se rassembler
Nath & Compagnie est née du désir de créer, à partir de photos inspirantes de la joie, du calme ou de la paix, des objets utile au quotidien. Des carnets pour prendre des notes et faire des listes. Des cartes pour écrire de petits mots à des gens que nous aimons, du papier d’emballage. Le tout dans un contexte écologique.

Black Whale Percé

Cette première boutique avec pignon sur rue à Percé, ouverte à l’année, se veut un lieu rassembleur et convivial, à l’image de l’esprit chaleureux qui fait la réputation des Gaspésiens.

On y propose une expérience culturelle unique, en abritant sous un même toit une papeterie écologique et un café-librairie, où on peut venir prendre un café tout en découvrant des livres et des objets coup de cœur. Tous les livres sont disponibles en boutique, mais on peut également se les procurer en ligne et les faire livrer directement chez soi.

La Guilde Black Whale et les recettes de l’époque
Pour terminer, un peu d’histoire. En découvrant ces dernières années « The Black Whale Cook Book », publié il y a plus de 75 ans, Nathalie Clément y a vu tout l'esprit communautaire qui habite Percé.

Pour elle, ce livre de recettes a une résonance particulière, à la fois personnelle, culturelle et communautaire, puisque son histoire est intrinsèquement liée à celle de Percé. The Black Whale Cook Book a été publié à la fin des années 1940 à Percé, à une époque où le village était fréquenté par de riches bourgeois anglophones.

Parmi ces touristes estivaux, l'autrice du livre, Ethel Renouf, va participer avec ses amies, dont la femme de Philips Birks (de la célèbre bijouterie montréalaise), à la fondation de la Guilde du Black Whale et occuper la maison qui abrite maintenant le restaurant. La Guilde va y tenir un comptoir de vente et inviter les artisans de la région à venir y déposer leur travail qui y sera vendu gratuitement. Ce bénévolat entamé lors de la Grande Dépression va se poursuivre durant plusieurs années.

Black Whale Percé

« J'ai voulu faire dans cet immeuble-là, sans le savoir, un peu ce qui s'y passait de 1930 à 1975, avec les dames qui ont fondé cette guilde », a indiqué Nathalie Clément en entrevue à Radio-Canada.

Tout comme le Café-Librairie, le restaurant Black Whale est ouvert à l’année longue.

Black Whale Percé
Restaurant Maison Black Whale
nathetcompagnie.com/restaurant-boutique-a-perce
170 route 132 ouest
Percé, QC G0C 2L0
418-782-4561

Café-Librairie Nath & Compagnie
nathetcompagnie.com/cafe-librairie
224 route 132 ouest
Percé, QC G0C 2L0
418-782-4561

Découvrir un endroit où on peut s’adonner au camping nature, dormir en yourte et participer à des activités nautiques de kayak et de voile dans un environnement totalement privé, incluant la plage, voilà qui résonne bien aux oreilles et aux yeux de bien des gens. Quand en plus ça se trouve à Cap-aux-Os, à une enjambée du Parc national de Forillon, à quelques kilomètres du centre-ville de Gaspé, c’est encore plus invitant.

C’est ce que Benoit Lacasse et sa petite équipe de Aube sur Mer proposent depuis maintenant 12 ans, boulevard de la Grande-Grève. Mais Benoit œuvre depuis plus de 22 ans dans le monde du plein air et de l’explo-nature. Pas étonnant que sa passion pour ce secteur d’activité se soit imprégnée dans son site unique et accueillant.

Aube sur merPour l’hébergement, trois yourtes de grande dimension proposent un séjour original et bienfaisant. La Marée Basse, la Marée Haute et la Littorale. Elles comprennent toutes lits, réfrigérateur, lumière, chauffage d'appoint, barbecue et aire de feu. Elles peuvent accommoder jusqu'à 6 personnes. Les utilisateurs peuvent profiter d’une douche extérieure, d’une toilette sèche et d’un emplacement pour la vaisselle et salle de séchage des équipements nautiques.

De leur côté, les quatre aires de camping permettent d’accueillir de nombreuses tentes dans des environnements enchanteurs.

Aube sur mer
Les amateurs de voile et de kayak seront enchantés de s’adonner à la pratique de ces activités à partir d’une plage privée à laquelle on accède par un escalier dans le cap donnant directement sur la mer. On peut aussi s’inscrire à des formations données par des instructeurs qualifiés. Ou encore réserver des excursions avec des guides certifiés pour admirer les phoques ou encore découvrir des rivages enchanteurs du Parc Forillon et de la péninsule gaspésienne. Les familles sont les bienvenues pour ces activités toujours pleines de belles surprises.

Aube sur merBenoit Lacasse estime que plus de 70% des visiteurs à Aube sur Mer reviennent ou sont référés par des clients satisfaits. Il y passe plus de 2000 personnes durant la saison, de juin à septembre. Une chose est certaine, on ne séjourne pas à Aube sur Mer sans se sentir en contact direct avec la nature et l’esprit maritime.

Aube sur Mer
aubesurmer.com
2172, Boulevard de Grande-Grève
Gaspé, QC G4X 6L6
418.360.4073

Après avoir travaillé pendant six ans à l'atelier-boutique À marée basse, la photographe et designer graphique Maude Jomphe a décidé en 2022 de se lancer dans l'aventure de Maison Papier, à la fois boutique, galerie et lieu d'événement. Sa motivation : favoriser la découverte d'artistes madelinots aux visiteurs tout en rendant leur art davantage accessible et abordable.

Passionnée par le design, les arts, et les Iles de la Madeleine, sa terre-territoire d'accueil depuis plus de 15 ans, elle souhaite faire rayonner le talent des artistes d'ici. « Je souhaite les faire rayonner davantage, afin de permettre à un plus large public de découvrir les artistes, de tisser des liens sensibles avec leur démarche et de pouvoir s’entourer d’œuvres qui inspirent et embellissent le quotidien », explique-t-elle alors que Maison Papier a fêté ses deux ans en juin dernier.

Maison Papier Maison Papier

M A I S O N P A P I E R présente le travail d’artistes en arts visuels des Îles de la Madeleine sous forme de reproductions imprimées sur papier. Chaque œuvre sélectionnée est photographiée, retouchée, puis imprimée avec des encres à pigments sur un papier au fini lisse et mat. Le résultat se traduit par une reproduction fidèle et vibrante des couleurs, et un rendu tout en finesse des détails et subtilités de l'œuvre originale.

Une redevance pour les droits de reproduction est versée à l’artiste pour chaque affiche vendue.

Maison Papier Maison Papier

Fait intéressant et original, parmi les étapes qui constituent la structure de Maison Papier, une s'avère particulièrement précieuse. On propose la visite de l'atelier de l'artiste, cet antre sacré, intime et rempli d'énergie créative.

Maison Papier 

La galerie-boutique Maison Papier loge au rez-de-chaussée du Petit hôtel de la Montagne, à Bassin, sur l'île du Havre-Aubert. L'endroit restera ouvert toute l'année, à titre de café. On vérifie les horaires sur sa page Facebook.

Maison PapierMaison Papier

maisonpapier.ca
2979 Chemin de la Montagne
Bassin, QC G4T 0A4
(418) 937-4279

Si on n’est pas originaire de la Côte-Nord, en particulier de Baie Comeau, le nom de St-Pancrace ne nous est pas familier. Mais là-bas, 10 ans après la fondation de la microbrasserie qu’on a baptisée de ce nom, tout le monde en connaît l’origine, et la légende qui en découle.


Les propriétaires associés de la Microbrasserie St-Pancrace, André Morin, Karine Savard et Pierre-Antoine Morin, sont fiers de leur création et de son évolution. D’abord un pub au centre-ville, Place LaSalle, en 2013, où on crée la première bière, la Uapishka, dans un coin de cuisine et au sous-sol, une bière blanche de blé légèrement voilée qui présente un goût rafraîchissant de coriandre et d’écorce d’orange.

St-Pancrace
On y a ajouté depuis 2017 une usine de production et une boutique, boulevard Comeau, pour répondre aux besoins et à la demande grandissante. On y brasse aujourd’hui 26 bières régulières et saisonnières, en plus de deux sans alcool.


Les associés y ont installé un coin historique où on peut suivre toute l’évolution de l’entreprise et de ses produits au fil des ans, dans une présentation 3D et multimédias des plus fascinantes. Bref, on y apprend que l’inspiration des fondateurs provient d’une légende locale bien connue.

 
Le fleuve St-Laurent était à l’époque le théâtre de contrebande d’alcools. En 1932, dans une baie située entre Baie-Comeau et Franquelin, un navire de la douane intercepte le Aileen McDonald, une embarcation d’un bootlegger renommé. Pris de panique, les hommes de main balancent la cargaison par-dessus bord qui se disperse dans le courant.

St-Pancrace St-Pancrace
Il n’en fallait pas plus pour que cette histoire inspire le nom et le logo de la microbrasserie, un baril flottant dans la Baie St-Pancrace.
Fait intéressant : chaque bière a son histoire, sa source de légende. Cela ajoute à l’effet de la fierté régionale de l’équipe de la St-Pancrace. Par exemple, la Sinueuse. Brassée en l’honneur du 40e anniversaire de fondation de Fermont, en 2014, la Sinueuse célèbre la vivacité des gens du Nord. Évoquant la route 389, elle invite à la découverte ceux qui n’ont pas froid aux yeux.


C’est dans les cuves de Pit Caribou en Gaspésie que les premières bières ont été brassées en 2013. Dès l’année suivante, on entreprend le premier brassin à Baie Comeau et les bouteilles arrivent en épiceries et dépanneurs de la région en fin 2014. Au cours des années qui précèdent l’ouverture de l’usine, on élabore des protocoles de recherche en vue de mettre en valeur les saveurs des petits fruits du terroir nordique. On développe également des partenariats avec producteurs et cueilleurs régionaux.

St-Pancrace
Pour ses 10 ans, St-Pancrace s’est fait un cadeau : aller parcourir la Côte-Nord et rencontrer tous ses collègues brasseurs et brasseuses sur l’ensemble du territoire, jusqu’au Labrador. André Morin, directeur de production de la microbrasserie explique que c’est d’ailleurs avec Iron Rock Brewing Co, au Labrador, que la première bière thématique est sortie, la Maibock.

Le but de l’équipe est de profiter de ce 10e anniversaire pour se déplacer, avec un brasseur, dans les autres microbrasseries, et ainsi rencontrer les autres équipes et profiter de chaque arrêt sur la Côte-Nord ainsi qu’au Labrador. Quatre nouvelles bières découlant de cette opération devraient voir le jour d’ici la fin de 2023.


Mis à part les plans de développement et de croissance, l’ajout de nouveaux produits et l’élargissement de la distribution, les dirigeants de la microbrasserie ont le souci de l’équipe avec qui ils travaillent. « Une autre chose importante pour nous, c’était de pouvoir aussi grandir dans l’entreprise. Donc avoir un endroit qui permet de grandir en tant qu’entreprise, mais permettre aux gens autour de nous de grandir également. On est fiers de nos produits, mais on est encore plus fiers d’avoir su créer des carrières et de réelles opportunités d’emploi », affirme Daniel Morin. L’entreprise emploie près de 40 personnes au pub et à l’usine.

St-Pancrace
Il ne manque pas de souligner également l’importance que jouent les partenaires et les producteurs régionaux dans la réussite à ce jour de la microbrasserie.


Curieusement, si on demande quel est aujourd’hui le produit vedette de la St-Pancrace, Pierre-Antoine Morin nous répond sans hésiter : la Uapishka, la première bière créée en 2012. Étonnant quand même, alors que la variété est si importante !


Microbasserie St-Pancrace
microbrasserie.stpancrace.com
55, place LaSalle
Baie-Comeau (QC) G4Z 1J8
418 296-0099

Usine et boutique
110, boulevard Comeau
Baie-Comeau (QC) G4Z 3A8
418 296-0099