Avec la batture et la pointe Sauvage en panorama, le Centre Archéo Topo, aux Bergeronnes, occupe une place de rêve. Nous avons rendez-vous avec l'archéologie et l'histoire de la Côte-Nord.
Dans les années 50, un ermite des Bergeronnes, Louis Gagnon, dit ti-Louis, trouve des objets qu'il envoie à des archéologues. Sa passion est contagieuse. On découvre le patrimoine exceptionnel de la région.

Quelques décennies plus tard, 1500 sites ont été mis au jour de Tadoussac à Blanc-Sablon (1300 kilomètres), la plupart amérindiens; certains ont 8000 ans.
Comment y vivaient les populations? Pourquoi se sont-elles installées ici? Qui étaient ces voyageurs, commerçants, explorateurs? Entre citrouilles, fèves et amélanchiers, comment utilisaient-ils les végétaux?

La nouvelle exposition du centre, Tours de force, présente l'archéologie par le biais humain à travers 25 sites, les plus représentatifs de la Haute, de la Moyenne et de la Basse-Côte-Nord. Aux Bergeronnes, l'Anse-à-la-Cave a révélé la présence des Basques, Cap-de-Bon-Désir cache 8125 ans d'histoire amérindienne et le site Lavoie, plus de 5000 ans. Top secret sur Pépechipissinagan, aux fragiles peintures rupestres.
Au XIXe siècle, 400 personnes vivaient à l'embouchure de la Moisie autour d'une fonderie. Près de Blanc-Sablon, les Basques s'installèrent à Middle Bay pour chasser la baleine. Une archéologie vivante, grâce à une mise en scène avant-gardiste et ludique.

Archéo Topo
archeotopo.com
(581) 475-0387
498, Rue de la Mer
Grandes-Bergeronnes, QC G0T 1G0
Par Pierre Perreault
Janvier 2026
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La Société historique d’Alma fut créée en 1942 par un jeune étudiant d'Alma, Bernard Audet, âgé de 15 ans. Il a convaincu huit de ces concitoyens almatois de se joindre à lui. Depuis, la Société d’histoire n'a cessé de grandir, malgré quelques brèves interruptions de ses activités au fil du temps. Elle devient la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean en 1985.
Alors que la section muséale créée en 1986 et que les archives logèrent dans divers bâtiments, c’est en 2004 que l’organisme s’installe dans l’ancien hôtel de ville de l’Isle-Maligne, à Alma, qui devient alors la Maison des bâtisseurs et loge l’Odyssée des bâtisseurs.
L’hôtel de ville d’Isle-Maligne a été construit en 1937 par l’entreprise Alcan. Isle-Maligne étant alors une ville de compagnie, Alcan était propriétaire à la fois de la centrale hydroélectrique et de tous les terrains et infrastructures de la localité. Le bâtiment a été le siège du conseil municipal d’Isle-Maligne jusqu’en 1962.

Au fil des ans, outre la mairie, le bâtiment abrite plusieurs services et commerces. Le gouvernement du Québec devient propriétaire de l’édifice en 1972 et y loge la Sûreté du Québec et différents ministères, en plus de Tourisme Alma de 1999 à 2002.
Depuis que la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean a déménagé dans la Maison des bâtisseurs, le lieu redevient un lieu de rencontre pour tous. « La Maison des bâtisseurs permet à la collectivité régionale de profiter d’un équipement culturel de qualité, dans un lieu consacré à la conservation et à la diffusion de la culture. Elle est un attrait touristique incontournable, pour quiconque s’intéresse à l’histoire et au patrimoine du Saguenay–Lac-Saint-Jean », explique Francis Pelletier, responsable des opérations touristiques de l’organisme.
Francis Pelletier, responsable des opérations touristiques
La Société d’histoire du Lac-Saint-Jean (SHL) a pour mission de mettre en valeur le patrimoine et le territoire par l’intégration de la muséologie, de l’archivistique et du patrimoine bâti, dans une perspective d’apprentissage collectif. Ainsi, l'Odyssée des bâtisseurs, le service muséal et touristique de la SHL, met en valeur le patrimoine industriel, culturel, bâti, immatériel et naturel du Lac-Saint-Jean via la Maison des bâtisseurs et un sentier extérieur voisin.

L’institution muséale L’Odyssée des bâtisseurs, qui fête ses 40 ans en 2026, est ouverte au public toute l’année. Elle invite les visiteurs à découvrir la culture et l’histoire du Lac-Saint-Jean, à travers des activités intérieures et extérieures pour tous les âges : expositions interactives, film immersif 360 présenté dans le dôme d’un ancien château d’eau, jeux d’hébertisme et d’adresse, artéfacts industriels, salles familiales. Le site extérieur juste en face de la Maison des bâtisseurs comprend un sentier pédestre d’environ 500 mètres, permettant la découverte du patrimoine du Lac-Saint-Jean grâce à des artéfacts et plusieurs éléments d’interprétation.

Depuis 2024, L’Odyssée des bâtisseurs présente son exposition permanente Le monde du Lac, dont les thèmes sont liés au lac Saint-Jean lui-même : le lac qui inspire, le lac qui rassemble et le lac qui enracine. On y présentait également une exposition temporaire : Grand Feu. Les artistes ont sillonné le territoire régional à la recherche des traces visibles et invisibles laissées par le Grand Feu de 1870, élément mythique et tragique du passé de la région (présentée jusqu’en mai 2026). Francis Pelletier explique aussi qu’une nouvelle exposition itinérante est en préparation sous un thème populaire qui devrait être connu sous peu. Elle devrait être offerte pour la saison 2027.

Soulignons que le financement de la SHL et de ses activités est assuré en partie par son membership (individuel, familial, corporatif, communautaire) et par des contributions de diverses instances gouvernementales et des milieux d’affaires.

L’Odyssée des bâtisseurs
odysseedesbatisseurs.com
1671, avenue du Pont Nord
Alma (Québec) G8B 5G2
418 668-2606
Par Pierre Perreault
Janvier 2026
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Alors que la communauté autochtone Innu de Mashteuiatsh, au nord de Roberval sur les rives du lac Saint-Jean (Pekuakami), propose déjà un musée, un carrefour d’accueil, un circuit patrimonial, le site d’interprétation Nutshimit, le Grand rassemblement annuel des Premières Nations et quelques boutiques d’artisanat, d’art et de vêtements traditionnels, entre autres, voilà que les Pekuakamiulnuatsh (habitants de l’endroit), qui partagent généreusement leurs traditions ancestrales et leur vision du monde intimement liée au territoire, pourront maintenant compter sur un économusée pour diffuser encore davantage un autre pan de leur culture.

C’est Valéry Larouche, l’entrepreneure et la créatrice derrière la boutique Mikuniss Collection depuis 2022, qui est l’initiatrice du projet qu’elle a développé avec plusieurs partenaires communautaires, municipaux, gouvernementaux, socioéconomiques et financiers. Évalué à environ 500 000 $, le projet mettra l’accent sur la découverte et la connaissance du travail de couture et de confection de vêtements en fourrure et en cuir, selon les traditions innues. Dès l’été 2026, la population locale et régionale de même que les touristes pourront participer à des visites guidées ou autonomes des ateliers de production, ainsi que la boutique dans un contexte immersif. On pourra ainsi y déguster des produits de la chasse, du trappage, de la pêche et de la cuisine traditionnelle, en plus de découvrir des odeurs caractéristiques reliées aux diverses activités du milieu.

Innu et Québécoise, sa boutique Mikuniss qui poursuit l’œuvre de la famille Robertson, des pionniers dans ce domaine, veut faire rayonner sa culture et celle des Premières Nations. Après six générations de Robertson à la tête de l’entreprise Robertson Fourrures, la designer de mode Valéry Larouche en a repris le flambeau en 2024. Véritable passionnée, elle aime créer selon ses émotions et ses envies en prônant des matériaux écoresponsables, tout en ayant un petit penchant pour le cuir et la fourrure. Diplômée du Cégep Marie-Victorin en design de mode, elle décide ensuite de retourner vivre dans sa région natale pour participer à son rayonnement économique sur la planète mode.
Mikuniss s’est donc donné pour mission d’inspirer confiance en offrant des produits de qualité uniques issus du savoir-faire des artistes et artisans, et inspirés de l’héritage culturel des Premières Nations à partir de matières premières ayant un faible impact environnemental. En alliant l’ingéniosité des pratiques artisanales passées et l’innovation d’aujourd’hui Mikuniss Collection propose des pièces authentiques et créatives dans une grande variété de styles et de gammes de prix. On offre également des cours de couture pour la transmission des traditions et le développement de nouveaux talents dans la confection de vêtements mode.

Dès le printemps 2026, les travaux de transformation et de rénovation du bâtiment actuel de Mikuniss permettront de réaliser les aménagements du concept d’économusée qu’on souhaite rendre accessible aux visiteurs dès l’été. Son inauguration officielle aurait lieu plus tard à l’automne lors d’un événement spécial. Le projet est appuyé et soutenu par divers acteurs socioéconomiques, comme la Société de développement économique Ilnu de Mashteuiatsh, Tourisme Saguenay – Lac St-Jean, Tourisme Autochtone Québec, etc. Une campagne de sociofinancement sera lancée à la fin de l’hiver pour recueillir une partie des fonds nécessaires à la réalisation du projet qui va contribuer à l’essor de la communauté de Mashteuiatsh, assure Valéry Larouche.
Valéry Larouche, propriétaire de Mikuniss
Signalons que Mashteuiatsh, une branche de la nation Innue du Nitassinan au Québec, est la seule communauté autochtone dans la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean. Avec ses presque 10 000 membres, en 2025, les Pekuakamiulnuatsh forment la deuxième communauté autochtone en importance au Québec. On compte actuellement environ 2 200 membres vivant sur la réserve.

Mikuniss Collection
mikunisscollection.com
1619 , Ouiatchouan
Mashteuiatsh, QC, G0W 2H0
(418) 275-0795
Par Pierre Perreault
16-01-2026
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De janvier à mars, l'archipel se transforme en véritable havre de cocooning idéal pour une retraite d'écriture ou de lecture, du repos ou encore des activités de plein air hivernales, suggèrent les gens de Maison Mer, l’agence de location d’hébergements aux îles qui offre une sélection d'hébergements, où le confort d'une maison rencontre l'élégance des services hôteliers.
De plus, cet hiver, ça bouge du côté de la culture. Des événements culturels pullulent, du populaire Rendez-vous Loup-marin qui commence le 22 février à la Mi-Carême aux Îles dès le 11 mars! De nombreux spectacles, soirées musicales et présentations artistiques rythment la saison entière.

Dans certains lieux d’hébergement offerts, la grande fenestration permet d'admirer les paysages hivernaux alors qu’ailleurs les buttes voisines sont parfaites pour la glissade des petits comme des grands. Ce qui est certain, c’est que les hébergements ont ce qu'il faut pour l'hiver, même des chaudes jetés pour relaxer. L'Hôtel de la Grave et l'Escale du Vent en sont des exemples.

Fait à signaler, certains hébergements sont dotés de planchers chauffants comme la Blanche de l'Ouest avec une vue imprenable sur les couchers de soleil, et le Petit hôtel de la Montagne sur les hauteurs de Bassin. D’autres sont équipés d’un poêle à combustion comme Fenêtre sur Mer qui a aussi un grand bain avec vue sur le golfe.
Les amateurs de bonne chère et les gourmands trouveront des plats à fondue et à raclette qui les feront se sentir comme à la maison, avec leur petit ou grand groupe tout en découvrant le terroir local.
Et en prime de tout ça : le réveil avec la vue sur la mer directement du lit aux Oyats, directement aux abords de la plage de la Dune de l’Ouest!
Pour s’y rendre en hiver, le traversier de la CTMA à partir de Souris (IPE) traverse trois fois par semaine vers Cap-aux-Meules en janvier, février et mars. L’avion est certainement un choix à considérer pour de courts séjours. Grâce au Programme d’accès aérien aux régions, vous pouvez vous rendre aux Îles de la Madeleine en profitant d’un rabais sur le prix de vos billets d’avion! En basse saison, Pascan et Pal offrent plusieurs vols par semaine à partir de 500$ aller-retour. Pour arpenter l’archipel confortablement, l’Agence de location des Îles, une entreprise familiale bien ancrée dans la communauté, propose une flotte de véhicules récents et bien entretenus.
Maison Mer
maisonmer.ca
2979, ch. de la Montagne
Bassin, QC G4T 0A4
438 230-3200
Dimanche 15 février 2026 à 13h
Pour le 2e dimanche culturel de 2026, La Pulperie de Chicoutimi accueillera monsieur Daniel Jean, co-commissaire de l’exposition Bonjour Jean-Jules! Monsieur Jean établira un parallèle entre le travail de deux artistes importants de notre région qui se côtoient présentement dans des espaces voisins au musée régional : Arthur Villeneuve, et sa maison-musée, et Jean-Jules Soucy et sa Pyramide des Ha! Ha! S’ils se rapprochent par la trace qu’ils ont imprimée dans leur milieu respectif, ces créateurs se distinguent au chapitre des conditions de production de leur œuvre et de son inscription dans le tissu social et culturel de leur époque. Deux histoires marquantes et passionnantes!

La rencontre se tiendra dans les salles d’exposition du musée et sera d’une durée de 60 minutes.
🔸Activité gratuite présentée par La Pulperie dans le cadre de la Semaine du patrimoine à Saguenay
🔹Inscription obligatoire auprès de Mme Denise Pedneault au 418-698-3100 poste 1307
Pour souligner le 50e anniversaire de l’album Neiges, d’André Gagnon, décédé le 3 décembre 2020, Audiogram vient de lancer une nouvelle version vinyle de collection avec un livret hommage qui comprend des photos inédites et des notes personnelles du musicien.
En revisitant l’album, on s’est rendu compte à quel point c’était une musique super actuelle et à quel point, André Gagnon est un génie qui a marqué par son audace, indique Mathilde Corbeil d’Audiogram. En 1975, la musique classique appartenait à une classe un peu plus éduquée. Il l’a fait rencontrer avec la musique populaire.
Les concepteurs se sont aussi plongés dans l’imagerie d’André Gagnon à cette époque. « Quand on a fouillé dans les archives, on a été saisis de voir toute l’originalité, les décors super colorés, vraiment audacieux. On s’est dit: ah, mon Dieu, c’était ça aussi, André Gagnon! »

Reconnu comme un disque phare des années 1970, Neiges a passé 24 semaines dans le classement des dix meilleurs vendeurs du Billboard américain et s’est vendu à 700 000 exemplaires dans le monde. Il comprend entre autres le succès planétaire disco Wow. En 1977, Neiges avait remporté le Juno de l’album le plus vendu et Wow, celui du simple le plus vendu. Cet hymne disco instrumental ajouté à la dernière minute pour compléter l’album « Neiges », paru l’année précédente, n’a rien de moins que « volé la vedette » du disque.
La notoriété d’André Gagnon dépasse largement les frontières du Québec et du Canada dans les décennies suivantes. En Europe comme en Asie, le pianiste s’est illustré sur les plus grandes scènes du monde.
Originaire de Saint-Pacôme, il est décédé le 3 décembre 2020 à l’âge de 84 ans. Il souffrait depuis quelques années de la maladie dégénérative à corps de Lewy, un trouble neurocognitif aux symptômes s’apparentant à ceux de la maladie d’Alzheimer et de la maladie de Parkinson.

De plus, des concerts hommages de l’Orchestre Métropolitain auront lieu les 13 et 14 décembre, à la Maison symphonique de Montréal. Deux des trois représentations affichaient complet aujourd’hui, le 2 décembre.
L’OM rend un vibrant hommage au compositeur André Gagnon, véritable fleuron de la musique québécoise. Pianiste accompli et fervent défenseur de la culture québécoise, André Gagnon s’est toujours efforcé de faire le pont entre musique classique et populaire. Neiges en est un brillant exemple, avec son Dédéthoven inspiré par Beethoven, sa Chanson pour Renée Claude ou son Petit concerto pour Carignan et orchestre, dédié au meilleur violoneux du Québec, Jean Carignan.
Des œuvres chorales complètent le programme afin de nous plonger dans l’ambiance des fêtes avec entrain et un brin de nostalgie.
Acadie Love fêtera en 2026 ses 10 ans de fierté, une décennie de célébrations, d’inclusion et de rassemblement pour la communauté LGBTQ+ acadienne . Pour souligner ce jalon important, on prépare une édition exceptionnelle du 9 au 11 juillet prochain : trois jours d’activités festives, de performances marquantes et de moments inoubliables qui mettront en lumière toute la richesse et la diversité de la région.
Depuis sa création, Acadie Love s’est donnée pour mission de célébrer la diversité sexuelle et de genre, de créer des espaces sécuritaires et inclusifs et de faire rayonner les voix 2SLGBTQIA+ de Caraquet et de la région. Depuis dix ans, le festival contribue à briser les préjugés, à favoriser le dialogue, ainsi qu’à renforcer le sentiment d’appartenance au sein de la communauté acadienne et au-delà.

« Quand nous avons lancé Acadie Love, nous rêvions d’un espace où chacun pourrait se sentir vu, entendu et fier. Dix ans plus tard, ce rêve continue de grandir avec notre communauté », affirme Kevin J. Haché, président d’Acadie Love.
Les organisateurs dont ravis de révéler dès maintenant les détails de deux activités phares de l’événement : l’artiste musicien et chanteur Jeremy Dutcher proposera une performance exceptionnelle à l’occasion de ce 10ᵉ anniversaire le 11 juillet, et après l’immense succès de l’an dernier, la grande tablée « À table avec fierté » fera également son grand retour le 10 juillet.

Jeremy Dutcher est un porteur de chants bispirituel, compositeur, activiste, ethnomusicologue et chanteur classique formé professionnellement, qui vit à Montréal (Québec). Membre wolastoqiyik de la Première Nation Tobique, au Nouveau-Brunswick, Jeremy a été formé comme ténor d’opéra dans la tradition classique occidentale et a élargi son répertoire pour y inclure le style de chant traditionnel et les chansons de son peuple.

Pour la Grande tablée, en plus d’un cocktail de bienvenue, on vous propose ensuite une planche de charcuteries et des amuse-gueules, suivie d’un souper trois services! La soirée sera animée par des Drag queens qui ajouteront éclat, humour et énergie à l’événement. Un bar payant sera également disponible sur place. Pour terminer en beauté, un DJ fera danser tout le monde!
Les billets pour ces deux activités seront en vente dès le vendredi 5 décembre, 10 h, sur le site Web d’Évencia Billetterie.
Pour suivre le développement de la programmation, consulter le site Web d'acadie Love.

Le Salon du livre de Rimouski est le plus ancien événement du genre au Québec. Né en 1964 sous l’impulsion des Dames Hélène de Champlain, il s’inscrivait dans le mouvement de démocratisation culturelle de la Révolution tranquille afin de favoriser l’accès à la littérature et mettre de l’avant les auteurs québécois, encore aujourd’hui au cœur de la mission de l’événement.
L’équipe du directeur général Robin Doucet a présenté sa programmation complète ainsi que la liste des auteurs invités. Le 60e Salon du livre de Rimouski se déroule du 6 au 9 novembre au Centre des congrès de l’Hôtel Rimouski. L’an dernier, près de 14 000 personnes ont participé à l’événement, dont des centaines d’élèves de Centre de services scolaire des Phares.

Le Salon du livre de Rimouski contribue activement à la fierté et à l’identité culturelle de la région. Le mandat premier de l’organisme est de promouvoir, par diverses activités littéraires, le livre et la lecture sur tout le territoire du Bas-Saint-Laurent.
Le Salon du livre de Rimouski demeure la principale intervention de l’organisme. Année après année, cet événement rassembleur permet au public de rencontrer près de 300 auteurs d’ici et d’ailleurs, et de s’y voir offrir les livres de plus de 300 maisons d’édition réparties dans plus de 115 stands. Le programme d’animation, l’essai comme genre littéraire à l’honneur et les diverses activités proposées suscitent l’intérêt de plus de 15 000 visiteurs. Entrevues, tables rondes, ateliers scolaires, activités spéciales et plus encore : une multitude d’activités attend les visiteurs.
Les réalités du monde LGBTQ+ sont bien présentes alors que la programmation 2025 propose quelques membres de cette communauté sont invités à animer des activités et que l’un des prix annuels du salon est décerné à un auteur dont l’œuvre présente une thématique avec un personnage qui vit sa « différence » en toile de fond.
Ainsi, le vendredi 7 novembre, l’auteur Simon Boulerice lira Simon a sa journée dans le corps, publié aux éditions Le Robert Québec, lors de L'heure du conte, suivie d'un atelier Origami animé par Camille Lavoie, illustratrice de l'album.
Également, à l'occasion de l’heure du conte du samedi 8 et du dimanche 9 novembre, la célèbre drag queen Barbada fera découvrir de magnifiques histoires. Les jeunes sont invités à enfiler tes plus beaux habits et venir assister à cette rencontre hors de l'ordinaire, où ouverture à la différence, acceptation et plaisir seront au rendez-vous !
L’auteure Gabrielle Boulianne-Tremblay, autrice, actrice, militante des droits de la personne bien connue pour ses interventions à propos des questions touchant l’autofiction, les enjeux de santé mentale et la transidentité interviendra pour discuter de la diversité en tout genre.

Finalement, le lauréat du Prix Jovette-Bernier 2025 est le livre Écarté de Michel Landry (Leméac Éditeur, 2024, 141 p.) une distinction réservée aux autrices et aux auteurs originaires du Bas-Saint-Laurent - Gaspésie- Îles-de-la-Madeleine ou habitant cette région depuis au moins cinq ans. Michel Landry, nous entraîne dans la tête d'Aurèle, un personnage complexe, rattrapé par ses traumas alors qu'il séjourne chez ses parents, dans la Baie-des-Chaleurs. Le livre mélange drame et humour, avec des dialogues vifs truffés d'expressions locales. Il s'agit d'un premier roman très convaincant pour Michel Landry, qui enseigne l'histoire au campus de Carleton-sur-Mer du Cégep de la Gaspésie et des Îles.
Le prix sera remis lors de l’ouverture officielle du Salon du livre de Rimouski, le jeudi 6 novembre 2025 à la Mezzanine Hydro-Québec.
Pour la programmation complète : salondulivrederimouski.ca/programmation

Salon du livre de Rimouski
6, 7, 8, 9 novembre 2025
Centre de congrès de l'Hôtel Rimouski
225, boulevard René-Lepage
Rimouski (Québec)
Pionnier du cinéma LGBTQ+ depuis presque quatre décennies maintenant, image+nation culture queer s’engage à diffuser, promouvoir et faire découvrir les histoires et expériences de vies LGBTQ+ via des films et productions médiatiques. La mission d’image+nation est de représenter, de protéger et de préparer les générations contemporaines et futures des artistes queer en partageant leurs histoires.
Encore cette année, les organisateurs du plus ancien festival du genre au Canada, présente des films primés locaux et internationaux qui préservent à merveille l'authenticité et la diversité des voix LGBTQ+. Ils proposent un éventail de films qui touchent une multitude d’aspects des réalités LGBTQ+queer, en salle et en ligne, ce qui élargit la diffusion de ces œuvres auprès d’une clientèle qui grandit chaque année.

Fait à signaler, c’est une production québécoise, Blood Lines, un film de Gail Maurice, qu’on annonce comme film d’ouverture de cette 38e édition! Une jeune Métisse est bouleversée par l’arrivée subite de sa mère qui l’a abandonnée quand elle avait six ans et celle d’une jeune citadine qui cherche sa famille biologique et de qui elle tombe amoureuse. Un beau film, sensible et solaire, sur la quête filiale et la culture métisse.

Un autre film vedette, Pillion (UK, 2025), une production dramatique britannique d’Harry Lighton, est attendu avec impatience par les fans. Le scénario est basé sur le roman Box Hill (2020) d'Adam Mars-Jones. Colin, un jeune homme introverti, rencontre Ray, le séduisant et charismatique leader d'un club de motards. Ray l'introduit dans sa communauté et fait de lui son soumis.
Les projections en salles ont lieu dans cinq endroits différents. Pour tous les détails sur les lieux, les passes et les billets, consulter le site Web.
Pour la programmation complète, c’est sur image-nation.org/

par Pierre Perreault
Parmi les forfaits proposés par Voyages CoSte en Minganie et sur la Basse Côte-Nord, il y deux excursions qui nous transportent à la découverte de deux secteurs différents de l’Archipel de Mingan, un des joyaux naturels de la région sous la responsabilité de Parcs Canada.
La première excursion prend son départ au quai de Longue-Ponte-de-Mingan, le village reconnu depuis longtemps pour sa proximité de deux des îles populaires faisant partie de l’histoire maritime de cette partie du Golfe du Saint-Laurent : l’île aux Perroquets et l’île Nue. À bord d’un bateau de la Famille Loiselle, on s’élance sur une mer plutôt calme lors de notre excursion du 3 septembre, sous un soleil radieux.
Le secteur ouest de l’archipel de Mingan est privilégié par la présence des mammifères marins, une faune ailée attrayante, une flore luxuriante et des sculptures de roche qui semblent garder l’endroit depuis des siècles. Le royaume des macareux de l’île aux Perroquets est plutôt tranquille en ce début de septembre, les oiseaux étant déjà partis vers leur habitat d’hiver. Toutefois, les phoques et les rorquals y sont toujours présents. On y trouve un phare et des bâtiments ayant été préservés dont le guide nous raconte l’histoire avec beaucoup d’intérêt.
Pour leur part, les monolithes de l’île Nue offrent un spectacle assez fascinant, en bordure de mer. Leur nombre important et leurs formes intrigantes ont de quoi susciter l’intérêt.

Lorsque les conditions de la mer sont favorables, le capitaine du bateau de la Famille Loiselle nous invite à déguster de l’oursin fraîchement pêché lors de notre retour au quai à l’île Nue. Le fond de la mer sous le quai en est d’ailleurs tapissé. Voilà un moment agréable et savoureux de cette excursion.
La seconde excursion qu’on nous a proposée est celle du secteur est de l’Archipel, à partir du quai de Havre-Saint-Pierre, la capitale administrative de la Minganie. À bord d’un bateau confortable et rapide, Le Calculot, nous avons effectué une croisière de près de trois heures au cœur de l’archipel des Iles-de-Mingan, dont une escale sur l’île Quarry pour y admirer les nombreux et impressionnants monolithes géants qui ont inspiré divers poètes et artistes-peintres, et sur l’île Niapiskau, le tout accompagné des guides de Parcs Canada.

La météo favorable et agréable de ce début de septembre a certes contribué à rendre ces excursions davantage mémorables. Surtout quand ces sculptures naturelles qu’on surnomme « pots de fleurs » font partie de notre imaginaire depuis si longtemps. De s’y retrouver, dans ce décor presque magique, au bout d’une plage de galets, fut un des moments forts de ce périple en Minganie.

Des forfaits découverte pour tous les goûts et en toutes saisons
N’eut été de la distance importante à parcourir pour notre retour à Québec et à Montréal et du peu de temps additionnel disponible, nous aurions certainement prolongé notre séjour pour profiter d’autres destinations qu’offre Voyages CoSte dans la vaste région qui s’étend jusqu’à Blanc-Sablon, à la limite du territoire québécois de la Basse-Côte-Nord et à la frontière du Labrador.

Cette vaste région où la route est presque inexistante, sauf pour quelques sections entre des villages isolés, est riche en histoire et en légendes chez les populations qui l’occupe depuis des temps immémoriaux.
On peut s’y rendre avec le forfait « Bella Desgagnés », du nom du bateau qui dessert ces villages à partir de Rimouski et de Sept-îles la majeure partie de l’année, une fois la semaine. Dépaysement total garanti. On peut aussi choisir le forfait « La Grande séduction et Découverte des Toutes-Îles », dont la typique et fabuleuse île de Harrington Harbour, lieu de tournage du film qui a séduit bien des Québécois, ou encore le « Blanc-Sablon et Labrador », pour une aventure unique au cœur de cette contrée qui ne demande qu’à être découverte et admirée.

Voyages CoSte offre également depuis 2025 un forfait hivernal Éco-aventure en motoneige à Anticosti, pour une expérience unique hors sentiers. D’autres excursions hivernales sur la Côte-Nord sont offertes, dont « Route blanche » et « Weekend Taiga ».
La directrice générale de Voyages CoSte, Alberte Marcoux., et son équipe de professionnels et accompagnateurs, s’acharnent à faire de chaque séjour un événement unique et rempli de sensations fortes et d’émotions nouvelles. Les quelque 90 entreprises touristiques membres de la Coopérative de solidarité en tourisme équitable (CoSte) misent sur le dynamisme et la volonté ferme qui s’expriment dans la mission de l’organisation pour encore mieux poursuivre le développement de cette industrie longtemps fragile et faire découvrir la richesse du milieu nordcôtier à de plus en plus de voyageurs d’ici et d’ailleurs.
Pour notre part, plusieurs semaines après notre retour en ville, nous avons encore beaucoup de belles images et de merveilleux souvenirs qui hantent nos pensées.
Pour voir les forfaits offerts par Voyages CoSte et les détails de chacun, visitez la page web : voyagescoste.ca