Si André Desrochers et sa conjointe et partenaire Marie-Josée sont aux commandes du gîte et du camping La Maison Verte à Pointe-à-la-Croix depuis 26 ans en 2023, c’est qu’ils ont la passion des vacances. Pas les leurs bien entendu, mais celles des milliers de voyageurs et vacanciers qui sont passés par leurs installations depuis ce temps.
Rencontres accueillantes et authentiques, les temps de partage sont importants pour les hôtes. Ils sont natifs de la région, représentent fièrement et valorisent le mode de vie de la communauté. André est diplômé du Cégep de Matane en Tourisme. Il a eu l’occasion durant sa formation de 18 mois d’être mis en situation dans un grand nombre de champs d’activités. IL connaît bien la région et ses attraits. Il peut donc agir en excellent guide pour les visiteurs.
André Desrochers, propriétaire
Le gîte de La Maison Verte à Pointe-à-la-Croix, en Gaspésie, là où débute la Baie-des-Chaleurs, propose trois somptueuses chambres ainsi que deux petits et plus grand appartement en location. Les chambres lumineuses donnent sur la nature.

Il loge dans une maison centenaire, construite en 1920 par un riche américain comme résidence secondaire saisonnière, et qui a été déménagée des rives de la Restigouche, par la famille d’André Desrochers en 1978. Installée sur de nouvelles fondations, elle a été en location pendant plusieurs années jusqu’à ce qu’André et Marie-Josée entreprennent de la transformer en gîte en 1997.
Tout autour de la maison, on a aménagé plusieurs ilôts de détente sous les arbres, autour de bacs fleuris ou près de foyers qui permettent aux vacanciers de se détendre en profitant de la nature.
À noter que d’importants travaux de rénovation ont été réalisés en 2020 et 2021, pendant la pandémie de COVID, alors que les maisons touristiques n’étaient pas accessibles.

De plus, le gîte propose deux chalets situés un peu en retrait en bordure de la petite rivière-du-Loup. Ils sont loués tout équipés avec la literie.
Place au camping nature
Pour sa part, le camping voisin qui appartenait à la famille Desrochers a vu le jour il y a longtemps, mais a été fermé en 1965.
C’est lors de l’ouverture du gîte qu’on a remis les choses en branle. Le site propose plus de 125 espaces découpés naturellement. Le terrain est aménagé de sorte à respecter les arbres et le découpage naturel de la forêt. Aussi, le déboisement est minimal et chaque terrain est unique et respecte la faune et la flore mature présente sur place. Situé dans un environnement d'une grande beauté en bordure de la Petite rivière-du-Loup, petite rivière à truite apaisante, le camping offre des sites de 1 à 3 services.

Et comme le précise André Desrochers, il s’agit d’un camping géré comme un parc plutôt que comme un camp de vacances. Pas de haut-parleurs criards ni d’animateur qui organise des tournois de pétanque. Sur l’ensemble des campeurs, seulement deux y sont saisonniers. Le site est ouvert de la fin avril à la mi-novembre. Un micro-climat maritime permet d’y jouir d’une température douce et agréable la plupart du temps. À l'abri des vents parfois très forts de la Baie-des-Chaleurs, on y campe en toute tranquillité. Vue sur la montagne et la rivière en prime.
Un carrefour stratégique pour les voyageurs
Située à quelques minutes de Campbelton au Nouveau-Brunswick, la Maison Verte en Gaspésie est à l’intersection des routes provenant du Québec par la Matapédia, de la route 132 qui fait le tour de la péninsule gaspésienne et du pont qui mène au Nouveau-Brunswick, vers les Maritimes.
Les possibilités d'activités aux alentours sont infinies, puisque la Maison verte en Gaspésie est située à la rencontre de plusieurs territoires culturellement différents les uns des autres. Le détour en vaut le coup.
Les hôtes prennent un temps important pour diriger les visiteurs vers les activités et les commerces locaux. Il est certain que la présence de nombreux visiteurs à La Maison Verte a un impact important et positif sur l'économie locale.
Gîte et chalets La Maison Verte
lamaisonverte-gaspesie.com
216, chemin de la Petite-Rivière-du-Loup
Pointe-à-la-Croix (QC) G0C 1L0
418-788-2342
Camping Gaspésien La Maison Verte
lamaisonverte-gaspesie.com/camping-2
79, rue des Méandres
Pointe-à-la-Croix (Qc) G0C 1L0
418-788-2342
Nadia-Karina Minassian et son conjoint ont pris les clés du Motel Fraser de Chandler en 2010. Douze ans plus tard, ils sont fiers de leur coup. Ils en ont fait un haut-lieu de l’hôtellerie et de la restauration dans le secteur grâce à d’importants investissements en rénovation et mise à niveau des installations d’accueil, d’hébergement et de restauration.
La directrice générale insiste pour rappeler que les travaux ont été réalisés en utilisant des produits, des matériaux et des artisans locaux.
L’hôtel compte 30 chambres et deux maisons touristiques voisines. Les chambres ont subi d’importantes rénovations au fil des ans. Le restaurant le Sieur de Pabos a lui aussi été amélioré, autant du côté des cuisines que de la salle à manger. Le menu propose une cuisine actuelle et régionale mettant en valeur des produits locaux et frais. L’hôtel a aussi aménagé trois salles pour la tenue de réunions. L’établissement est ouvert toute l’année.

Depuis 3 ans, pendant la pandémie de COVID entre autres, on a développé des activités sur le site avec animation, alors que les visiteurs, les familles en particulier, ne pouvaient profiter d’activités ailleurs dans la région, tout étant mis en pause. Cela se poursuit et demeurera au programme, notamment à la piscine de l’hôtel.

Celle qui agit comme directrice générale de l’entreprise est une figure bien connue de la région. Diplômée en développement régional, elle a agi comme consultante en restructuration d’entreprises, en plus d’être présidente de Tourisme et commerce de la MRC de Percé. Plus récemment, tout en dirigeant son établissement hôtelier, elle a occupé le poste de préfète de la MRC de Rocher-Percé en plus d’agir comme présidente de la Table des préfets de Gaspésie.
De plus, Nadia participe avec quatre autres dirigeants d’hôtels de la région à une démarche commune destiné au développement de stratégies de développement durable à implanter dans leur établissement et ainsi en faire une certification. Toutefois, plusieurs mesures ont déjà été mises en place au Motel Fraser dans ce sens.
Motel Fraser
motelfraser.com
325, rte 132
Chandler (Qc) G0C 2J9
418.689.2281
Qu’on aime les fraises un peu, beaucoup, passionnément… ou pas du tout, on ne reste certainement pas indifférent quand on entre à la boutique de la Ferme Bourdages à Saint-Siméon-de-Bonaventure.

Dès l’arrivée, on sent que quelque chose de marquant nous attend. Et on en a vite la confirmation lorsqu’on aperçoit cette variété de produits étalés dans ce vaste lieu dont la grande majorité ont un point en commun : les fraises. Il s’agit du plus grand producteur en Gaspésie.
On peut donc y trouver, en plus des fraises elles-mêmes dans leur plus simple état, divers produits cultivés dans les jardins ou provenant de producteurs locaux, dont divers légumes de saison, des confitures, des tartes et pâtés de toutes sortes ainsi que des pains et pâtisseries. Et que dire des vins de fraises, tous nommés en l’honneur des ancêtres Bourdages. Un comptoir de dégustation permet de les découvrir. On peut aussi y manger : plusieurs produits sont proposés.

Le directeur général de l’entreprise et copropriétaire avec son frère Jean-François, Pierre Bourdages, explique que cet étalage de produits et de saveurs est le résultat de 200 ans de culture sur la ferme familiale. Ils sont de la 6e génération de Bourdages sur cette terre qui poursuit sa tradition d’abondance et de qualité, explique Pierre.
La boutique de la Ferme Bourdages, c’est plus qu’un lieu de vente : c’est une expérience sensorielle et culturelle. Et si les produits ne peuvent pas afficher l’appellation BIO, Pierre Bourdages assure que les méthodes de culture et de transformation s’en approchent avec l’utilisation d’insectes prédateurs et d’autres procédéd qui en assurent la qualité ultimale.
Si au début la ferme était destinée à assurer la subsistance familiale, elle est passée à une ferme de production maraichère dans les années 1990 après que Pierre ait diplômé en technologie agricole et ait racheté la ferme avec ses parents. C’est là que la production de la fraise a pris son essor. Et inutile de dire qu’il s’agit du résultat d’un intense démarche alors que la fraise profite désormais d’un savoir-faire qui en fait une des meilleures pour son goût sur le marché, affirme son copropriétaire qui en parle avec passion.
La production vinicole quant à elle a débuté en 2000 alors que Jean-François s’est joint à l’équipe et a suivi une formation pour le secteur vinicole. Aujourd’hui, la Ferme Bourdages produit annuellement 45 000 bouteilles de vins de fraises et de rhubarbe. En plus de la boutique de Saint-Siméon (60 % des ventes), ils sont distribués dans 100 place d’affaires au Québec, dont des succursales de la SAQ.
La Ferme Bourdages emploie une centaine de personnes, dont près de 30 travailleurs Mexicains qui reviennent chaque année prêter main-forte aux travaux aux champs et ailleurs.

https://www.youtube.com/watch?v=exLaS7TA7OQ&ab_channel=MordusdeSki
Tout près de la ville de Saguenay, la station hivernale de plein air multisports Valinouët propose une première particularité : sa neige est 100 % naturelle. La neige, on ne la fabrique pas : on l’apprivoise et on l’aménage.
Situé à environ 45 km au nord-est de la Ville de Saguenay, à Saint-David-de-Falardeau, dans le secteur du parc national de Mont-Valin, ce lieu profite d’un enneigement exceptionnel en raison de son microclimat, à près de 810 m d’élévation au sommet.
Il est bien connu que les gens de la communauté gaie au Québec sont friands des sports d’hiver et en particulier des activités de glisse (ski de fond, ski alpin, planche (snowboard), raquettes, etc.). Le Valinouët est donc une destination à considérer en toute confiance.
Le nouveau chalet inauguré pour la saison 2020 a nécessité des investissements de 5 millions $. Il peut accueillir 360 personnes assises au rez-de-chaussée, en plus de 360 places à la cafétéria du second niveau et du resto-bar à l’étage supérieur.

Ainsi, le Valinouët offre non seulement les conditions rêvées aux sports d’hiver, mais aussi animations, festivités et surtout, plaisir assuré pour toutes les clientèles. En voici quelques exemples :
- Une multitude de choix de pistes parmi les 33 offertes pour débutants, intermédiaires ou experts.
- Six (6) remontées mécaniques pouvant accueillir 7600 skieurs à l’heure.
- Un sentier balisé de 4.3 km est offert au sommet de la montagne pour les randonneurs en raquettes.
- Un réseau de 8 km (3 pistes) est offert gratuitement aux amateurs de ski de fond. Les pistes sont tracées périodiquement. Les adeptes de ski de haute-route seront comblés grâce à deux montées accessibles à partir de la base de la montagne.
- Pour les amateurs de sensations fortes : des secteurs pour skieurs et planchistes aguerris, dont la piste La Machette, classée double losange, qui comporte trois impressionnants crans rocheux pour faire monter l’adrénaline à son maximum.
- Un parc à neige offrant plusieurs modules et sauts, pouvant plaire aux plus petits comme aux plus grands.
- Un réseau de sentiers de Fat Bike accessible gratuitement à proximité du chalet de ski. Le secteur comprend trois sentiers, totalisant près de 8km.
- Situé au bout du chalet principal, le parc pour les glissades en tube comprend trois pentes aménagées spécialement pour la glissade et une remontée mécanique (fil neige) accessible à tous.
En plus de ces attraits pour les activités sportives, le centre propose une école de glisse pour toutes catégories, un centre de location d’équipement, un hébergement de style « coolbox » au pied des pentes, une cafétéria offrant divers menus et un resto-pub sympathique, un relais pour motoneiges, des événements spéciaux et des promotions occasionnelles, des forfaits pour groupes ou pour activités scolaires, etc.
Fait à signaler, c’est une coopérative de travailleurs qui gère et opère la station de plein air le Valinouët depuis 1995. Elle compte actuellement une vingtaine de membres travailleurs qui se sont qualifiés pour obtenir ce titre, dont certains forment le conseil d’administration. Auparavant, une organisation à but non lucratif avait été créée en 1984 par un groupe de personnes qui souhaitent voir ce genre d’infrastructure dans la région.
On trouve à proximité de la station hivernale un village alpin offrant de l’hébergement, des stationnements ainsi qu’un accès direct à des sentiers de motoneige.
La coopérative étudie et planifie actuellement un important projet de développement en vue d’offrir éventuellement des activités sur quatre saisons.
valinouet.qc.ca
181, Rte du Valinouët,
Saint-David-de-Falardeau, QC G0V 1C0
(418) 673-6455
Si les activités commerciales, hôtelières et touristiques reliées au nom de la famille Baker font partie du paysage économique et historique encore aujourd’hui à Gaspé, peu de gens connaissent le long et sinueux cheminement qui a marqué son histoire depuis plus de deux siècles.
Les débuts en affaire de John Baker (1851-1930) remontent en 1879, quelques années après que son père John Baker Sr déménage de la péninsule de Gaspé et décide de s’installer au centre-ville. Il entreprend alors d’ouvrir une taverne sur la pointe du Vieux-Port de Gaspé. Deux ans plus tard, après un succès florissant avec sa taverne, John Baker se porte acquéreur de 2 terrains situé sur la rue de la Reine (Queen Street à l’époque) appartenant alors à Ernest Tëtu et y construit un bâtiment de style victorien qu’il va baptiser l’Hôtel Baker.

Par la suite, de nombreux événements et bouleversements, dont les guerres mondiales, des incendies, des décès et des changements législatifs importants au Québec en lien avec les clubs privés de pêche au saumon, ont influencé l’existence de l’hôtel Baker. Les années 20 furent florissantes. Selon certains témoignages des gens de l’époque, la salle de bal de l’Hôtel Baker fût très populaire entre 1920 et 1929 lors des années folles pour les somptueux bals costumés qui s’y déroulaient et qui attiraient l’aristocratie du Gaspé de l’époque.
John Baker possède alors trois bâtiments dont le One Ash Inn et le Baker’s Lodge, qui servent surtout aux pêcheurs et aux chasseurs tandis que l’Hôtel Baker sert surtout à héberger les touristes et les commis voyageurs. John Baker décède en octobre 1930 à Waterloo en Ontario. La succession est partagée entre ses trois petits neveux et la gérance revient à William Baker. L’empire Baker finit par se retrouver dans une mauvaise posture, essentiellement à cause des nouvelles législations gouvernementales, qui éliminent tour à tour les clubs de pêches privées, afin de les remplacer en réserves provinciales. L’hôtel ainsi que le Baker’s Lodge sont vendus. William Baker meurt mystérieusement au One Ash Inn en mars 1956 d’un présumé arrêt cardiaque.
Cela sonnera la fin du règne de la famille Baker en hôtellerie à Gaspé après plus de cent ans. L’Hôtel Baker est encore une fois vendu en mai 1974 à un groupe de gens d’affaires de Gaspé comprenant l’actuel propriétaire, Roger Denis. Coup sombre du hasard, le Baker’s Hotel brûle, le 31 juillet 1975. Quelques mois après l’incendie, le même groupe d’investisseurs décide de prendre en charge la construction d’un nouvel hôtel, au même endroit que l’ancien Hôtel Baker.
Situé sur un site exceptionnel en surplomb du bassin Sud-Ouest de la baie de Gaspé, le bâtiment sera opérationnel, dès juin 1978, sous la bannière Auberge des Gouverneurs. Il comportera 44 chambres, ainsi que les 12 unités de motels précédemment construits comme addition à l’hôtel Baker.

C’est donc toute une épopée, évoquée en partie ici, qui a précédé l’arrivée des propriétaires actuels. Le directeur général, Pascal Denis, aussi actionnaire de l’entreprise, avec d’autres membres de sa famille, est fier du maintien d’une propriété québécoise pour l’établissement.
Depuis 2001, des changements et des agrandissements majeurs sont venus confirmer la place de l’hôtel comme leader dans les domaines de l’hôtellerie, de la restauration et du congrès en Gaspésie. Ces changements se sont concrétisés par l’ajout de 14 nouvelles chambres, d’un cinéma de 102 places, de même que l’agrandissement des salles de conférences et du restaurant Têtu. « En plus des nombreux services offerts, notre but était de devenir une destination en soi, ce qui est désormais acquis et ce, toute l’année », explique la directrice adjointe, Christine Cabot. Elle rappelle aussi que chaque année, des travaux de mise à niveau et d’entretien permettent de maintenir des équipements de qualité supérieure dans les cinq modèles de chambres offerts et ailleurs dans l’établissement.

Parlant du restaurant, dans une ambiance chaleureuse et tout en simplicité, la taverne gaspésienne Têtu se veut être un hybride entre un restaurant familial et un bar sportif. Son nom, on se le rappellera, évoque celui du propriétaire des terrains où a été construit l’hôtel, Ernest Têtu. Souhaitant faire vivre aux clients une expérience aux saveurs de la Gaspésie, et du Québec en général, on revisite des classiques culinaires afin de faire vivre une expérience savoureuse. Pas étonnant que sa salle à manger soit constamment remplie.

Quant au cinéma, la direction de l’établissement a voulu combler l’absence d’un tel service à Gaspé à l’époque pour le plaisir de la population autant que des clients de l’hôtel. On y présente une film populaire chaque semaine selon un horaire diffusé sur le site Web.
Enfin, mentionnons que l’hôtel est fréquenté par des groupes de touristes venus en autobus et en hiver, ce sont les groupes de motoneigistes et de quads qui arrivent par les sentiers pour se loger le temps d’une halte repos et repas.
Hôtel Baker
hotelbaker.ca
178, rue de la Reine
Gaspé (QC) G4X 1T6
418-368-3355
David Soucy est ingénieur forestier. Yan Lévesque, ingénieur en électromécanique. Un certain « soir de scotch », pour faire une image, en 2016, à partir d'une passion commune pour les spiritueux, un rêve de créativité et la volonté de participer au développement de leur région s’est imaginé.
Pendant plus de deux ans, ils ont développé le concept de leur entreprise de distillerie en prenant la peine de faire des choix éclairés et logiques. Ainsi. Comme l’eau est la base principale de la production, ils ont décidé que celle de la rivière Mitis allait être la meilleure pour répondre aux critères pour la fermentation et obtenir un produit à la hauteur des standards de l'industrie des spiritueux fins. Le choix de l’emplacement de la distillerie a suivi cette décision, soit à proximité de la rivière, à Mont-Joli.

Le processus de création de produits selon leurs valeurs et leurs normes de qualité nécessite des partenariats avec des entreprises et des organismes locaux spécialisés dans leur domaine. Par exemple, le Jardin de Mitis pour le pin montagnard, Ma cabane en Gaspésie pour la sève d’érable concentrée, et d’autres aussi.

Les équipements spécialisés qui constituent l’alambic ont été conçus et fabriqués selon le concept de Yan, le mécano de l’équipe. Ils représentent une part majeure du résultat obtenu une fois les assemblages des divers ingrédients effectués. Le vieillissement en tonneau de chêne est également un élément important pour la qualité du rhum. La macération avec du bois québécois sélectionné et torréfié tel l’érable à sucre, le bouleau jaune et le pommier, avec lequel on jumele le chêne blanc français et américain, permet de produire un spiritueux équilibré, vif et boisé, le Mitis.
En juin 2022, on a lancé la vodka Frimas, aromatisée avec des fruits de l’argousier du Québec ! Légèrement fruitée et acidulée, souple et douce : elle se déguste pure, sur glace ou en cocktail.
La boutique à la distillerie de Mont-Joli propose aussi quelques produits dérivés pour les amateurs. Une belle visite à faire si vous passez dans le coin.
Distillerie Mitis
distilleriemitis.com
1034, avenue de la Gaspésie
Mont-Joli, QC G5H 0B2
418.775.4011
Ne vous détrompez-pas : les aubergistes ne vous feront pas circuler par un sombre couloir derrière un bâtiment pour vous accueillir à La Ruelle, à Saint-Siméon-de-Bonaventure. Au contraire, dès qu’on s’engage sur le site de ce complexe touristique créé en 2013 par Marie-Josée Dugas et Serge Boulanger, on a l’impression d’entrer sur un domaine où trône en premier plan la magnifique maison ancestrale et patrimoniale Arsenault-Gallagher.

Au départ, le couple décide d’y fonder l’atelier-boutique La Ruelle fourrure, puisque Serge est un artisan de la fourrure depuis 1977. Il y propose des vêtements et accessoires exclusifs fait de fourrure et d’autres matières récupérées. Et il a choisi comme décor de recréer une ruelle du Vieux-Québec, pour bien situer son produit. Voilà pour l’origine de La Ruelle.
Puis en 2017, quand l’accueillant duo d’entrepreneurs transforme une écurie de sa magnifique propriété en deux appartements touristiques et que l’année suivante, on crée aussi un loft dans sa maison centenaire, l’appellation La Ruelle est déjà bien installée.
Comme l’explique Marie-Josée, « j’accueille personnellement chaque personne ou groupe qui vient loger ici et je leur présente toute l’information utile pour qu’ils se sentent bienvenus et à l’aise avec notre concept. Je veux qu’ils se sentent chez eux ».
La Ruelle hébergement offre donc trois magnifiques appartements touristiques pour des séjours prolongés d’au moins 7 jours durant la haute saison. Ciblant particulièrement touristes et gens d’affaires, les trois unités proposant une ou deux chambres se distinguent par leur décor chic et rustique mettant en valeur des matières réutilisées et des oeuvres d’artistes et d’artisans gaspésiens.

Dehors, le splendide aménagement paysager proposant des sentiers et une végétation où trônent de grands arbres matures, créé à la fin des années 1970 et rehaussé par les propriétaires actuels vers 2010, exacerbe la beauté naturelle du lieu, à proximité de la mer. On peut aussi profiter d’une terrasse avec barbecue ainsi que d’un foyer extérieur en saison estivale. La plage, bordant la baie des Chaleurs, se situe à quelques minutes de marche.

Avec l’atelier-boutique La Ruelle qui loge dans la maison ancestrale, on est en présence d’un complexe tout confort dans un lieu imprégné d’art, de nature et de patrimoine ! » Fait à signaler, Serge Boulanger vient de transférer la propriété de sa boutique ainsi que de son savoir-faire à Édith Dubuc et Caroline Hardy dans le cadre d’un projet de relève. Depuis octobre 2022, elles opèrent Les Loutres d’hiver – Récupération de fourrure, qu’on peut visiter sur rendez-vous.
Il ne faut surtout pas rater l’occasion de visiter la maison ancestrale (1820) et son parcours patrimonial joliment aménagé à l’été 2021. Ponctué de huit panneaux d’interprétation en français et en anglais au sujet de la maison ancestrale Arsenault-Gallagher, on y accède tous les jours en visite libre du 15 mai au 15 octobre.
Les panneaux témoignent des caractéristiques architecturales de la maison, mais aussi des familles qui l’ont habitée, et de leurs réalités sociologiques et historiques. Plus largement, ils vous lancent à la découverte de plus de 200 ans d’histoire du Petit-Bonaventure (aujourd’hui Saint-Siméon-de-Bonaventure). Leur contenu est tiré de l’information véhiculée dans une revue historique et une exposition réalisées en 2020 et 2021.
La Ruelle
laruelle.ca
253, Boul. Perron Est
Saint-Siméon-de-Bonaventure, QC G0C 3A0
418.534.4143
Pour plusieurs, le mot hydromel réfère à une boisson des dieux, souvent présentée ainsi dans les contes et légendes fantastiques, entre autres. Mais sachons qu’au Québec on en produit de l’excellent, dont celui de Hydromellerie du Vieux-Moulin, à Sainte-Flavie.
Connu et apprécié des Grecs et des Romains pour se répandre plus tard chez les Gaulois, l’hydromel, boisson des dieux issue de la fermentation d’eau et de miel dans des proportions très variables, est plébiscité tant par les familles que par les religieux du Moyen Âge. Il reste couramment consommé en Europe jusqu'au XIXème siècle. Dans la mythologie nordique, les Valkyries remplissent les cornes d'hydromel, durant le festin des dieux.
Normand Tremblay, le fondateur de cette entreprise familiale il y a 26 ans en 2022, produit du miel depuis plus de 40 ans. Au départ, il vendait dans les épiceries et commerces de la région. Mais lorsque l’idée de produire l’hydromel est arrivée, il a fallu penser à un local permettant d’installer une boutique en plus des équipements de production. En 1995, la famille acquiert un ancien moulin à farine construit en 1830, qu’elle occupe depuis.
C’est le fils du fondateur, Nicolas, qui gère maintenant l’entreprise.
Les fabuleux vins de miel qu’on y élabore et produit sont plusieurs fois médaillés d’or à diverses compétitions (vins et alcools du terroir). À la boutique, on trouve les nombreux produits du miel et une ruche d’observation.

À l’étage se cache le Musée de la Neufve-France, avec ses trésors patrimoniaux de la Nouvelle-France et artefacts exceptionnels des Premières Nations, le résultat de la passion de collectionneur de Normand Tremblay depuis les années 70. À voir absolument si on visite la boutique.
Hydromellerie du Vieux-Moulin
vieuxmoulin.qc.ca
141, route de la Mer
Sainte-Flavie, Qc G0J 2L0
418.775.8383
Rimouski, rue Saint-Germain ouest, une façade qui n’indique que très peu ce qui attend le visiteur à l’intérieur. Un vaste espace « cozy », de petits fauteuils autour d’une table basse, une section bistro, et au fond une grande salle aux éclairages tamisés où de petits groupes viennent y discuter où s’y réunir tout en profitant des produits uniques et spécialisés du torréfacteur.
Et puis ce grand comptoir derrière lequel on trouve deux douzaines de silos remplis de grains de cafés divers prêts à être emportés, moulus au goût du client ou dégustés sur place en une variété de choix et de formats, grâce à un personnel de baristas formés et connaisseurs.
On n’y sert pas de repas, précise Nathalie Gagnon, la directrice générale. On y sert en plus des cafés, des thés, des bières de micro-brasserie, des vins, des pâtisseries d’un commerce local. On peut y apporter un lunch et le faire réchauffer. À l’occasion, on y tient des vernissages, des conférences ou des spectacles.

La torréfaction, au cœur de l’entreprise
Le Moussonneur, ce n’est pas que l’endroit qu’on vient de décrire plus haut. C’est encore et surtout une entreprise qui importe et sélectionne des cafés d’un peu partout dans le monde, et qui opère dans le parc industriel de Rimouski un atelier de torréfaction parmi les mieux équipés, grâce à l’expertise de plus de 32 années de Richard O’Neil, l’associé de Nathalie Gagnon.
Et le nom de cette entreprise rimouskoise provient du terme « moussonné », qui constitue en fait une gamme de cafés dont le Moussonneur en a fait sa spécialité. En fait, on dit d'un café vert obtenu à partir de café non lavé qui a été exposé en atmosphère humide afin d'absorber de l'eau, gonfler et changer de couleur jusqu'à devenir brun clair doré, qu’il est moussonné.
La vedette de cette gamme, c’est le Moussonné des Îles-de-la-Madeleine, un café vert trempé dans l'eau de mer des Îles, ensuite séché au soleil et aux vents salins, avant d'être torréfié au fur et à mesure de la demande. Pourquoi cette idée folle ? « Parce que le sodium de mer, cristallisé à l'intérieur de ce grain, se mélange aux huiles du café lors de sa torréfaction, ce qui crée une réaction réduisant grandement l'acidité des autres cafés avec lequel il est mélangé, en plus de faire ressortir leurs arômes spécifiques qu'on ne découvrirait pas sans lui », explique Richard O’Neil. Il s’agit d’un procédé découvert au 17e siècle. Ces produits sont reconnus pour leur finesse, leur saveur supérieure et leur texture onctueuse. Afin de concevoir ces cafés exceptionnels, Richard O’Neil s’est plus qu’inspiré de la nature : il l’a intégrée à son procédé.

Par sa façon unique de choisir et de torréfier nos cafés d’origine, l’artisan torréfacteur Richard O’Neill sait atteindre des saveurs exceptionnelles et remarquables. D’ailleurs, il se rend lui-même sur les plantations afin de mieux comprendre le quotidien et les particularités des producteurs, leurs procédés spécifiques ainsi que l’environnement distinct qui entoure chacune des cultures.
Il développe également plusieurs mélanges aux saveurs précieuses, parfaites et sans pareil qui savent plaire aux fins connaisseurs, qu’on appelle les Incontournables. L’atelier produit aussi des cafés pour des chaînes d’épicerie et des restaurants.
Par ailleurs, les cafés Privés sont des cafés ayant obtenu un grade au-dessus de 87 sur une échelle de 100 définie par la SCA (Speciality Coffee Association), une note attibuée selon différents critères : les arômes, le corps, l’acidité, la balance, l’arrière-goût, la netteté de la tasse. De l’éclairage de la salle, au Ph de l’eau en passant par les niveaux d’humidité du grain, tout est pris en compte pour assurer une uniformité des résultats lors de la dégustation.
C’est en découvrant ces détails et les méthodes de travail du torréfacteur qu’on peut dire qu’il est au café l’équivalent du sommelier pour le vin.

L'avenir est prometteur
On ne peut terminer ce profil sans parler d’un nouveau produit qui occupe un créneau particulier : on l’appelle le Cold Drip Brew. Ce café est infusé à froid selon une méthode artisanale japonaise de goutte à goutte, le style Kyoto. Ce procédé permet d'obtenir un café infusé à froid d'une extrême richesse permettant le développement des saveurs et arômes spécifiques au terroir de chaque café d'origine. Il est offert en cannette prêt à servir ou à être intégré à un alcool ou à un breuvage fruité, par exemple, sur glace.
Ces dernières années, les boissons froides à base de café sont devenues de plus en plus populaires pendant les mois d'été aux États-Unis et au Canada. L'infusion à froid a connu une croissance exponentielle au cours des dix dernières années. Cependant, parallèlement à l'infusion à froid, on a également assisté à l'essor du café « cold drip », une boisson qui présente des similitudes et des différences essentielles. C’est ce procédé que le Moussonneur utilise pour fabriquer ses cinq variétés, dont le Costa Rica Terrazu et le Jamaica Blue Mountain.

Par ailleurs, à l'automne 2024, Nathalie Gagnon installera à l'entrée de son commerce une boutique spécialisée en accessoires pour le café, incluant des cafetières, des tasses et autres articles pertinents et exclusifs. Elle y présentera aussi des formations pour les amateurs de café sur l'utilisation des machines, les techniques de préparation, et autres sujets reliés au café et à ses particularités.
Le Moussonneur va également développer une division commerciale pour desservir les restaurants, les hôtels et les divers établissements servant du café à leurs clients. Un expert du domaine s'associe à l'entreprise pour coordonner ce service. On pourra également s'y procurer des sacs de café sans mouture en gros.
Le Moussonneur emploie une équipe de quatre personnes à l’atelier en plus de quelques baristas au café du centre-ville.
Le Café du Moussonneur
lemoussonneur.ca
173, rue St-Germain Ouest
Rimouski (Qc) G5L 4B8
418 721-7776
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Par Gaëtan Vaudry
Lors de notre petit séjour de quelques jours à ville de Saguenay, impossible pour nous de ne pas s’arrêter au Café Cambio de la rue Racine Est à quatre ou cinq reprises. Premièrement, afin de profiter de l’ambiance de cette coopérative de solidarité du centre-ville de Chicoutimi certes, mais aussi pour déguster de bons petits plats santés abordables, qui mettent en vedette les produits de plusieurs producteurs locaux.
Dès qu’elle nous parle des produits que nous retrouvons à cette micro-brûlerie équitable et biologique fondée en mars 2005, les yeux de Virginie Simard-Dufour s’illuminent. Elle nous parle d’un travail d’équipe sans relâche de 32 membres, dont 10 membres travailleurs : «
Sous le label, nous incarnons une vision, celle d’un monde meilleur, un monde où les agriculteurs et les travailleurs sont à la table des négociations sur un pied d’égalité
», souligne fièrement la responsable service, restaurant et barista de l’endroit.
Le Café Cambio, endroit phare de nombreux étudiants du Cégep de Chicoutimi et de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), s’avère également un lieu de diffusion pour plusieurs jeunes artistes du Saguenay. Régulièrement, l’établissement propose des vernissages, ou encore de petits concerts acoustiques de musique émergente.

Lors de ma visite en novembre dernier, j’ai eu la chance de déguster d’excellents petits plats à l’établissement issu de l’initiative de deux jeunes Montréalaises et amies d’enfance, Guylaine Pelletier et Geneviève Demers. En entrée, je débute par un délicieux potage aux champignons, qui s’avère réconfortant en cette période de l’année. Je poursuis avec le panini Bedi piquante (au poulet aux épices cajun, oignons confits, épinards, mozzarella et végénaise), servi avec salade et croustilles de maïs et salsa. On termine avec le dessert du jour, le tout accompagné de l’un de leurs excellents cafés équitables. À ma grande surprise, l’addition pour ce succulent repas trois services s’avère fort abordable!
De plus, ce qui m’a grandement marqué lors de ma première visite, c’est leur concept « Donner au suivant », alors que les clients qui le désirent peuvent offrir, sous forme de dons anonymes, une soupe ou un café à une personne dans le besoin. Sachant que la situation de l’itinérance s’accentue au centre-ville de Chicoutimi, ce geste de générosité que j’admire prend tout son sens.
Le café et les produits du Café Cambio sont disponibles dans plusieurs points de vente dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont Chicoutimi, Jonquière, La Baie, Saint-Ambroise/Saint-Honoré, MRC Lac-Saint-Jean-Est, MRC Domaine-du-Roy, Bas-Saguenay, Saint-Fulgence/Sainte-Rose-Sacré-Cœur, Tadoussac, Les Bergeronnes, Les Escoumins et même la Côte-Nord !
Café Cambio
414, rue Racine Est, Chicoutimi
418 549-7830
cafecambio.ca