Les territoires de la Gaspésie et des Maritimes couverts dans ce Guide ont été occupés depuis des millénaires par les Mi’gmaqs que les Français appelaient Micmacs. Encore aujourd’hui, ce sont des communautés de cette Première Nation que vous rencontrerez sur tout ce territoire.
À Gaspé, lieu symbolique des premières rencontres entre l’explorateur français Jacques Cartier et cette nation autochtone, le Site d’interprétation Micmac de Gespeg a pour mission de mettre en valeur la culture micmac de la communauté de Gaspé. À travers ses activités d’interprétation, ce site met en lumière l’histoire de la communauté de 1675 à nos jours en offrant une expérience authentique et originale à ses visiteurs. La boutique du site offre une gamme de produits d’artisanat authentique et de qualité. Elle met en valeur l’artisanat mi’gmaq ainsi que d’autres produits de cultures autochtones du Québec.
Du côté de la Baie des Chaleurs, Gesgapegiag attire de nombreux touristes désireux de profiter des différents attraits de cette partie du territoire mi’gmaq. Pour les touristes venus faire le tour de la Gaspésie, il est possible de s’arrêter dans la communauté pour pique-niquer dans le parc communautaire ou d’aller admirer le tipi qui a été érigé au bord de la mer en 2018.
La communauté de Gesgapegiag s’est dotée d’un domaine de chalets et a installé plusieurs tipis dans l’Anse Sainte-Hélène pour offrir aux touristes la chance de vivre un séjour authentique. Il est aussi possible pour les touristes de séjourner dans la réplique du navire La Grande Hermine, un des navires utilisés par Jacques Cartier. Pour les randonneurs et les motoneigistes, Le Relais de la Cache se trouve tout près des monts Chic-Chocs.
Chaque année en juillet, la communauté organise un Pow-Wow, une fête traditionnelle où se réunissent tous les Mi’gmaqs de la région et à laquelle sont conviés tous les gens intéressés à découvrir leur culture et leurs traditions. Cette célébration amalgame chants, danses, cuisine et contes traditionnels.
Actualités
Site de l’émergence du premier ‘Village gai’ de Montréal autour de la rue Stanley, c’est dans ce quartier que se produisirent les évènements qui, en 1977 et 1990, furent qualifiés de Stonewall montréalais, dans les deux cas résultant de descentes policières dans des lieux de rencontre GLBT.
Le 22 octobre 1977, après une descente dans un bar gai de la rue Stanley, le Truxx, accusé de tenir une ‘maison de débauche, où plus de 140 hommes gais furent brutalement arrêtés, une manifestation de nuit organisée à l’initiative de l’Association pour la défense des droits des gai(e)s rassembla 2,000 hommes gais en colère au coin de Stanley et Sainte-Catherine. Dans les années 1970, les descentes dans les bars gais s’étaient multipliées à Montréal pour « nettoyer » la ville à l'approche des Jeux olympiques de 1976 et ces pratiques avaient continué après la tenue des Jeux. Cette nouvelle descente abusive incitera le gouvernement du Québec alors dirigé par le Parti Québécois de René Lévesque de donner suite à sa promesse électorale de 1976 en ajoutant le 15 décembre 1977 l’orientation sexuelle aux motifs interdits de discrimination dans la Charte québécoise des droits, une première dans les Amériques.
En juillet 1990, c’est aussi suite à une descente cette fois dans un party privé, le Sex Garage, organisé dans un immense loft d’un édifice industriel rue de la Gauchetière, en invoquant le bruit qu’un groupe de policiers de la Communauté urbaine de Montréal décida le 14 juillet 1990 d’y faire une descente après avoir enlevé leurs insignes. Les quelque 400 participants furent alors forcés de quitter les lieux, puis attaqués par la police quand certains d’entre eux tentèrent de revenir récupérer leurs effets personnels.
Le 16 juillet, après la promesse de rencontre non tenue du chef de police, plusieurs centaines de personnes se présentèrent au poste de police au coin des rues De Maisonneuve et Saint-Mathieu pour un kiss-in pacifique. Alors que les manifestants étaient tous assis par terre, des rangées de policiers se présentèrent devant les manifestants pour charger la foule et la forcer à circuler.
La brutalité de la répression incitera plusieurs participants à s’engager dans la lutte contre la violence envers les gais et lesbiennes ce qui mènera en 1992 à la mise sur pied de la Table de concertation des lesbiennes et gais du Grand Montréal qui obtiendra en 1993 la tenue d’audiences publiques de la Commission des droits de la personne du Québec sur la violence et la discrimination envers les gais et lesbiennes. Le rapport de la Commission en 1994 De l’illégalité et à l’égalité marquera un nouveau jalon dans l’avancement des droits LGBT au Québec en ouvrant la voie à la reconnaissance des couples de même sexe notamment. Plusieurs s’impliqueront aussi dans la mise sur pied de Divers/Cité qui organisera et fera rapidement grandir le défilé de la fierté LGBT à Montréal de 1993 à 2008.
L’homophobie est arrivée au Québec et dans la majeure partie de l’Amérique du Nord dès le moment où les premiers colonisateurs européens ont mis les pieds sur le continent à partir du 15e siècle. Convaincus par le christianisme que la sexualité ne devait être qu’un rapport reproductif entre un homme et une femme, et réprimant eux-mêmes les pratiques homosexuelles parmi les leurs, ils ont naturellement cherché à réprimer les moeurs sexuelles des Premières Nations, beaucoup plus ouvertes.
Pour la majorité des peuples d’Amérique du Nord, la sexualité était considérée comme ayant été donnée par les dieux pour en user en toute liberté. Ainsi, il n’y avait pas de tabou à parler de sexualité devant les enfants et on les laissait faire leurs expériences sexuelles sans intervenir, pourvu que chaque partenaire soit consentant. La sexualité n’était d’ailleurs pas confinée au lien du mariage chez l’adulte. Ainsi, un homme pouvait avoir plusieurs femmes ou se marier avec des hommes ayant pris le rôle des femmes, ce que les explorateurs français ont appelé «les berdaches».

Phénomène particulier, le berdache est un homme qui déci-dait de son plein gré d’adopter le rôle de femme. Le phénomène inverse existait aussi, mais n’est pas englobé sous le terme de berdache et est malheureusement moins bien documenté. Cependant, qu’ils soient hommes ou femmes, ils étaient valorisés parce que l’on considérait qu’ils possédaient à la fois les esprits féminin et masculin, ce qui les rendait plus puissants spirituellement. On parle aujourd’hui chez nos Premières Nations des êtres bispirituels en se référant à cette tradition. Aussi, on encourageait souvent le berdache à ne pas se marier et à se consacrer au chamanisme. On le célébrait dans une cérémonie annuelle où tous ses partenaires sexuels dansaient pour lui.
L’adoption du rôle de l’autre sexe s’accompagnait, chez la majorité des peuples, de l’adoption de l’habillement à l’âge de la puberté. Il n’y avait donc pas de stigmatisation à l’encontre du travestisme, vu comme un choix personnel tout à fait acceptable. Le seul critère restrictif dans ces sociétés était qu’on devait choisir l’un ou l’autre des rôles masculin ou féminin et s’y conformer. Le sexe que l’on avait à la naissance ne déterminait donc pas nécessairement notre rôle futur.
Au nord de l’estuaire du Saint-Laurent, le Nitassinan est la terre ancestrale des Innus. En explorant les vastes régions du Saguenay, du Lac Saint-Jean et de la Côte-Nord, c’est l’occasion pour les visiteurs de renouer avec les traditions et la culture de ce peuple qui le premier a su s’adapter à ce territoire boréal. Ce peuple que les explorateurs français avaient appelé les Montagnais, est encore très présent sur le territoire et c’est probablement ici une des régions du Québec où il est le plus facile pour les touristes d’y venir à la rencontre des Premières Nations que ce soit à Mashteuiatsh au Lac Saint-Jean, à Essipit, à Pessimit, à Ekuantshit, à Mani-Uténam ou à Nutashkuan sur la vaste Côte-Nord.

Les Innus furent l’un des premiers alliés des Français avec lesquels ils signèrent tout comme les Algonquins et les Etchémins une Grande Alliance à la Pointe Saint-Mathieu, près de Tadoussac, en 1603. François Gravé du Pont et Samuel de Champlain conclurent au nom du roi Henri IV avec le chef innu Anadabijou ce traité leur permettant de peupler les territoires en échange d’une protection militaire. Cette alliance, le premier traité franco-amérindien du Nouveau Monde, a permis la création de la Nouvelle-France. « Nos fils vont épouser vos filles et ensemble nous formeront une seule et même nation » avait prédit Champlain parlant ainsi de la naissance de la nation métisse dans le Nouveau Monde qui deviendra la Nouvelle-France et le Québec. Près de 5 000 Innus vivent encore au Pekuakami (le Lac Saint-Jean en langue innu) dont près de la moitié dans la communauté de Mashteuiatsh près de Roberval. Sa pointe s’avançant directement dans le lac permet une vue exceptionnelle et un contact direct avec les eaux bleues. Facile de se mettre les pieds dans l’eau à partir du Site Uashassihtsh, ou à l’arrière du Carrefour d’accueil. Ses longues plages situées au sud de la communauté vous font rêver lorsque le soleil se couche, de quoi faire rougir les couchers de soleil des tropiques!
Encore aujourd’hui, le territoire du Nitassinan demeure important et les jeunes générations s’approprient les territoires familiaux afin de garder ce contact. Vous pourrez y vivre l’expérience de dormir sur une couche de sapin dans un tipi ou une tente de toile et humez l’odeur qui s’en dégage. Nul doute que vous serez éblouis par les couleurs des apparats et des régalias, costumes traditionnels des pow-wow lors du Grand rassemblement des Premières Nations à Mashteuiatsh.. Chaque année, à la deuxième semaine du mois de juillet, c’est la fête. Danses, spectacles, défis de sports traditionnels, dégustations de mets à saveur autochtone, et ce, dans un site enchanteur, sur le Site Uashassihtsh. Un premier arrêt au Carrefour d’accueil vous permettra de découvrir toute la diversité des activités et des attraits à voir et à vivre. 
La communauté d’Essipit aux Escoumins vous accueille pour sa part dans ses chalets et condos sur le bord du Saint-Laurent d’où vous pourrez observer les baleines directement de la rive, des lieux inspirants où Ariane Moffatt vient parfois gratter sa guitare.
Vacances Essipit offre aussi des croisières sur le fleuve pour les voir de plus près et différents forfaits découvertes. L'entreprise vous propose un vaste éventail d’activités de plein-air plein air à volonté au sein de sa communauté: kayak de mer, chasse, pêche, observation de l’ours et plus encore. Vous pourrez y profiter d’un environnement qui regorge de lacs naturels et de paysages à couper le souffle.
La vue spectaculaire sur l’estuaire en fait un lieu privilégié pour l’observation des baleines et de la faune marine. Vous pourrez vous y reposer dans ses condos-hôtels modernes, ses chalets bien équipés, ses pourvoiries en forêt ou ses terrains de camping. Vous serez séduits par les secrets bien gardés d’une culture transmise de génération en génération, depuis des millénaires.
En route vers la Minganie ou la Basse-Côte-Nord, Sept-Iles est un arrêt incontournable. Jusque dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Sept-Îles n’était qu’un poste de traite fréquenté par les Innus, les coureurs des bois et marchands qui y échangeaient pelleteries et biens manufacturés. Le site historique du Vieux-Poste vous fait revivre la vie au quotidien de la traite des fourrures au 19e siècle. Héritage de cette époque, la ville est entourée des communautés innues d'Uashat et de Malioténam. À Sept-Iles, le Musée régional de la Côte-Nord fait une large place à l’histoire et à la culture autochtones.
A Uashat, il ne faut pas manquer de visiter le Musée Shaputuan. Ouvert en 1998, le musée a pour mission de faire partager la culture innue et de faciliter le dialogue entre les Autochtones et les non-Autochtones par des échanges interculturels. Le musée abrite une exposition permanente, En pays innu, la marche des saisons, axée sur la vie traditionnelle des Innus au fil des saisons, ainsi qu’une centaine d’objets témoignant du passé. Le solstice d’été Innu Tshitshuk, qui a lieu le 21 juin, est une des activités les plus populaires.

L’Atelier-boutique Atikuss vous offre de découvrir les coutumes de ces peuples millénaires à travers les mains d’artistes et artisans issus des 11 Premières Nations du Québec. Vous y découvrirez une galerie d’art, un atelier de confection et la renommée boutique Atikuss, un véritable et authentique lieu de création, où vous pourrez admirer en direct le travail des artisanes et ainsi goûter à cette belle et riche culture ancestrale. La boutique d’artisanat, qui regorge de produits naturels, authentiques et écoresponsable issus des traditions des Premières Nations et du terroir. En 2018, les créations Atikuss ont fièrement chaussé les duchesses du Carnaval de Québec avec leurs fameuses Bottes de l’espoir !
Du côté de Malioténam, en août, le Festival Innu Nikamu est l’un des plus importants festivals de musique et des arts autochtones en Amérique du Nord. Depuis 30 ans, c’est aussi le lieu de rassemblement des artisans et des touristes qui visitent la région. Il perpétue la tradition des grands rassemblements estivaux innus.

En poursuivant la route, la Minganie est un pays de pêcheries, de gibier et de cueillette de petits fruits parcouru depuis des millénaires par les Innus. À la Maison de la culture innue, à Ekuanitshit, arrêtez-vous pour goûter à la bannique, ce pain traditionnel. À Natashquan et dans la communauté innue voisine de Nutashkuan, le Festival du conte et de la légende de l’Innucadie est un haut lieu de la parole vivante dans un décor de taïga, de rivières, de plages et d’eau propice à la baignade. Le festival fait un pont entre Natashquan et Nutashkuan. On y célèbre en 2022 l’œuvre de Gilles Vigneault, la culture acadienne et l’œuvre de Joséphine Bacon, et la création artistique des Innus, pour qui l’oralité est primordiale dans la transmission des savoirs.
La communauté innue voisine de Nutashkuan est le plus important village à l’est de Havre Saint-Pierre. Au Camping Nutshimit, vous pourrez vous immerger dans la culture innue.
La vaste zone du Québec maritime couverte par ce Guide s’étend sur plus de 1 000 kilomètres, de l’estuaire du Saint-Laurent aux îles du golfe et à l’Acadie du Nouveau-Brunswick. Du fjord du Saguenay aux Îles de la Madeleine, vous découvrirez les paysages les plus spectaculaires où la terre s’enfonce dans la mer, où l’horizon se dégage pour vous offrir de magnifiques levers et couchers de soleil. Régions encore faiblement peuplées avec à peine plus d’un million d’habitants—vingt fois moins la densité de la vallée du Saint-Laurent—c’est l’occasion d’aller à la rencontre de la nature et de découvrir une diversité humaine qui nous replonge dans les racines de ces nations, où les Innus côtoient les Québécois, les Micmacs, les Acadiens et aussi les descendants des Loyalistes qui ont donné naissance au Canada anglais. Ces contacts ont créé autant de métissages et d’identités régionales, des Brayons du Témiscouata et du Madawaska aux Madelinots. Avec seulement deux agglomérations de plus de 100 000 habitants, Saguenay et Moncton, le village reprend ici son sens originel et la vie LGBT y a peu pignon sur rue. Mais ce Guide vous propose plus de 200 adresses homosympas où vous serez accueillis avec toute la chaleur propre à ces régions où la solidarité humaine repose encore sur les contacts directs. Aussi pour découvrir ces régions d’une infinie beauté, il faut laisser derrière soi le rythme trépidauberge ant de la vie urbaine et prendre le temps de vivre. Il faut quitter les autoroutes et les routes nationales pour passer et s’arrêter au coeur des villages. Ici, c’est largement les marées et la vague qui rythment la vie. C’est ainsi que j’ai découvert les superbes villages de Kamouraska, Notre-Dame-du-Portage, de Cacouna, de Témiscouata-sur-le-lac, de Bic, de Sainte-Luce-sur-Mer, de Métis-sur-Mer, de Baie-des-sables, de Grande-Vallée, pour n’en nommer que quelques-uns. C’est ici l’endroit rêvé pour vous déconnecter du stress de la vie moderne… car à bien des endroits il vous sera impossible de vous connecter à internet ou de recevoir vos appels sur votre cellulaire. Allez-y, prenez le temps de vivre et de vous reconnecter avec les plaisirs simples et la chaleur des relations humaines.
André Gagnon, éditeur
Du côté de Sainte-Luce-sur-Mer, le café-bistro de l’Anse-aux-Coques est une véritable institution. Bien situé juste en face de l’Anse-aux-Coques et de sa promenade, on y sert une cuisine du terroir mettant en valeur les spécialités régionales, ainsi qu’un menu végétarien. Si près de la mer et avec un tel nom, on s’imagine bien que les poissons, fruits de mer sont à l’honneur. On y sert aussi des pâtes actualisées et fines pizzas, des grillades, déjeuners santé, des oeufs bénédictine en terrasse ou dans la superbe salle à manger. On s’y affale volontiers pour voir les visiteurs passer. Sur un petit cap à côté de l’église et profitant d’une vue remarquable sur l’anse et le village, le Bistro du Nipigon propose comme son nom l’indique un menu bistro où moules¬–frites, homard, fish & chips, crevettes, pétoncles, côtes levées, filet mignon, salades, et pâtes sont à l’honneur. Le café LeZ Assoiffés de l’Auberge Sainte-Luce offre des déjeuners légers et d’excellents cafés au rez-de-chaussée de cette auberge centenaire qui offre à l’arrière une large fenestration vers la mer.
Aujourd’hui, les Premières Nations renouent avec leurs traditions d’ouverture à la diversité sexuelle. À Wendake, à quinze kilomètres de Québec, sur le territoire de la nation huronne-wendat, l’Hôtel-musée des Premières Nations vous permet de découvrir leur culture à la fois contemporaine et millénaire. Dans ce bâtiment dont l’architecture est inspirée des maisons longues traditionnelles, vous retrouverez sous le même toit un hôtel de 55 chambres et suites, un musée, un restaurant et une boutique.
L’hôtel au design contemporain où les matériaux nobles comme la pierre, le cuir et le bois se conjuguent à une architecture remarquable, est entouré de jardins thématiques et de sentiers pédestres ce qui crée une atmosphère unique pour une des plus belles terrasses de la région. Le musée huron-wendat inauguré en 2008, veille à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine de cette nation.
Au restaurant La Traite, le chef Martin Gagné nous offre une fine cuisine inspirée du terroir du Nord avec ses produits de la chasse, de la pêche et de la cueillette. À la boutique, vous pourrez vous procurer des créations d’artisans et d’artistes des Premières Nations. L’hôtel et le gite La Huronnière vous serviront de base pour découvrir Wendake et les environs et les multiples activités
Sur le territoire de Wendake, le Site Traditionnel Huron constitue une occasion unique de découvrir l’histoire, la culture, la cuisine, les danses et le mode de vie des Hurons d’hier à aujourd’hui. En visitant ce village reconstitué et en vous laissant emporter par les récits, vous découvrirez les facettes cachées de la vie des Hurons d’hier à aujourd’hui.
Au sud du Saint-Laurent, juste en face de la grande région de la capitale nationale, Chaudière-Appalaches opère la transition entre la vallée du Saint-Laurent et les eaux salées une fois passée l’Ile d’Orléans. C’est une région où les villages sont souvent tricentenaires puisqu’ils ont été fondés comme l’arrière-pays de la capitale de la Nouvelle-France. Plusieurs villages sont parmi les plus beaux au Québec.
Avec ses 200 km de berges, Chaudière- Appalaches s'étale comme un véritable jardin en face de la Capitale nationale. Comme son nom l'indique, Chaudière-Appalaches est traversée par la rivière Chaudière qui parcourt l'ensemble de la Beauce pour se jeter dans le fleuve à Lévis. Près de sa limite sud, à la frontière du Maine, les sommets des Appalaches jalonnent les régions de Thetford, de Lotbinière, des Etchemins, de Bellechasse, de la Côte-du-Sud. C'est aussi une nature généreuse où le fleuve côtoie les vallées fertiles : paradis du cyclotourisme, de la marche en montagne et de l'observation des oiseaux. Ses érablières, au printemps, vous sucreront le bec. La région est la plus grande productrice de sirop d'érable dans le monde.
En amont de Québec, découvrez la région de Lotbinière, Au cours des siècles, les seigneurs y ont laissé leurs manoirs, leurs dépendances et leurs terres. L'architecture traditionnelle y a souvent été très bien préservée. Deux villages, Lotbinière et Saint-Antoine-de-Tilly, font partie de l'Association des plus beaux villages du Québec. Le Domaine Joly-De Lotbinière est un immense parc-jardin romantique aménagé au XIXe siècle par la famille seigneuriale de Lotbinière. Reconnu comme l’un des plus beaux jardins d’Amérique du Nord, ce site naturel exceptionnel est un attrait incontournable à visiter.
Dans cette région, les amateurs de camping et de naturisme aimeront le Domaine de l’Arc-en-ciel à Joly, le seul camping gai de la grande région de la capitale. Le Domaine est facilement accessible de l’autoroute 20.
Dans l’Archipel de l’Isle Aux Grues, visitez le Parc national de Grosse-Ile. Des comédiens font revivre les personnages de l'époque où Grosse-Île, station de quarantaine du port de Québec, était le principal point d'arrivée des immigrants au Canada. Des centaines de milliers d’immigrants y ont transité au XIXe siècle, plus de 6,000 y sont morts, dont de nombreux Irlandais. Vous comprendrez mieux pourquoi vous rencontrez tant de Québécois avec des noms irlandais… qui ne savent pas dire un mot d’anglais !
par Pierre Perreault
Parmi les forfaits proposés par Voyages CoSte en Minganie et sur la Basse Côte-Nord, il y deux excursions qui nous transportent à la découverte de deux secteurs différents de l’Archipel de Mingan, un des joyaux naturels de la région sous la responsabilité de Parcs Canada.
La première excursion prend son départ au quai de Longue-Ponte-de-Mingan, le village reconnu depuis longtemps pour sa proximité de deux des îles populaires faisant partie de l’histoire maritime de cette partie du Golfe du Saint-Laurent : l’île aux Perroquets et l’île Nue. À bord d’un bateau de la Famille Loiselle, on s’élance sur une mer plutôt calme lors de notre excursion du 3 septembre, sous un soleil radieux.
Le secteur ouest de l’archipel de Mingan est privilégié par la présence des mammifères marins, une faune ailée attrayante, une flore luxuriante et des sculptures de roche qui semblent garder l’endroit depuis des siècles. Le royaume des macareux de l’île aux Perroquets est plutôt tranquille en ce début de septembre, les oiseaux étant déjà partis vers leur habitat d’hiver. Toutefois, les phoques et les rorquals y sont toujours présents. On y trouve un phare et des bâtiments ayant été préservés dont le guide nous raconte l’histoire avec beaucoup d’intérêt.
Pour leur part, les monolithes de l’île Nue offrent un spectacle assez fascinant, en bordure de mer. Leur nombre important et leurs formes intrigantes ont de quoi susciter l’intérêt.
Lorsque les conditions de la mer sont favorables, le capitaine du bateau de la Famille Loiselle nous invite à déguster de l’oursin fraîchement pêché lors de notre retour au quai à l’île Nue. Le fond de la mer sous le quai en est d’ailleurs tapissé. Voilà un moment agréable et savoureux de cette excursion.
La seconde excursion qu’on nous a proposée est celle du secteur est de l’Archipel, à partir du quai de Havre-Saint-Pierre, la capitale administrative de la Minganie. À bord d’un bateau confortable et rapide, Le Calculot, nous avons effectué une croisière de près de trois heures au cœur de l’archipel des Iles-de-Mingan, dont une escale sur l’île Quarry pour y admirer les nombreux et impressionnants monolithes géants qui ont inspiré divers poètes et artistes-peintres, et sur l’île Niapiskau, le tout accompagné des guides de Parcs Canada.
La météo favorable et agréable de ce début de septembre a certes contribué à rendre ces excursions davantage mémorables. Surtout quand ces sculptures naturelles qu’on surnomme « pots de fleurs » font partie de notre imaginaire depuis si longtemps. De s’y retrouver, dans ce décor presque magique, au bout d’une plage de galets, fut un des moments forts de ce périple en Minganie.

Des forfaits découverte pour tous les goûts et en toutes saisons
N’eut été de la distance importante à parcourir pour notre retour à Québec et à Montréal et du peu de temps additionnel disponible, nous aurions certainement prolongé notre séjour pour profiter d’autres destinations qu’offre Voyages CoSte dans la vaste région qui s’étend jusqu’à Blanc-Sablon, à la limite du territoire québécois de la Basse-Côte-Nord et à la frontière du Labrador.

Cette vaste région où la route est presque inexistante, sauf pour quelques sections entre des villages isolés, est riche en histoire et en légendes chez les populations qui l’occupe depuis des temps immémoriaux.
On peut s’y rendre avec le forfait « Bella Desgagnés », du nom du bateau qui dessert ces villages à partir de Rimouski et de Sept-îles la majeure partie de l’année, une fois la semaine. Dépaysement total garanti. On peut aussi choisir le forfait « La Grande séduction et Découverte des Toutes-Îles », dont la typique et fabuleuse île de Harrington Harbour, lieu de tournage du film qui a séduit bien des Québécois, ou encore le « Blanc-Sablon et Labrador », pour une aventure unique au cœur de cette contrée qui ne demande qu’à être découverte et admirée.

Voyages CoSte offre également depuis 2025 un forfait hivernal Éco-aventure en motoneige à Anticosti, pour une expérience unique hors sentiers. D’autres excursions hivernales sur la Côte-Nord sont offertes, dont « Route blanche » et « Weekend Taiga ».
La directrice générale de Voyages CoSte, Alberte Marcoux., et son équipe de professionnels et accompagnateurs, s’acharnent à faire de chaque séjour un événement unique et rempli de sensations fortes et d’émotions nouvelles. Les quelque 90 entreprises touristiques membres de la Coopérative de solidarité en tourisme équitable (CoSte) misent sur le dynamisme et la volonté ferme qui s’expriment dans la mission de l’organisation pour encore mieux poursuivre le développement de cette industrie longtemps fragile et faire découvrir la richesse du milieu nordcôtier à de plus en plus de voyageurs d’ici et d’ailleurs.
Pour notre part, plusieurs semaines après notre retour en ville, nous avons encore beaucoup de belles images et de merveilleux souvenirs qui hantent nos pensées.
Pour voir les forfaits offerts par Voyages CoSte et les détails de chacun, visitez la page web : voyagescoste.ca
À Tadoussac, devant le Saint-Laurent, on voit d’immenses dunes de sable appelées terrasses marines. Ces dunes sont le résultat de l’action du vent qui forme des monticules de sable de formes parfois bizarres, parsemées de tableaux et dessins faits par le vent. La forme des dunes ressemble la forme des bancs de neige sculptés par le vent lorsque le vent rencontre un accident de terrain. Quant à la terrasse marine, elle est un souvenir du passage du glacier qui a créé le fjord du Saguenay il y a des dizaines de milliers d’années.

Lorsqu’il descendait vers le fleuve, le glacier a transporté des sédiments, des cailloux, de la terre et du sable. Le vent a emporté les matériaux légers, le sable toutefois s’est accumulé au fil des siècles, créant de belles collines dorées. Les dunes de sable à Tadoussac font partie du terrain occupé par le parc national du Saguenay et sont certainement un des plus beaux et attirants coins du parc.

Dans les années 40, un sport unique au monde a vu le jour à Tadoussac, le ski sur sable. Ce sport se développait jusque dans le 1980. Des compétitions de ski sur sable sont devenues populaires et attiraient du monde. Mais en 1983, le Parc national du Saguenay rachète le secteur à la famille Molson pour en créer un centre d’interprétation et de protection de la nature. Désormais, la glissade sur sable est interdite, parce que ce sport endommageait la composition des dunes et les détruisait peu à peu.
L’ ’île d’Orléans est connue comme un lieu exceptionnel pour la richesse de son patrimoine. Les habitants de l’île sont conscients de la dimension nationale du riche héritage patrimonial et historique dont ils ont hérité. Ils sont sensibles à la charge symbolique que l’Île continue de transporter, à leurs yeux mêmes comme à ceux de tous les québécois. Ils ont donc choisi de mettre en valeur les caractéristiques propres de l’Île, qui en font encore aujourd’hui la « terre mémoire » de l’Amérique française.
Patrimoines maritime et naturel, politique et territorial, social et familial, artistique et culturel, toute la chaîne historique, toute l’activité humaine y sont représentées. Les activités d’interprétation offertes dans les cinq lieux historiques de l’Île sont complètes en elles-mêmes, mais elles s’enrichissent en plus du Réseau d’histoire de l’île d’Orléans, une approche intégrée qui fait du patrimoine historique de l’Île une richesse exceptionnelle par sa complémentarité.
Vestiges d’un patrimoine historique d’une richesse exceptionnelle, parcourez ces six lieux d’interprétation qui vous raconteront, à leurs façons, le passé pertinent de l’île d’Orléans. Ici vous découvrirez le mode de vie des habitants de l’Île à l’époque du Régime seigneurial alors qu’ailleurs vous en apprendrez plus sur l’un des grands poètes francophones, mais partout, vous serez comblés par les connaissances que vous en retirerez.
Les étapes du circuit
Comment vivait-on sous le Régime français, alors que nous n’avions ni électricité, ni eau courante, ni confort ? Venez le découvrir en visitant la Maison Drouin, seule maison de l’île datant du Régime français et non modernisée. Vous y découvrirez comment vivaient vos ancêtres, les habitants de la Nouvelle-France. L’alimentation, l’architecture, le mode de vie, le travail et la famille sont abordés durant une visite guidée de 30 minutes. Vous prendrez conscience du rythme de vie des colons et du travail qu’ils devaient abattre chaque jour pour subvenir à leurs besoins et à ceux du seigneur.
Découvrez le Manoir Mauvide-Genest (1734), résidence Louis XV d’un chirurgien devenu seigneur, restaurée et meublée avec rigueur. Des guides en costume d’époque relatent la vie au temps du régime seigneurial français. Un multimédia, des activités pédagogiques et des conférences complètent la programmation
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