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Il y a des histoires d’amour qui arrivent sans qu’on les aient vraiment planifiées. Pour celle qu’a vécue Mireille Vachon en 2017, disons qu’il y avait quand-même pas mal de conditions réunies pour que ça se passe ainsi.

 
Mentionnons surtout une volonté solide, une créativité sans borne, un talent de rassembleuse, une carrière de rêve, un conjoint et d’excellents amis pour l’appuyer et lui faire confiance.

La Récréation C Ouloir
C’est dans ce contexte qu’est née La réCréation, un lieu de transmission des arts sous diverses formes dans un centre d’hébergement créatif, comme le définit Mireille Vachon elle-même, qui est copropriétaire de l’endroit avec deux vieux amis, trois artistes visionnaires, amoureux des Îles-de-la-Madeleine, tombés sous le charme de l'école du Moulin et ayant choisi de lui donner un nouveau souffle de vie.

Sans en être un actionnaire lui-même, son conjoint Louis Robichaud, un artiste peintre de réputation internationale y occupe une place importante avec ses œuvres posées sur les murs du bâtiment rénové et décoré avec goût et avec toute une gamme de matériaux récupérés.
D’abord une toute petite école de canton au début du siècle, l’École du Moulin dans sa dimension actuelle est érigée en 1954 et abritera pendant 20 ans les classes de 1ère et de 2ième année du primaire pour les enfants de la communauté avoisinante. Puis elle devient par la suite, en 1974, « la salle des 50 ans et plus. » Ce lieu de rassemblement a reçu pendant plus de 40 ans les fêtes de famille, activités et événements de toute la communauté de l’île du Havre Aubert.

Une histoire de cœur et de passion
Venue aux Îles avec une chorale en tournée, en 2017, cette costumière d’émissions pour enfants et de spectacles de scène depuis plus de 30 ans, nominée aux Gémeaux à plusieurs reprises et en ayant remportée un, est littéralement tombée en amour avec cette école désaffectée, puisque ne répondant plus aux normes du bâtiment. Elle y a vu une occasion exceptionnelle de créer un lieu unique pouvant accueillir des artistes, des familles, des visiteurs cherchant un hébergement différent dans un environnement maritime et forestier à la fois.


En moins de temps qu’il faut pour le dire, elle va voir la municipalité et propose d’acheter la vieille école. On lui dit qu’il faudra aménager un nouveau système des eaux usées et faire plusieurs modifications structurales et aux équipements électriques, par exemple, pour pouvoir donner suite à son projet. Son ami Mario Bouchard vient alors à sa rescousse l’été suivant pour réaliser avec elle des plans d’aménagement et de rénovation.

La Récréation C Ouloir
Ainsi. Mireille Vachon et son compagnon de vie venaient de décider de quitter Montréal pour s’installer aux Îles de la Madeleine.

 
Un chantier de longue haleine

Contre vents et marées, si on peut dire, le chantier durera deux années et demie. Beau temps, mauvais temps, les ouvriers œuvrent avec courage et ténacité dans des conditions hivernales parfois périlleuses. Un souci d’économie circulaire et de récupération des matières, déjà en place dans la vieille école avant sa réfection, inspire les concepteurs dans sa réalisation et cela se reflète dans une foule de détails : de l’ameublement aux revêtements muraux.

Située à Bassin, sur l'Île-du-Havre-Aubert, la plage du Moulin à ses pieds, l'ancienne école de canton s'est métamorphosée et abrite maintenant deux magnifiques appartements de style « loft ». Il a fallu défaite la toiture et y ajouter un second étage pour réaliser le projet.

La Récréation C Ouloir La Récréation C Ouloir
Ayant débuté ses opérations en 2020, en pleine pandémie de COVID, l’endroit a maintenant pris des airs de renouveau. Le premier étage comprend deux chambres fermées et une grande salle à manger pouvant accueillir 12 convives. L'autre, un appartement à deux étages, est doté d'une immense mezzanine avec vue panoramique. De plus, au deuxième étage se trouvent quatre grandes chambres avec salles de bain individuelles et balcon pour contempler la mer. Les invités ont accès à une cuisine commune équipée et disposent d'un barbecue et de tables à pique-nique. L'attirail indispensable à la préparation des repas étant à portée de main et les hôtes n'ont que quelques pas à franchir pour faire leurs provisions.

Un endroit de « grande classe »

Les chambres et appartements portent des noms qui rappellent le passé de ce lieu : la Classe de première année, la Classe de 2e année, la Classe de 3e année, la Classe de 4e année, la Salle d’études, le Bureau de la directrice.

L’art y est omniprésent, que ce soit par la représentation d’artistes en art visuel locaux ou invités. Tous les espaces communs, classes et appartements comportent des œuvres originales et inédites. L’artiste peintre Louis Robichaud y tient une place de choix.

En 2022, un troisième partenaire, Alain Fournier, déjà très impliqué dans l’aménagement paysagé de La réCréation, rejoint Mario et Mireille à titre de partenaire officiel.


Des activités pour tout le monde
L'emplacement de la réCréation favorise tant les amants de la nature que les amateurs de sports. Les uns profiteront de la richesse des paysages madelinots et les autres pourront s'adonner à diverses activités dont la baignade, la pratique du kayak et de la planche à pagaie. Les randonneurs quant à eux n'auront qu'à emprunter le sentier du Phare qui mène au port de pêche de Bassin. Les mordus du kite surf sont particulièrement choyés aux Îles : été comme hiver, ces chorégraphes de ballets aériens époustouflants jouissent de conditions idéales.
La Récréation C Ouloir

De plus, le Salon du moulin situé au rez-de-chaussée de l’auberge est un endroit privilégié pour y rencontrer madelinots et madeliniennes lors des prestations musicales qui ont lieu quelques fois par semaine en mode 5 à 7. On y propose également des classes de yoga et activités diverses reliées à diverses disciplines artistiques (peinture, écriture, etc.).


Des projets d’avenir qui mijotent

Fière d’avoir remporté le prix « Best Creative Lodging » 2023 de l’organisme Creative Tourism Awards, parmi des candidats issus de 38 pays et 152 destinations, Mireille Vachon souhaite faire de La réCréation un lieu toujours plus attrayant.

Ainsi, elle entend établir le projet l’École buissonnière dès 2024, un camp de jour mis en place en partenariat avec l’organisme « Fou de Nature », orienté sur l’éducation à la nature et à l’environnement.

 Puis, pour remplacer un restaurant voisin abandonné, elle a acquis récemment une goélette historique dont une maquette se trouve au Musée de la Mer de Havre-Aubert, la Gaspésienne 26, qui sera transportée à l’automne sur le terrain où se trouvait ce restaurant. On y aménagera les lieux pour en faire une attraction originale, autant pour les Madelinots que pour les touristes qui viendront y manger des spécialités locales.

La RéCréation
larecreationauxiles.ca
814, chemin du Bassin
Bassin, Îles de la Madeleine (Québec) G4T 0C8
514 651-3810

C’est un phénomène qui surprendra tous ceux qui se sont baignés dans Charlevoix ou à Tadoussac et en Haute-Côte-Nord. Mais il faut monter un peu plus au nord vers la péninsule de Manicouagan pour trouver de l’eau de mer plus aisément baignable.
Eaux chaudes Manicouagan
Et la raison en est fort simple: alors que les eaux de l’estuaire sont très profondes de Charlevoix aux Escoumins ce qui attirent les baleines, les rivières Aux Outardes et Manicouagan ont créé depuis des millénaires un delta sablonneux dans l’estuaire avec de longues battures qui peuvent parfois atteindre 8 km. 

Eaux chaudes Manicouagan
Comme le fond marin y est peu profond et la batture longue, l’eau se réchauffe l’été, tout particulièrement à marée montante quand l’eau remonte sur le sable chaud. Les rivières Aux Outardes et Manicouagan qui coulent de chaque côté de la péninsule amènent aussi des eaux plus chaudes dans la mer. C’est ainsi que vous trouverez tout autour de la péninsule 30 km de plages de sable fin parmi les plus belles de la Côte-Nord. La Péninsule Manicouagan, c’est des millions de grains de sable et une mer en perpétuel mouvement qui vous offrent un très grand potentiel de loisirs, de détente et d’aventure. 

Eaux chaudes Manicouagan

De Baie-Comeau, les plages de Pointe-Lebel de l’autre côté de la rivière Manicouagan sont les plus facilement accessibles à à peine 20 km du centre-ville. La plage de Pointe-Paradis est un petit paradis marin naturel. Du côté de Pointe-aux-Outardes, on peut séjourner au Parc nature qui offre différents types d’hébergement en nature avec un accès direct à la plage. À proximité, la plage du Vieux-Quai est très appréciée.

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Presqu’à l’extrémité est de l’île, le site permet d’admirer ce grand Saint-Laurent à perte de vue. Les beaux arbres en bord de route offrent une oasis de fraîcheur où on s’y attarde pour lire ou simplement admirer le paysage. En pénétrant le bâtiment principal en place depuis 1961, on est frappé par la splendeur du pupitre d’accueil, reprenant les lignes du bastingage d’une goélette. Pièce unique, fabriquée par un employé artisan de longue date.
Hôtel du Capitaine
La mémoire du Capitaine Desbiens, grand-père de la propriétaire actuelle, y est omniprésente. Sa casquette, des photos, des artéfacts divers jonchent le sol et les murs de l’accueil et de la salle à manger connexe.
Pourquoi vient-on ici ? « Pour le bonheur », répond Marcelle Tremblay, responsable de l’accueil. Sept chambres dans l’hôtel et 13 autres dans le motel adjacent. Animaux de compagnie acceptés. Piscine à l’eau du fleuve chauffée. Spa et sauna. Les réputés soupers-concerts du samedi en haute saison par l’hôtesse elle-même.

Hôtel du Capitaine piscine
Parlant de la salle à manger, son menu change chaque jour. Un mix entre les produits du terroir régional et la cuisine traditionnelle. La variété est toujours présente.

Hôtel du Capitaine resto
Tellement d’histoires et de légendes sont ressenties dans ce sympathique endroit. La vie des marins a imprégné l’histoire de cette île depuis toujours. On a tous vu ou entendu parler des films sur les voitures d’eau, les goélettes, le quotidien des pêcheurs et marins de l’île du cinéaste Pierre Perrault, un fils de Charlevoix. Dans cet hôtel, on en ressent les humeurs et les murs en relatent de grandes bribes.

Hôtel du Capitaine
hotelducapitaine.com
3033, chemin des Coudriers
Île-aux-Coudres. Qc
418.438.2242

La bannière Le Manoir du spaghetti a été présente à Québec et à Trois-Rivières pendant de nombreuses années, depuis 1978, alors que des associés opéraient trois succursales (Charlesbourg, Ste-Foy), toutes logées dans des maisons de style canadien au cachet historique.

 
Or, depuis 2016, seul le restaurant logeant dans la Maison Hart de Trois-Rivières porte désormais l’appellation de Manoir du spaghetti. Le propriétaire unique, Pierre Plante, y mène fièrement les affaires, lui qui y a été chef cuisinier ainsi qu’aux deux autres succursales pendant quelques années. L’aventure l’a amené à devenir actionnaire, avec des membres de sa famille, avant de finalement acheter à Trois-Rivières en 2001.

Le Manoir du spaghetti
On peut donc dire que Pierre Plante porte l’ADN du Manoir du spaghetti dans ses veines.

 
Sur la rue Hart à Trois-Rivières, au cœur du quartier historique de la deuxième plus ancienne ville d’expression française en terre d’Amérique, on remarque la demeure ancestrale qui abrite, depuis 35 ans, le restaurant Le Manoir du Spaghetti, résidence acquise de Jean-Louis Caron, architecte reconnu pour son travail sur le chantier de la cathédrale de Trois-Rivières.

Le Manoir du spaghetti
Cette authentique maison canadienne a abrité les joies et les peines de plusieurs familles notables de la cité fondée par Laviolette il y a près de 400 ans, le 4 juillet 1634, entre autres celle de Ézéchiel Hart. Ce dernier fut le premier député d’origine juive élu au Canada.


« C’est donc dans un environnement historique et patrimonial évident que la clientèle peut déguster la cuisine italienne du Manoir, qui a évolué au fil du temps, mais qui a retrouvé plusieurs de ses classiques d’origine qui ont fait sa renommée à l’époque, comme les trios de pâtes, les combos pâtes et pizza, et d’autres encore », explique Pierre Plante.

Le Manoir du spaghetti
Son ambiance chaleureuse et festive, son service attentionné, son menu distinctif contribuent à en faire un incontournable à Trois-Rivières, à quelques jets de pierre du secteur historique, du vieux port et du quartier des boutiques et des bars très fréquentés de la rue des Forges. On succombe à son grand choix de pâtes et de pizzas tandis que sa variété de vins et de bières est aussi étonnante ! Particularité des lieux pour le dessert : le bar à crème glacée, un concept adapté d’un restaurant de la Floride, sait toujours ravir petits et grands.

 Le Manoir du spaghetti
On peut aussi acheter en ligne les diverses sauces, vinaigrettes, soupes et autres produits pour prolonger l’expérience chez soi.

 
Comme un bon père de famille

Pierre Plante est heureux et fier de diriger une équipe d’employés.es, une vingtaine de personnes, qui forment une petite famille. D’autant plus qu’à part un cas particulier, personne n’a quitté son poste pendant les périodes de la pandémie où la salle à manger était fermée. « Je prends soin de mes gens. Si quelqu’un travaille ici, c’est parce je l’aime bien au départ. Pendant la pandémie, j’ai continué d’être attentif et de prendre soin de tout mon monde. On a partagé de la nourriture lorsque certains avaient quelques difficultés », explique-t-il.

Le Manoir du spaghetti Le propriétaire, Pierre Plante. (Photo : Pierre Perreault)


Le Manoir a poursuivi ses opérations en commandes pour emporter presque tout le temps lorsque c’était permis par la Santé publique. Cela a permis à certains employés des cuisines, entre autres, de poursuivre leurs activités.

Pas étonnant donc que le taux de roulement du personnel soit si bas. La longévité va de 1 mois… à 38 ans.

 
C’est un peu la même chose pour la clientèle. Les gens reviennent. La grosse majorité provient de Trois-Rivières et des environs, même de la rive-sud. Les autres sont des voyageurs de passage, entre Montréal et Québec, des touristes descendant des bateaux de croisières en été, ou encore des congressistes et gens d’affaires réunis dans les hôtels de la ville. « Il arrive qu’on serve les enfants et petits-enfants de clients qui venaient ici depuis le début ».


Pierre Plante, en bon cuisinier qu’il a toujours été, insiste sur la qualité des produits qui entrent dans la production des plats qu’on sert aux clients. « Ne jamais baisser la barre. Toujours garder les meilleurs produits de chaque catégorie, voilà ce qui nous distingue et ce qui plaît à la clientèle », assure-t-il.

Le Manoir du spaghetti
En plus de la vaste salle à manger répartie sur divers espaces du rez-de-chaussée. Le Manoir dispose d’une superbe terrasse bien aménagée et intime à l’arrière durant la belle saison.


Le Manoir du spaghetti
manoirduspaghettiv3r.com
1147, rue Hart
Trois-Rivières (QC)
819 373-0204

Il aura 35 ans en octobre 2023. Il représente un des plus beaux cadeaux qu’une société peut se faire à elle-même : un outil pour sauvegarder sa mémoire collective. Depuis sa création, cette créature du gouvernement du Québec n’a de cesse de nous étonner avec ses expositions et ses événements qui vont bien au-delà de ce que les musées proposent en général.

La mission qui lui a été confiée est précisément :
- faire connaître l’histoire et les diverses composantes de notre civilisation, notamment les cultures matérielle et sociale des occupants du territoire québécois, de même que celles qui les ont enrichies ;
- assurer la conservation et la mise en valeur de la collection ethnographique et des autres collections représentatives de notre civilisation ;
- assurer une présence du Québec dans le réseau international des manifestations muséologiques par des acquisitions, des expositions et d’autres activités de médiation culturelle et éducative.

Le Musée de la Civilisation a ceci de particulier qu’il OSE s’engager dans des thèmes, des sujets et des enjeux qui témoignent de nos réalités profondes, comme peuple Québécois.

Le Musée de la Civilisation

Depuis qu’il a ouvert ses portes au public le 19 octobre 1988, au fil des ans, le gouvernement du Québec a confié à l’institution muséale nationale des responsabilités supplémentaires en matière de conservation et la mise en valeur, de création du Centre national de conservation et d’études des collections, de mise en valeur et d’animation de Place Royale, etc.

Aujourd’hui, l’expertise du Musée de la civilisation est consolidée, connue et reconnue à travers le réseau canadien et le circuit international des grands musées. La créativité, le savoir-faire et l’efficacité de ses artisans sont une marque de commerce du Musée.

Résolument engagé dans le 21e siècle
Pour le PDG du Musée, Stéphan LaRoche, « l’offre culturelle du MCQ, par sa diversité, son abondance et sa qualité, a marqué l’imaginaire des Québécois et des visiteurs de partout. La multiplicité de ses moyens de diffusion continue de surprendre. Comme toute organisation vivante, il s’adapte et se transforme en continuant d’explorer de nouvelles avenues, en développant de nouvelles façons de faire ».

L’innovation, l’engagement numérique et l’optimisation de l’organisation, avec comme objectif d’être plus créatifs, plus performants, et de renforcer son positionnement comme lieu de rassemblement de la communauté, sont au cœur de l’action de l’équipe compétente constituée de plus de 230 personnes.

La réalisation des expositions ou d’activités culturelles et éducatives, la conservation et la manipulation des objets, les communications, la saine gestion ou l’accueil et à l’expérience des différents publics, voilà ce qui constitue le quotidien de tous ces gens.

« Notre musée est une « maison du monde », où les familles, les jeunes et les communautés de toutes origines convergent pour mieux comprendre le passé, construire le présent et rêver l’avenir. Notre programmation diversifiée d’expositions et d’activités en témoigne éloquemment », poursuit M. LaRoche.

Des lieux hors du commun et accueillants à souhait
Dès l’entrée dans le grand hall du Musée, on est frappés par l’étendue de cet espace, sa luminosité et son aménagement des plus étonnants.

En effet, en contrebas de l’aire d’accueil, on aperçoit une installation bien particulière. Des fouilles archéologiques réalisées dans la maison Guillaume-Estèbe pendant la construction du Musée de la civilisation ont révélé une barque datant du Régime français, conservée par le fait qu’elle n’était pas exposée à l’air libre. La barque est déposée, bien en vue, dans le hall du musée.

Le Musée de la Civilisation

Elle « navigue » au milieu d’une sculpture de grande envergure, La débâcle de Astri Reusch. Il s’agit de l’œuvre gagnante d’une compétition à l’échelle du Québec réalisée en 1982, où il fallait concevoir et réaliser une sculpture sur le thème du fleuve Saint-Laurent. Ces grands blocs de béton armé coulé, évoquent la fonte des glaces sur le fleuve au printemps. Une présentation vraiment impressionnante.

C’est assez incroyable de penser qu’à marée haute il y a environ 250 ans, le hall du Musée était submergé. Là où sont les portes aujourd’hui, on aurait eu de l’eau jusqu’aux genoux.

Une expo qui fait réfléchir, genre !
Après la présentation de l’expo photographique rétrospective Evergon – Théâtres de l’intime par le MNBAQ sur les Plaines en 2022, sur une thématique plurisexuelle, qui sortait véritablement des sentiers battus, voilà que le MCQ propose en 2023, une exposition qui « ose » elle aussi aborder des questions vibrantes dans la société québécoise actuelle, intitulée « Unique en son genre ».

Le Musée de la Civilisation

On est littéralement invités à plonger au cœur de l’expérience humaine et de sa diversité en explorant les multiples réalités liées aux identités de genre. Au Québec comme ailleurs, on y voit comment ces dernières se transforment dans le temps et évoluent selon les cultures. La visibilité des personnes trans, non-binaires et bispirituelles gagne en importance, mais les violences basées sur le genre persistent malgré les efforts des communautés pour faire reconnaître leurs identités et leurs droits.

Après deux visites (la première, plus brève, lors du lancement en mai dernier et la seconde plus élaborée le 27 juin), il nous faut admettre que le contenu en information de cette exposition est phénoménal. En présentant des séquences vidéos avec diverses personnes ayant vécu ou vivant encore des situations particulières reliées à l'identité de genre (incluant des parents, des médecins, psychologues, personnel enseignant, experts divers, etc.), on permet de mieux comprendre la réalité de ces personnes, mais aussi d'évoluer de façon dynamique dans cet univers souvent confondant pour qui n'y est pas familier.

Pour aider les visiteurs ou toute autre personne intéressée à mieux "naviguer" dans cet univers des questions de genre, l'équipe du Musée a préparé un Guide "Unique en son genre" qu'on peut télécharger. Recommandé pour une visite de l'exposition en totale connaissance de cause (avant ou après).

Le Musée de la Civilisation Le Musée de la Civilisation

Par cette exposition, le Musée souhaite participer à ces importantes discussions et contribuer à démystifier et à célébrer la pluralité des identités de genre.

Le Musée de la Civilisation

Pour sa part, au MNBAQ en 2022, l’artiste canadien Evergon, à la force créatrice immense, explorait l’identité, la diversité corporelle, l’amour, le désir, le vieillissement au cœur de son travail. On y célèbrait toutes les facettes de la vie, souvent avec humour. Evergon y greffait des notions d’autofiction et d’extimité, une révélation de l’intime dans la sphère publique, courantes aujourd’hui, mais qu’il a explorées tôt dans sa carrière. Evergon y approfondissait les termes d’une identité masculine et féminine queer, secouant les perceptions trop arrêtées.

Un Musée vert !
En plus de présenter jusqu’au 10 octobre prochain une exposition qui invite à voir La vie en vert grâce à un nuancier d’objets soigneusement sélectionnés dans les différentes collections du Musée, le MCQ vient de concrétiser un vieux rêve : celui de tenir un potager sur les toits du bâtiment.

Le Musée de la Civilisation

Un projet de potager temporaire fut installé en 2008 à l’occasion du 400e de Québec, mais le Musée rêvait de donner vie à une installation verte permanente. En partenariat avec Nature Québec, le projet de toit vert a finalement été mis sur pied en octobre 2021. Lors d’une prochaine visite au Musée, il faut gravir les grands escaliers et allez voir la verdure !

Le concept de ce verdissement ramène au fonctionnement naturel d’un écosystème : son processus d’évolution et de développement. Au bas des escaliers, c’est un univers familier et construit par l’homme qui accueille le visiteur. Plus on grimpe vers le toit, plus on évolue vers une nature dense, pratiquement en friche, où la vie peut se développer.

Le Musée de la Civilisation Le Musée de la Civilisation

Ce chemin permet de réaliser à quel point l’homme peut avoir une emprise et un contrôle sur cette nature si fragile. Prendre conscience de la façon dont nous avons investi des lieux, pour ensuite revenir à un état plus sauvage, naturel et sain pour le vivant. Le concept du projet et ses objectifs sont tout à fait collés au rôle du Musée de la civilisation, soit celui de musée de société.

Parmi les végétalisations en développement, il y a les plantes vivaces, indigènes et fruitières, des fleurs et même des arbres ! Mais surtout, on tenait à ce qu’un jardin potager, partagé et communautaire soit aménagé. En fait, le MCQ souhaite redonner et redistribuer à la communauté – aux organismes locaux par exemple.

Musée de la Civilisation
mcq.org
85, rue Dalhousie
Québec (Québec) G1K 8R2
418 643-2158

Expo « Unique en son genre »
présentée jusqu’en avril 2024.
Cliquez le lien pour description et billetterie.

Il y a 50 ans, en 2023, que ce bâtiment construit en 1855, à la suite de l’incendie du bâtiment précédent, a été transformé en hôtel. Les architectes et propriétaires précédents, dont de riches industriels, un médecin-chef de deux hôpitaux de la ville, ont apporté des modifications et des rénovations importantes au fil des ans, ajoutant leur goût pour l’art déco à la structure initiale.


À la fin des années 1930, la résidence de la rue d’Auteuil, cette rue située juste après les murs de fortification entre les portes Saint-Louis et Kent, avait trouvé sa signature qui subsiste encore aujourd’hui. C’est l’hôtelier Armand Blouin qui effectue la transformation en hôtel en 1973, qui s’appellera désormais le Manoir d’Auteuil. Toutefois, les propriétaires précédents y accueillaient déjà des visiteurs depuis beaucoup plus longtemps.

Le Manoir d’Auteuil
Il aura fallu attendre 2002, pour que le couple Linda et Daniel, venus en voyage des États-Unis pour apprendre le français, tombent sous le charme de la ville et de l’édifice, et décident de l’acheter. En 2012, ils se portent acquéreurs de l’édifice voisin et y ajoutent durant les années suivantes des chambres et des lieux communs pour être la propriété que l’on connait aujourd’hui.


En entrevue, la propriétaire Linda Lafollette (un nom d’origine française qu’on soupçonne d’avoir été transformé à partir de Lafayette), fait valoir toute son admiration et sa passion pour ces lieux qui les ont charmés il y a maintenant plus de 20 ans. Les 32 chambres et suites, qui ont chacune leur personnalité propre, offrent toujours les boiseries art déco et les salles de bain ornées qui ont suscité l’admiration des invités du Dr Paquet et de sa conjointe Alice qui en sont les initiateurs. Ces décors continuent de ravir les clients passionnés d’architecture.

Le Manoir d’Auteuil  
Dès qu’on pénètre dans le hall d’entrée, richement décoré, on sent déjà qu’on vient d’entrer dans des lieux uniques et différents. La ville de Québec déborde de lieux historiques et patrimoniaux qui présentent souvent des caractéristiques qui rappellent des périodes fastes et luxueuses du passé. Le Manoir d’Auteuil fait partie de ces lieux préservés et qui font perdurer le patrimoine bâti, surtout dans l’enceinte fortifiée de la vieille ville qui fait partie du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Le Manoir d’Auteuil  Le Manoir d’Auteuil
Fait à signaler, curieusement, une des suites du Manoir porte le nom de Lady Godiva. Explication : la légendaire Lady Godiva, qu’on raconte avoir paradé nue sur son cheval à travers les rues de la ville de Coventry, en Angleterre, pour relever un défi avec son époux, fut une ancêtre de la famille Sewell, pour qui la bâtisse devenue depuis le Manoir d'Auteuil a été construite en 1835. Bien que romancée au fil des siècles, Godiva dans sa légende reste une icône de lutte féministe pour la liberté.


Une autre chambre Signature porte le nom de la chanteuse Française Édit Piaf. Celle-ci y a séjourné pendant ses visites à Québec dans les années 1950.


Pour sa part, la chambre Chapelle est absolument unique dans sa propre catégorie. Cette chambre charmante était à l’origine la chapelle de la famille dans les années 1800. Elle est parfaite pour des amis voyageant ensemble ou pour un parent voyageant avec son enfant, en raison de ses deux lits jumeaux.

 
Le Manoir d’Auteuil accueille des clients de toutes provenances, principalement des États-Unis et du Canada, mais aussi des croisiéristes débarquant à Québec, par exemple. Plusieurs clients reviennent y séjourner à la suite d’une première visite.


Sa localisation en face du magnifique Parc de l’Esplanade et à quelques pas du Château Frontenac, du Théâtre Capitole, des galeries d’art, des magasins, des restaurants, des musées et de tous les sites touristiques et historiques de Québec, en fait un lieu attrayant. Le Manoir constitue un point de départ parfait pour tous les voyageurs, grâce à un accès facile aux stations de ski de Québec, aux nombreux festivals d’art, aux événements culturels et aux sites touristiques du Vieux-Québec. La clientèle d’affaires, les touristes, les skieurs et les visiteurs à la recherche d’une escapade romantique et d’une expérience authentique dans le Vieux-Québec peuvent profiter d’offres hôtelières spéciales et de forfaits uniques à Québec.

Le Manoir d’Auteuil
Bref, le Manoir d’Auteuil a beaucoup plus à offrir. Une visite de son site Web saura vous en convaincre.

 
Manoir D’Auteuil

manoirdauteuil.com
49, rue D’Auteuil
Québec (Qc) G1R 4C2
418 694-1173

Alors que plusieurs commerçants du Village lançaient un nouveau cri d’alarme face aux problématiques sociales vécues dans le quartier en décidant de fermer leurs terrasses, Valérie Plante présentait jeudi dernier le plan d’action pour y faire face de l’arrondissement de Ville-Marie, un plan élaboré à la suite d’une enquête et de consultations auprès de divers intervenants du Village. Après avoir écouté la mairesse, le conseiller municipal, le chef de police et avoir pris connaissance de la trentaine de recommandations, je dois dire en toute honnêteté que le résultat est très décevant.

Quelques mois après que l’ombudsman de la Ville de Montréal ait reproché aux élus de continuer avec la même approche qu’ils savent inefficace pour faire face à la montée de l’itinérance, je me serais attendu à ce qu’on nous propose un changement de cap et non toute une bonification de mesures de mitigation. Quelques mois après la mission de l’UMQ en Finlande dirigée par son homologue de Québec Bruno Marchand qui refuse de voir l’itinérance comme une fatalité, je me serais attendu à ce que la mairesse ait autre chose à nous dire que d’apprendre à vivre avec et de présenter l’itinérance comme normale en raison de la proximité du centre-ville.


L’hypocrisie sociale

Je dois aussi dire en toute honnêteté que le portrait de la situation témoigne à mes yeux d’une hypocrisie sociale certaine. Présenter les problématiques sociales lourdes associées à l’itinérance, à la santé mentale, à la toxicomanie qui ont été pelletées depuis des décennies dans ce quartier et qui dégradent le tissu social comme les ‘’problématiques sociales du Village’’, c’est présenter la situation comme si ces problématiques émanaient du Village, alors qu’elles affectent le Village de façon disproportionnée en raison de mesures prises depuis des décennies par les administrations municipales successives.

 
Pour avoir vu passer depuis plus d’un quart de siècle comme éditeur tous les projets de revitalisation des micro-quartiers de l’arrondissement de Ville-Marie et les diverses interventions de la Ville pour faire face aux problématiques sociales de la rue, itinérance, prostitution, vente de drogues, santé mentale, Il est très clair dans mon esprit que l’accroissement de ces problématiques dans le Village est directement lié au tassement vers l’est de toutes les marges de la rue à la faveur de la revitalisation et de l’embourgeoisement du Faubourg St-Laurent à la fin des années 1990, puis du Quartier des Spectacles dans les années 2000. Plusieurs chercheurs ont documenté ce processus. Et nous en avons nous-mêmes été témoins.

 
La revitalisation de ce secteur est passée par l’élimination du Red Light et il est clair et net que la répression policière a été utilisée consciemment par les autorités municipales de l’époque pour y parvenir. Je me souviens trop bien des interventions policières à la Place Émilie-Gamelin à la fin des années 1990 après y avoir instauré un couvre-feu pour expulser manu militari les jeunes de la rue qu’on refoulait vers le Village. Ils avaient alors élu domicile au parc du métro Beaudry et au parc Campbell. C’est ce qui avait amené les commerçants du Village à réclamer un nouvel édicule transparent à cette station de métro de façon à ce que les patrouilles policières puissent voir facilement ce qui s’y passait, un dossier dans lequel j’ai représenté les commerçants du Village.

 
Je me souviens aussi trop bien du projet dément de déjudiciarisation de la prostitution de rue limitée aux territoires des postes de quartier 21 et 22 proposé par la Ville en 1999-2000 qui visait à débarrasser les autres quartiers du phénomène en la concentrant ‘dans le Centre-Sud’. Selon une logique bureaucratique, avec l’instauration des postes de police de quartier on a décidé de les spécialiser et les postes 21 et 22 étaient désignés pour l’itinérance. Alors que la Ville avait été obligée de reculer dans ce projet devant la levée de boucliers de la population contre elle, elle est restée sourde à la préoccupation citoyenne de voir peu à peu s’installer dans le quartier une grande concentration de ressources pour les ‘’clientèles de la rue’. Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que si on installe au cœur ou autour du Village des ressources pour les hommes, les femmes et les jeunes de la rue, en plus de 2 des 3 sites autorisés d’injection supervisée pour toxicomanes, qu’on se prépare à une joyeuse tempête.

Camping dans les parcs

Dans combien de quartiers la Ville tolèrerait-elle de tels campements dans un parc pour les enfants?

Mais quand on a des grands projets de revitalisation à coup de centaines de millions $, on trouve tout à fait normal de tasser ces gens plus à l’est et on se dit que les gais sont des gens tolérants, des marginaux eux-mêmes et que le Village, ce n’est pas un quartier pour les familles. Alors ça pose moins de problèmes de gérer ces problématiques dans ce quartier. Ça, j’aurais aimé que l’administration municipale admette la responsabilité de la Ville dans cette dégradation du Village qui en résulte. L’administration actuelle pouvait à la rigueur reconnaître les erreurs des administrations précédentes qui nous ont mené là.

Police 1977

Un Village né du ‘’nettoyage’’ du centre-ville


Notre communauté connait trop bien le genre d’opérations de ‘’nettoyage’’ du centre-ville menée par les différentes administrations municipales au fil des décennies. C’est précisément la vague de répression qui a précédé les Jeux Olympiques de 1976 qui a amené les établissements gais à migrer vers l’Est dans ce qui est aujourd’hui le Village. Quand la mairesse parlait des luttes menées par nos communautés pour leurs droits dont le Village est la mémoire, il aurait peut-être été embarrassant de rappeler que c’est souvent contre l’administration municipale et son service de police qu’elles ont été menées. Comme la Ville reconnaît l’existence de discriminations systémiques, il serait approprié qu’elle se questionne sur sa propension à demander à nos communautés de vivre avec ce qui serait jugé intolérable dans d’autres quartiers. Ce n’est pas d’hier que les citoyens de ce quartier répondent à ceux qui leur reprochent le syndrome ‘’Pas dans ma cour’’ que c’est plutôt que ‘’la cour est pleine’’. Après avoir elle-même déplacé le problème vers l’est par ses actions, il est assez peu subtil de nous dire maintenant qu’il ne faut pas agir de façon à déplacer le problème.


Au-delà des déclarations d’amour pour ce quartier que j’ai entendues dans la bouche de nos élus ce jour-là, je ne peux faire autrement que de constater que le Village est le dernier pôle significatif de l’arrondissement de Ville-Marie à attendre un effort sérieux de revitalisation, un plan qu’on nous promet pour 2025-26… ce qui coïncidera étrangement avec la livraison des premières phases des vastes projets immobiliers qui se développent autour du Village… mais que la Ville n’inclut pas dans le périmètre du Village. Contrairement à la Place Émilie-Gamelin (sous la responsabilité du Quartier des Spectacles) qu’elle n’associe au Village que quand il s’agit de parler des problématiques sociales dans son plan d’action. Comme si y gérer la misère humaine relevait du Village.


À quand un changement de cap?


J’aurais espéré que l’administration Plante nous propose un changement de cap en matière d’itinérance. Depuis des décennies, autant les organismes communautaires que les chercheurs demandent qu’on ne se contente plus d’ouvrir des refuges de nuit ou des centres de jour, d’équipes de travailleurs de rue, mais qu’on offre du logement supervisé à ceux et celles qui souhaitent sortir de la rue. Pour pouvoir intervenir efficacement en santé mentale, en toxicomanie ou en itinérance, il faut stabiliser les personnes et créer les conditions qui rendent possible une intervention suivie. Ce qui ne peut évidemment se faire sans domicile fixe et passe inévitablement par offrir un toit. Et il n’est certainement pas souhaitable que ceci se concentre dans tel ou tel quartier pour en faire des ghettos. Dans un climat comme le nôtre, malgré que pour certains l’itinérance puisse être un mode de vie, il est clair et net que c’est ce que préféreraient la grande majorité des personnes qui se retrouvent à la rue. L’expérience de la Finlande qui a adopté cette approche et qu’est allé étudier le maire Marchand cet hiver est probant. Bien sûr ceci nécessite d’abord et avant tout un changement de cap des gouvernements québécois et fédéral dont relèvent la santé, les services sociaux et le logement. Mais quand la situation atteint progressivement un point de non-retour, faut-il attendre que le Village ou tout autre quartier se transforme en Downtown Eastside comme à Vancouver pour changer de cap?


Plus de 60 ans après la Révolution tranquille, 40 ans après la désinstitutionnalisation des personnes atteintes de maladies mentales, il serait plus que temps que les gouvernements québécois et fédéral cessent de compter sur la charité chrétienne et des organismes communautaires pour prendre en charge ces lourdes problématiques sociales. Il est pathétique qu’en la matière on compte encore sur ces ressources qui malgré toute leur bonne volonté sont insuffisantes et surtout pas équipées pour un suivi psychosocial qui peut souvent prendre des années. Plusieurs diront que ce genre de changement de cap prendra lui aussi des années avant de produire des effets et que ce qu’il faut, ce sont des actions qui produiront des effets à court terme. Cet argument, je l’entends depuis au moins 25 ans. Et d’actions à court terme en mesures de mitigation, voilà où nous sommes rendus. Peut-être en serait-il autrement si nous avions changé de cap il y a 25 ans.

André Gagnon Éditeur, Guides GQ

Son logo est un arbre à biscuits dans lequel un enfant y pige joyeusement… Mais ne nous méprenons pas : ce ne sont pas spécifiquement les enfants qui sont visés par cette image qui fait rêver autant les grands que les petits.
Dès qu’on y entre, il y flotte une douce odeur qui augmente au fur et à mesure que les yeux admirent le contenu des étalages vitrés. Biscuits, sablés et autres, carrés aux dattes, café, pâtisseries, desserts se bousculent pour qu’on les admire. Puis, tout au fond, derrière les comptoirs, de beaux appareils au métal étincelant n’attendent que les commandes de crème glacée et de yogourt glacé.

Fruits Biscuitier 3

Si la gourmandise a un nom, c’est certainement Aux fruits du biscuitier. Par beau temps, la terrasse avant permet de prolonger la visite en partageant les gâteries fraîchement acquises.
Et que dire du personnel passionné et souriant qui présente les divers produits confectionnés sur place. Ça complète le tableau de ce commerce original, issu de l’imagination de la famille Pedneault, juste en face de la cidrerie familiale.


Aux Fruits du Biscuitier

auxfruitsdubiscuitier.com
3387, chemin des Coudriers
Île-aux-Coudres (Qc) G0A 3J0
418.600.8123

La boutique de Cidrerie et Vergers Pedneault est une formidable vitrine, non seulement sur les divers produits que fabrique et distribue cet artisan familial, mais aussi sur cet art méconnu pour plusieurs de la fabrication du cidre. On y trouve de l’information précise sur le processus de création et de production, de la culture de la pomme à l’embouteillage.
On est rapidement attiré par les nombreux étalages et les colorées étiquettes des quelque 30 différents produits classés selon diverses catégories : mistelles, crèmes, mousseux, tranquilles fruités, de glace, apéritifs, etc. Deux produits ont excité nos papilles : le pomme d’érable au goût délicat et subtil, mais surtout la vedette inégalée encore aujourd’hui, le Glacier, gagnant de plusieurs prix dans des foires vinicoles.

Cidrerie Pedneault cidres

Même le nouveau-né, la Marée Rose, premier cidre rosé d’un beau rouge vif en raison de la pomme Geneva qui constitue 100 % de sa matière première, trahit les plus de 100 ans de culture de la pomme de la famille Pedneault sur l’île.
Sur place, on prend le temps de faire déguster et de bien expliquer la diversité des variétés offertes. L’éducation des amateurs de produits vinicoles contribue à rendre au cidre ses lettres de noblesse auprès de nombreux visiteurs de la boutique.
La demande grandissante des dernières années a eu pour effet d’ouvrir des boutiques à La Malbaie, à Baie-Saint-Paul et à Québec.
Fait à signaler, on peut pratiquer l’auto-cueillette des pommes, poires et prunes dans les vergers pendant l’automne.

Cidrerie et Vergers Pedneault
vergerpedneault.com
3384, chemin des Coudriers
L’Île-aux-Coudres, Qc G0A 3J0
418.438.2365

Pierre Perreault

Pour les plus âgés qui ont étudié le latin à l’école, ils s’en doutent un peu. Pour les autres, Le Corylus est tout simplement le nom latin du coudrier, fruit emblématique et patronyme de l’Isle-aux-Coudres, nommée ainsi par Jacques Cartier lui-même lors de son deuxième voyage dans la vallée du Saint-Laurent.
Stratégiquement situé en bord de fleuve face aux Laurentides et au quai de Saint-Joseph-de-la-Rive, l’architecture extérieure a de quoi surprendre dès l’arrivée, avec sa tour de style médiéval. En belle saison, la terrasse extérieure a de quoi épater les amateurs d’air marin avec sa vue spectaculaire.
Pâté croche Corylus
Au menu, des plats dont les seuls noms sont alléchants. Poissons, fruits de mer, spécialités locales et curiosités, dont le fameux pâté croche de l’Isle et ses accompagnements. Le restaurant encourage et fait la promotion des produits du terroir local et régional. Le fameux jus de pommes pétillant des vergers Pedneault a de quoi séduire les amateurs de ce genre de boisson non alcoolisée.
Une fois la sélection de plats faite, on n’a qu’à lever les yeux pour regarder le soleil se coucher derrière les montagnes, pendant que de grands bateaux naviguent vers l’aval ou vers l’amont devant nous.
Situé sur la pointe est de l’ile, dans l’ancien village de La Baleine, Le Corylus est certainement un incontournable dans la liste des lieux charmeurs de cette île aux mille curiosités.

Le Corylus Resto-Bistro
3094, Chemin des Coudriers, La Baleine, Île-aux-Coudres, QC G0A 2A0
418 600-8013
restaurantlecorylus.com

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