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En remontant la rivière L’Assomption, vous découvrirez Joliette, la capitale régionale de Lanaudière, l’une des plus charmantes villes de province du Québec. Si cette ville de province ne compte que 20,000 habitants, la municipalité régionale compte plus de 60,000 habitants, ce qui en fait la ville la plus importante de la région en-dehors des banlieues montréalaises. On est ici résolument sorti de l’orbite montréalaise, la ville plongeant ses racines dans la campagne lanaudoise.

C’est un centre industriel et commercial important, mais la vieille ville n’a rien perdu de son charme provincial. La présence en périphérie de son territoire du centre commercial le plus important de la région a forcé l’ancien centre-ville à se redéfinir, une opération de revitalisation urbaine plutôt réussie. Le boulevard Manseau qui prend racine devant la cathédrale et l’ancien collège, est la principale rue du centre-ville et il traverse la place Bourget, l’ancienne place du Marché, qui est maintenant le principal pôle d’animation culturelle urbaine de son centre-ville revampé. Tout autour vous découvrirez de nombreux cafés, restaurants, terrasses, bars et chouettes boutiques, dont plusieurs adresses homosympas. Tout le secteur mérite d’être exploré à pied.

À quelques pas, le Musée d’art de Joliette, le plus important musée d’art au Québec en-dehors des grands centres, a rouvert ses portes en 2015 après une reconstruction majeure. Il offre, à travers son importante collection, un panorama exceptionnel de l’art, du XIVe siècle à nos jours. Ouvert à l’année, le musée propose une programmation variée d’expositions temporaires et permanentes.

Chaque automne, le centre-ville vibre au rythme du Festival Blues de Joliette grâce à la quarantaine de spectacles présentés dans plus de vingt restaurants et bars au grand plaisir des amateurs de blues.

En décembre, le Marché de Noël réunit sur la place Bourget nombre d’habitants et d’artisans du terroir qui viennent offrir leurs produits alimentaires et leurs œuvres d’artisanat. Pour les plus pressés qui n’ont pas le temps de faire de l’agrotourisme, c’est une excellente occasion de découvrir les meilleurs produits du terroir lanaudois. Plusieurs activités musicales et d’animation complètent la programme d’activités culturelles qui s’étale jusqu’à Noël.

Joliette accueille chaque été en juillet et août le Festival international de Lanaudière, le plus important festival de musique classique au Canada. Le Festival compte aussi parmi les plus grands festivals du genre en Amérique du Nord. Au programme, de la musique symphonique et chorale, de la musique de chambre et des solistes de réputation internationale. Les concerts ont lieu en plein air à l'Amphithéâtre Fernand-Lindsay et dans les différentes églises des municipalités de Lanaudière.

L’hiver, on peut aussi patiner sur la rivière L'Assomption, la plus longue patinoire extérieure sur rivière du Québec. Le Festi-Glace a lieu chaque année sur l’immense patinoire. Tout au long de ses neuf kilomètres, les festivaliers peuvent profiter des plaisirs de l’hiver grâce aux activités, aux spectacles et au symposium de sculptures sur neige organisés pour l’occasion.

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En visite dans l’Isle, il ne faut pas manquer de découvrir les cidres fins et les mistelles des Vergers et Cidrerie Pedneault, une entreprise familiale quasi-centenaire. C’est en effet en 1918, grâce à un octroi gouvernemental, que la famille Pedneault plantait les 300 premiers pommiers et arbres fruitiers sur sa terre ancestrale de l’Isle-aux-Coudres. Depuis cette année-là, bien des étapes et réussites ont ponctué l’histoire de l’entreprise familiale qui n’a cessé de prendre de l’expansion. L’année 1999 a notamment marqué l'histoire de l'entreprise de façon plus significative avec l’apparition d’un cellier, d’une vinaigrerie et d’une cidrerie permettant alors à l’entreprise de mettre en marché de nouveaux produits élaborés sur place tels que le cidre et ses dérivés, les mistelles, , ainsi que le vinaigre. En 2007, l’entreprise remportait fièrement plusieurs prix au Festival de la gastronomie de Québec. On trouve ses produits dans plusieurs points de vente de Charlevoix ainsi que dans les succursales de la SAQ.

Pour goûter les spécialités locales, il faut faire un détour à la Boulangerie Bouchard. Reconnue depuis plus de 70 ans pour ses pains, ses pâtés croches, ses délicieuses brioches et ses incontournables tartes Grand-mère et au sucre, la boulangerie propose également divers pains artisanaux et une sélection de produits maison (pâtés, tourtières, confits, ketchups, rillettes, cretons, sandwichs, pains-pizzas, tartes et pâtisseries) de même que des produits végétariens, des fromages et différents produits de la région.

Perpétuant une tradition millénaire, à l’Isle-aux-Coudres comme dans Charlevoix, c’est dans les auberges qu’on trouve les meilleures tables. À l’Isle, il faut faire un détour à La Roche Pleureuse. Construit en 1930, l'établissement tire son nom d'une source particulière qui, au fil du temps, est devenue légende. La Roche Pleureuse fait partie intégrante du patrimoine insulaire. Sa salle à manger avec sa table gastronomique comblera vos attentes. L’été, la terrasse vous offre une vue plongeante sur le Saint-Laurent.

CELINE-DION-FEATURECéline Dion est certainement la québécoise la plus connue à travers le monde. La p’tite fille de Charlemagne, petite ville de Lanaudière, a chanté pour la première fois en public ici dans le resto-bar de son père Le Vieux Baril. Sa vie aura été bien différente de la Céline du chanteur français Hugues Aufray à qui elle doit son nom. La cadette de quatorze enfants aura eu la carrière la plus extraordinaire qui soit. Une carrière qui aura débuté par la chanson composée pour elle par sa mère Ce n’était qu’un rêve, mais son rêve de devenir chanteuse s’est réalisé de la manière la plus merveilleuse qui soit. Elle fait aujourd’hui partie avec plus de 230 millions d’albums vendus dans le monde de la courte liste des cinq chanteuses les plus populaires de tous les temps.

Après des débuts plutôt conservateurs avec un premier album intitulé La voix du bon Dieu et comme premier succès la chanson Une colombe interprété au Stade Olympique de Montréal lors de la visite du pape Jean-Paul II, Céline Dion amorce un virage après son premier grand succès Incognito en 1988.

Mais c’est en 1991, il y aura 25 ans cette année, avec son premier grand succès international francophone l’album Dion chante Plamondon qu’elle devient une icône dans la communauté gaie alors qu’elle reprend le succès de Starmania Un garçon pas comme les autres et qu’elle interprète pour la première fois L’amour existe encore en plein épidémie du sida. Elle consolide son rôle d’icône en n’hésitant pas au fil des ans à s’associer à des festivités de la fierté gaie et à sortir de sa réserve sur les enjeux politiques pour se prononcer en faveur du mariage gai et de l’adoption par les couples gais et lesbiens.

Son succès L’amour existe encore prend un sens tout personnel quand elle résonne en 2016 aux funérailles nationales de son mari et gérant René Angélil, décédé du cancer, dans la même église Notre-Dame de Montréal où elle s’était marié vingt-et-un ans plus tôt.

La modeste maison d’enfance de Céline Dion où elle a appris en famille à chanter, au 130, rue Notre-Dame à Charlemagne, qui avait été transformé en commerce avant d’être rachetée par la famille, a fait place en 2015 à une nouvelle bâtisse qui loge notamment la Fondation Maman Dion. En juillet et août 2016, la tournée qui suivra la parution d’un nouvel album francophone l’amènera au Québec pour le plus grand plaisir de ses fans.

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De passage à Baie-Saint-Paul, découvrez les bonnes tables de cette ville culturelle. En vous baladant au cœur de la ville, vous en découvrirez plusieurs sur les rues Saint-Jean-Baptiste et Ambroise-Fafard à proximité des galeries d’art. L’été, vous ne pourrez manquer de vous attarder à leurs terrasses.

Un incontournable est certes le Mouton Noir sur la rue St-Jean-Baptiste. Depuis des décennies, l’ancien magasin général, devenu café-boîte à chansons, puis restaurant, est devenu un classique de Baie-St-Paul. Le chef Thierry Ferré vous propose une cuisine bistro d’inspiration française rehaussée de produits du terroir. Saveurs et fraîcheur, en toute simplicité, pour le plaisir de vos papilles. Les lieux n’ont rien perdu du décor de bois vieillot et chaleureux. L’été, la terrasse à l’ombre qui donne sur la rivière du Gouffre est très appréciée.

Toujours sur Saint-Jean-Baptiste, sous le toit de l’Auberge La Muse, à deux pas des galeries, découvrez l'incontournable Chez Bouquet éco-bistro avec les spécialités du terroir de Charlevoix où l'on vous sert des pièces de chevreau et de bouvillon Galloway élevés dans la région. Toutes les spécialités proviennent de la ferme et de la pêche. Vingt-cinq fournisseurs de Charlevoix contribuent à garnir le garde-manger et ils sont bien identifiés en dessous de chaque plat sur le menu. Dégustez les tartares, les grillades, les poissons, les bistros classiques et les salades repas. Et en prime, la préoccupation environnementale ne se limite pas à ce que vous avez dans votre assiette mais dans les moindres détails.

Non loin de là, le restaurant Le Saint-Pub de la MicroBrasserie Charlevoix offre une table tout à la fois simple et de qualité. Les mets y sont élaborés à partir de produits régionaux, et de bière maison. Qu'il s'agisse du smoked meat mariné à la bière et fumé sur place, du poulet fumé, des moules, grillades ou des tables d'hôte, le tout est servi dans une ambiance détendue sans prétention. C’est aussi ici qu’est né, en 1998, la MicroBrasserie Charlevoix et on brasse toujours à l’intérieur des murs du Saint-Pub des bières naturelles savoureuses de tous les styles, pour tous les goûts.

À quelques pas, vous voudrez retomber en enfance chez Fraicheur et Saveur. Dans un décor rétro, vous voudrez magasiner vos bonbons et friandises et vous offrir les glaces de vos rêves ou de la barbe à papa faite sur place comme dans les fêtes foraines.

À l’extérieur du village, les épicuriens ne manqueront pas de visiter la Maison d’Affinage Maurice Dufour sur le boulevard Mgr de Laval. C’est là qu’on produit le célèbre Migneron de Charlevoix. Affiné en surface 50 jours, ce fromage à pâte semi-ferme à croûte lavée est fait de lait entier provenant de troupeaux de vaches de la Vallée de Baie-Saint-Paul. Sa pâte de couleur blanc ivoire est souple et homogène. Ses odeurs sont légères, présentant des notes de crème et de yogourt. En bouche, il suggère un goût de beurre et de noisette. En cuisine, ce fromage est régulièrement utilisé en sauce, en farce ou en gratin. Il apprécie aussi la compagnie d’un hydromel. Son nom, Le Migneron de Charlevoix, rend hommage à la première femme de l’aïeul des Dufour en Nouvelle-France, Anne Migneron.

Sur le rang St-Antoine, Le Domaine de la Vallée du Bras produit un vin apéritif de tomate unique au monde, Omerto. Issu d'une vieille recette familiale conçue en Belgique et jalousement gardée pendant quatre générations, Omerto est maintenant produit à Baie St-Paul.

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La Matawinie qui s’étend à tout le bassin de la rivière Matawin, un affluent de la Saint-Maurice, couvre les deux tiers du territoire de Lanaudière. C’est la zone récréative par excellence pour les amateurs de plein-air.

À quelques km de Sainte-Julienne, Rawdon est l’une des villes de province les plus multiethniques du Québec. Le village a été fondé par des squatters irlandais, suivis d’Écossais, d’Anglais, de Loyalistes avant que la population francophone y devienne majoritaire vers 1840. Au début du XXe siècle, c’est au tour des Russes, Polonais, et Ukrainiens de s’y installer. Aujourd’hui, Rawdon célèbre cet héritage multiethnique.

À Rawdon probablement plus qu’ailleurs dans Lanaudière on peut observer la diversité des conifères qui poussent dans la région. Les pins parasols dominent dans le paysage. Traversé par les rivières Rouge et Ouareau, Rawdon est une ville d’eau. Il faut visiter le parc des Cascades et les chutes Dorwin. Comme c’est ici le piémont, on peut y pratiquer un large éventail d’activités de plein-air. Plage, parcours aérien d’arbre en arbre, patinage, équitation, traîneau à chiens, ski, excursions en kayak et campings vous attendent.

En reprenant la route 125 vers le nord, on atteint la partie lanaudoise du Parc national du Mont-Tremblant. Aux portes du parc, le village de Saint-Donat est un important site touristique avec ses centres de ski alpin au Mont-Garceau et au Mont La Réserve, les croisières sur le Lac Archambault et le Festival des couleurs à l'automne. Le village compte de nombreux restaurants et, tout autour, de nombreux hôtels, auberges ou gîtes du passant.

Les activités de plein-air sont nombreuses à Saint-Donat. Pour les amants de l'hiver, les sentiers de ski de fond et de raquette, généralement en partance du centre du village, abondent et vont dans toutes les directions. Il en va de même pour les sentiers aménagés pour les amateurs de motoneige dont Saint-Donat est en quelque sorte un relais. En été, les lacs sont tous très occupés et ce par de nombreux sportifs pratiquant la natation, la voile, la planche à voile ou d'autres loisirs reliés à l'eau. En automne, les artistes du village ou des environs exposent leurs œuvres pendant les fins de semaine du Festival des couleurs. Une piste cyclable traverse la municipalité le long de la rue Principale, et le sentier des marécages permet les promenades et l'observation des oiseaux.

En empruntant la route 131 à partir de Joliette, on peut s’engager encore plus profondément en forêt et se rendre jusqu’à Saint-Michel des Saints. Sur la route, Saint-Zénon est l’une des localités les plus hautes du Québec. Le village a été fondé en 1866 lorsque la colonisation s’est tournée vers le Nord, ici plus intéressée par la forêt que par la terre. Avant d’arriver au village, faites une randonnée pédestre dans le parc régional des Sept-Chutes. Au village, depuis le belvédère à l’arrière de l’église, contemplez la coulée des Nymphes. Les aménagements panoramiques, les horizons exceptionnels, la forêt protégée et la réserve faunique font de Saint-Zénon une destination touristique qu’affectionnent les amants de la nature. Vous êtes ici au coeur de la Matawinie et dans la capitale de la motoneige au Québec. C’est aussi un haut lieu de pêche, été comme hiver, en raison de sa forte concentration de pourvoiries.

Ceux qui veulent faire l’expérience de vivre à la manière des Premières Nations, voudront poursuivre la route encore plus au nord que Saint-Michel-des-Saints jusqu’à la communauté atikamekw de Manawan . Tourisme Manawan vous invite à y vivre une expérience authentique dans un cadre naturel en découvrant les rites, les traditions, l’artisanat amérindien et plus encore.

Baie-St-Paul

À l’est de Baie-Saint-Paul, Les Éboulements offre un paysage d’une saisissante beauté avec une vue grandiose sur le fleuve et l’Isle-aux-Coudres, là juste en face, au pied de la montagne. Terre tourmentée, s'il en est, le nom des Éboulements rappelle le tremblement de terre de 1663, où un important glissement de terrain se produisit du plateau montagneux vers le fleuve, où se localise aujourd’hui Saint-Joseph-de-la-Rive. C’est également dans cette municipalité que se trouve le point d’impact de la météorite qui frappa Charlevoix, il y a 360 millions d’années, délimitant un cratère nettement visible dans les secteurs périphériques et que l’on identifie comme étant l’astroblème de Charlevoix. Les Éboulements est riche également au plan historique par la présence du manoir seigneurial des Éboulements construit à la fin du XVIIIe siècle.

C’est à partir du belvédère des Éboulements, aménagé en haut de la grande côte qu’on devine la présence de Saint-Joseph-de-la-Rive en apercevant son quai, point de départ du traversier qui se rend à l’Isle-aux-Coudres. La descente vers le village offre un panorama spectaculaire : les montagnes, le fleuve, sa navigation et son île. Au bas de la côte, Saint-Joseph-de-la-Rive s’étire entre la montagne et le fleuve, dans une harmonie architecturale qui lui confère un charme indéniable. Le jeu des marées, l’odeur du fleuve et le rythme de la nature contribuent à son grand cachet

Pied-à-terre central pour rayonner dans tout Charlevoix, plusieurs lieux d’hébergement et de restauration perpétuent la vocation touristique qui caractérise Saint-Joseph-de-la-Rive depuis le début du 20e siècle : vous serez comblés par les soins et les attentions de vos hôtes.

À Cap-aux-Oies, au creux d’une petite baie, c’est un tout autre paysage de nature qui vous éblouira. Cette plage baignée d’eau salée est visitée par des marées qui laissent des bassins peu profonds vite réchauffés par le soleil. Le long du kilomètre de plage naturiste, les adeptes du nu sont visibles de loin par les textiles près du terrain de stationnement, mais personne ne s’en plaint. Cet endroit a une tradition naturiste depuis au moins vingt ans.

Avant d’arriver à La Malbaie, Saint-Irénée se démarque par la beauté de sa plage, probablement l’une des plus belles de la région. L’architecture de ce village se démarque par la cohabitation de bâtiments plutôt modestes à ceux de villas plus cossues issues des villégiateurs canadiens-français ayant côtoyé les lieux.

C’est au Domaine Forget, ancienne propriété du député fédéral Rodolphe Forget que se déroule, chaque été, le Festival international de musique, où plus d’une trentaine de concerts y sont présentés. D’une acoustique hors du commun, la salle Françoys-Bernier, a été spécialement conçue pour la musique.

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Les deux tiers de la population de la région de Lanaudière sont concentrés dans la conurbation qui va de Terrebonne sur la rivière des Mille-Iles à Repentigny au confluent de la rivière et du Saint-Laurent, en passant par Charlemagne et L’Assomption sur la rivière du même nom, un affluent de la rivière des Mille-Iles.

Terrebonne est la ville la plus importante de la région avec plus de 110,000 habitants. Cette banlieue de Montréal compte l’un des plus importants quartiers historiques de la périphérie métropolitaine. Que ce soit pour ses bâtiments et ses sites patrimoniaux, dont l’Île-des-Moulins, pour ses richesses culturelles telles que le Théâtre du Vieux-Terrebonne et la Maison Bélisle, pour ses événements tels que le Festival vins et histoire, son marché de Noël, ses bonnes tables et terrasses estivales ou tout simplement pour observer la fougueuse rivière des Mille Îles, vous apprécierez le Vieux-Terrebonne.

Pour ceux qui préfèrent les jeux plus extrêmes, la région ne fait pas mentir la rumeur que c’est dans les banlieues en apparence les plus tranquilles qu’on trouve les meilleurs donjons. À Lachenaie, maintenant un quartier de Terrebonne, les amateurs de fétichisme gai se donnent rendez-vous depuis une vingtaine d’années au Donjon de Lachenaie, un club privé, pour explorer tous leurs fantasmes les plus secrets.

Dans la ville voisine de Repentigny, la 2e plus importante de la région avec plus de 80,000 habitants, la chanteuse et artiste-peintre Diane Dufresne, vient de donner son nom au centre d'art et de création, inauguré en novembre 2015 dans le nouveau centre-ville. Sa salle multifonctionnelle accueillera des artistes en résidence de création dans différentes disciplines et servira également de salle de répétition pour les artistes de la région. La galerie permanente dans le hall comprend une œuvre de Jean-Paul Mousseau, des vitraux de Marcelle Ferron et une œuvre de Diane Dufresne.

Si vous allez à Repentigny, faites un détour par la petite ville de Charlemagne de l’autre côté de la rivière l’Assomption où Céline Dion est née et a passé son enfance avant d’entreprendre la carrière qui l’a mené aux quatre coins du monde. La modeste maison familiale au 130, rue Notre-Dame a été remplacée l’an dernier par le siège social de la Fondation Maman Dion.

En poursuivant sur la rivière L’Assomption, le quartier des Arts de la ville de L’Assomption allie patrimoine, arts et bonnes tables. Le centre Hector-Charland est l’une des plus importantes salles de spectacles de la région. En décembre, les terrains du Collège de l’Assomption accueillent un marché de Noël dans la plus pure tradition européenne.

"LA PASSION D'AUGUSTINE"

À l’ouest de Joliette et au nord de Mascouche, la municipalité régionale de Montcalm regroupe des villages et petites villes de la campagne agricole jusqu’aux zones forestières de villégiature plus au nord.

Sainte-Julienne, la principale ville de Montcalm, abrite une destination gaie très appréciée au nord de Montréal, le Domaine la Fierté, un centre de villégiature exclusivement réservé aux hommes gais, et unique en son genre au Québec où la naturisme est permis presque partout durant la belle saison. Le Domaine avec ses 250 acres de terrain boisé, ses dunes de sable, ses deux lacs et ses sentiers pédestres qui mènent à la rivière Ouareau et aux chutes Dorwin, comprend quelques 130 sites de roulottes avec services, des emplacements pour roulottes de parc et près de 200 sites pour tentes. Que ce soit pour une visite d'une journée, pour un court séjour en tente ou en roulotte, ou pour y résider en permanence, le Domaine la Fierté est un endroit pour relaxer, s'amuser entre amis et profiter de la nature. L’été, c’est un véritable village gai qui plante sa tente au beau milieu de Lanaudière.

Quand vous vous baladez dans Montcalm, il ne faut pas vous surprendre si le drapeau tricolore étoilé acadien y côtoie le fleurdelisé québécois dans plusieurs villages. Vous êtes ici dans la Nouvelle Acadie colonisée à partir de 1766 par des déportés acadiens revenus du Massachusetts et du Connecticut où ils avaient été éparpillés en 1755. Les Sulpiciens, seigneurs de Saint-Sulpice, les installent alors plus haut dans la vallée de la rivière à laquelle il donne le nom de L’Assomption, fête religieuse qui tient lieu de fête nationale des Acadiens le 15 août. C’est en 1772 que l’on commence à nommer Nouvelle Acadie le territoire en voie de défrichement qui faisait partie de Saint-Pierre-du-Portage. Le village de Saint-Jacques est fondé en 1774.

De cet arbre pousseront des rameaux qui ont su, chacun à leur manière, façonner Lanaudière : Rawdon (1837), Sainte-Julienne (1849), Saint-Alexis (1852), Saint-Liguori (1852), une partie de L'Épiphanie (1854), Sainte-Marie-Salomé (1888) et une partie de Crabtree (1921). Le premier ministre Bernard Landry qui dirigeait le gouvernement du Québec lors de l’adoption en 2002 de la loi instituant l’union civile et les nouvelles règles de filiation homoparentales, est un de ces descendants acadiens, originaire de Saint-Jacques. Aujourd’hui encore, début août, le Festival acadien de la Nouvelle Acadie célèbre ce riche héritage.

Le village de Saint-Jacques est l'hôte des Fêtes gourmandes de Lanaudière depuis 2004 qui se déroulent juste avant la Fête nationale des Acadiens. On peut alors y déguster les meilleurs produits du terroir lanaudois.

En 2014, c’est au couvent des sœurs de Ste-Anne à Saint-Jacques que Léa Pool a tourné son film La passion d'Augustine consacré meilleur film de l’année au Gala du cinéma québécois.

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Berthierville à l’est complètement de la région de Lanaudière est le seul point entre Montréal et Trois-Rivières où on peut traverser le Saint-Laurent et gagner la Montérégie en transitant par traversier du village de St-Ignace-de-Loyola vers Sorel-Tracy. Comme pour Sorel-Tracy, le nom de la ville rappelle la mémoire d’un des commandants du Régiment de Carignan-Salières venu en Nouvelle-France en 1665 pour combattre les nations iroquoises alliées des colonies anglaises. Le huguenot Isaac Berthier y prit le nom d’Alexandre Berthier en se convertissant au catholicisme de façon à pouvoir rester dans la colonie où les protestants étaient interdits d’émigration. Après la guerre contre les Iroquois, il se vit concéder deux seigneuries, l’une dans Lanaudière, l’autre du côté de Bellechasse où on trouve encore aujourd’hui le village de Berthier-sur-mer. Sous le régime anglais, James Cuthbert et ses descendants reprendront la seigneurie de Berthier.

Ce riche passé se retrouve dans les maisons opulentes des rues Frontenac et Montcalm ainsi que sur l’ancienne place du marché. Lors de votre passage, il faut visiter la Chapelle des Cuthbert, un bâtiment patrimonial de la dernière famille de seigneurs des lieux. La descente de bateau très populaire donne accès au Saint-Laurent, aux îles de Berthier et au lac Saint-Pierre. À Berthierville, les fans de course automobile quant à eux voudront visiter le musée Gilles-Villeneuve consacré au célèbre pilote québécois de formule 1 décédé tragiquement au volant de sa Ferrari en 1982.

Si Berthierville a pris le nom de son premier seigneur, la municipalité régionale d’Autray dont elle est le chef-lieu porte celui du premier seigneur de Lanaudière, Jean Bourdon D’Autray. Les vieux villages de cette municipalité régionale qui longent la Saint-Laurent se visitent facilement à vélo en empruntant l’historique Chemin du Roy.Gilles Villeneuve

En visite dans D’Autray, les amateurs d’agrotourisme voudront faire un tour du côté de La Courgerie à Sainte-Élisabeth. Produisant des centaines de variétés de courges et autres cucurbitacées de toutes couleurs et de tous formats, les artisans de La Courgerie ont opté pour la cuisine afin de partager leur passion pour leur agriculture. Ces jardiniers gourmands proposent des créations surprenantes, savoureuses et uniques grâce aux parfums particuliers des récoltes de la ferme. De septembre à décembre, à la boutique sur la ferme, vous trouverez de charmants produits régionaux pour compléter vos recettes de saison.

Tout au nord, aux portes de la forêt profonde, Mandeville demeure une porte d’entrée de la réserve faunique Mastigouche. C’est dans cet ancien village forestier qu’on a tourné il y a quelques années, le film Un homme et son péché. Découvrez le nouveau parc régional des chutes du Calvaire ou faites le tour à vélo du lac Maskinongé, par le chemin Lafrenière qui rejoint la route 347. Après, vous aurez bien mérité de vous faire traiter aux petits oignons au Spa Natur’Eau.

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Joliette compte plusieurs tables homosympas. Au cœur du boulevard Manseau, les amateurs de café voudront faire un tour à la Brûlerie du Roy qui offre non seulement du café et des gâteaux et pâtisseries, mais aussi des repas légers. Avec ses cafés du monde entier, des catés équitables, tous torréfiés sur place, sa bouffe santé, cette brûlerie est une coche au-dessus de ce qu’offrent habituellement ces commerces. Vous y trouverez plusieurs choix de déjeuner et de repas légers. La pomme au four vaut le détour. Une autre succursale de la Brûlerie a pignon sur rue à L’Assomption au cœur du quartier des Arts.

À deux pas, la brasserie artisanale Albion dans une solide maison de campagne sert des bières brassées sur place d’inspiration britanniques, le tout dans une ambiance chaleureuse et décontractée. Des repas légers sont maintenant offerts à un excellent rapport qualité/prix.

Un peu plus loin, Le Bercail est un restaurant gastronomique installé dans un ancien bâtiment monumental avec d’imposantes colonnes blanches. Les classiques de la cuisine française sont ici revisités à travers le menu qui se veut évolutif au fil des saisons. C’est donc avec des produits du terroir, des produits frais et de grande qualité que les plats sont préparés. Ces trois restos du boulevard Manseau disposent durant la belle saison de terrasses fleuries fort agréables où on peut s’affaler pour voir le tout-Joliette passer.

À un coin de rue, sur Notre-Dame, Le Lapin qui tousse est un restaurant urbain offrant un compromis entre le bistro et la cuisine française gastronomique. Les abats, le foie de veau, les poissons et les fruits de mer sont toujours parfaitement apprêtés et font d’ailleurs la renommée de l’établissement. L’atmosphère est chaleureuse pour un repas en tête à tête.

À la Trattoria Gusto sur Saint-Paul, vous aurez le bonheur de déguster de vrais plats traditionnels italiens des plus populaires, du jarret d’agneau braisé au four au poulet farci sans oublier toutes les pâtes classiques.

Pour les amateurs d’agrotourisme, Joliette se trouve au beau milieu d’un riche terroir agricole. Autrefois la capitale québécoise de la culture du tabac, depuis le déclin de cette production, les cultures se sont diversifiées. On trouve à proximité tout type de produits du terroir. À Saint-Esprit, dans Montcalm, le restaurant La Boustifaille s’inspire et privilégie les produits du terroir lanaudois en misant sur la fraîcheur des produits saisonniers afin de vous en faire goûter toutes les saveurs. Les amateurs de viande lorgneront du côté de la Boucherie Morin à Saint-Liguori qui offre des viandes de bœuf élevé sans hormones ni antibiotiques. À Ste-Mélanie, Miel de Chez-nous vous propose des miels d'une qualité supérieure et ses produits transformés comme le caramel à la fleur de sel et le miel aux framboises raviront vos papilles : difficile pour les becs sucrés d’y résister.

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